Ligne d’écoute : décrocher ne devrait jamais être un acte de courage

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Imaginez la scène. Un soir, la pression d’une semaine de trop, un conflit qui ne passe pas, un mal-être qu’on n’arrive plus à porter seul. Et ce numéro, quelque part — la ligne d’écoute et d’accompagnement psychologique de VNF, en place depuis 2018. Encore faut-il savoir qu’elle existe. Encore faut-il oser composer le numéro. Le 18 juin, la CFDT-VNF a voulu regarder ce dispositif en face.
Les chiffres 2025
82 appels au niveau national, en majorité entrants, pour un taux de 1,55 % — « dans la norme » selon le prestataire (qui situe la référence entre 1 % et 3 %).
Les motifs :

Des difficultés personnelles,

L’organisation du travail, les conditions de travail, les changements,

Des difficultés relationnelles.
Bonne avancée : un avenant a porté de 5 à 10 le nombre maximal d’appels par situation, pour que l’accompagnement ne s’arrête pas net après cinq échanges.
« Normal » ne veut pas dire « suffisant »
Voilà le cœur de la position de la CFDT-VNF. Un taux dans la moyenne ne prouve pas que le dispositif est connu, ni qu’il est utile. Au regard des remontées de terrain — préoccupantes —, nous nous interrogeons : combien de collègues savent vraiment que cette ligne existe ? Et surtout, que sont devenues les personnes qui ont appelé ? Ont-elles trouvé une issue ou se sont-elles heurtées à un mur après l’écoute ?
Compter ne suffit pas, il faut évaluer
La CFDT-VNF demande d’aller au-delà du nombre d’appels :

Combien de situations difficiles repérées,

Combien réellement accompagnées,

Les orientations proposées ont-elles concrètement amélioré les choses ?
Nous proposons un suivi « à froid », avec l’accord des personnes, pour vérifier si l’aide a porté ses fruits. Nous demandons aussi une analyse plus fine, par direction territoriale voire par catégorie d’emploi, pour repérer les secteurs les plus exposés — sachant que la provenance des appels n’a pas été renseignée pour près de la moitié d’entre eux.

Anonymat préservé, lucidité maintenue
L’anonymat est sacré et la CFDT-VNF y tient.
Mais il ne doit pas empêcher toute analyse utile. Comme pour le baromètre social, qui recueille des informations tout en protégeant les répondants, nous proposons d’y intégrer des questions sur la connaissance, l’utilisation et l’utilité de la ligne d’écoute.
Le sujet qui ne peut plus rester un chiffre : le harcèlement
Parmi les motifs, les difficultés relationnelles, les conflits et les ressentis de harcèlement occupent une place trop importante pour s’en tenir à un constat statistique. La CFDT-VNF demande que le harcèlement moral et le harcèlement sexuel soient distingués dans les futurs bilans : ces situations ne sont pas de même nature et appellent des analyses spécifiques. Et que ces signaux nourrissent enfin une vraie prévention des risques psychosociaux.

Pour la CFDT-VNF, la ligne d’écoute ne doit pas être seulement une oreille individuelle : c’est aussi un indicateur collectif pour identifier ce qui ne va pas et agir sur les causes. Décrocher ne devrait jamais être un acte de courage isolé. C’est tout un collectif qui doit faire en sorte que personne ne reste sans solution.
Si vous traversez une période difficile, n’attendez pas : la ligne d’écoute existe, elle est confidentielle et vos représentants CFDT-VNF sont là aussi pour vous orienter.
Ligne d’écoute :
VOTRE NUMÉRO VERT : 0805 230 135
MOT DE PASSE ENTREPRISE : Vo-2018
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Compléments annuels : Reconnaître mieux, oui ; reconnaître moins, non
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Formation : Compter les stagiaires ne suffit pas à former les personnels
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CAP, CCP : même réduites, les garanties collectives restent indispensables
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Déplacements professionnels : Les agents ne roulent pas pour le plaisir
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