MODERNISATION DE VNF : ACTE II – 20 filières métiers sous pression

Retrouvez l’intégralité de la newsletter :
Deuxième volet de la modernisation : la refonte de 20 filières métiers à travers des “cahiers de filières”, censés permettre de spécialiser les personnels sans imposer de mobilités géographiques. Sur le papier, l’idée pourrait sembler intéressante : clarifier les contours des métiers, mieux identifier les compétences, donner de la lisibilité aux parcours.
Dans la réalité, telle que nous la voyez remonter du terrain, le processus est trop précipité, trop centralisé, et trop peu concerté.

Des constats lourds : manque de transparence et risque de perte de polyvalence
Les retours que nous recevons convergent.

Manque de transparence et de réel dialogue dans certains groupes.

Réunions verrouillées par la hiérarchie, où l’on discute plus de ce qui semble déjà décidé que des besoins du terrain.

Risque de perdre la polyvalence qui fait la force de nombreux métiers, au profit de spécialisations étroites qui fragilisent les équipes.
Le tout dans un calendrier intenable : les travaux sur les cahiers de filières avancent en ordre dispersé, avec cinq réunions prévues par filière, en pleine fin d’année, alors que l’Acte I occupe déjà largement les esprits. Les services de terrain ne sont pas suffisamment représentés, et les “ambassadeurs” disposent de trop peu de temps entre deux réunions pour consulter leurs collègues, recueillir leurs remarques et les faire remonter.
Ce rythme imposé renforce l’impression d’un projet déjà cadré par la Direction, où la consultation sert parfois plus à valider qu’à construire.

Ce que la CFDT-VNF a obtenu pour desserrer l’étau
Malgré ce contexte, la CFDT-VNF n’est pas restée spectatrice. Nous avons obtenu plusieurs avancées qui doivent maintenant se traduire concrètement :
• Les groupes de travail sont élargis à 20 personnes, au lieu de la dizaine initialement proposée. Cela permet d’ouvrir davantage la parole, même si la bataille n’est pas gagnée partout.
• Les travaux issus des cahiers de filières devront être présentés en CSA central, et pas seulement circuler en cercle fermé.
• Les relevés de décisions seront diffusés à l’ensemble des agents de chaque filière, pour remettre un peu de transparence et permettre à chacun de mesurer ce qui est discuté en son nom.
• Un espace intranet dédié doit regrouper FAQ, documents et suivi des travaux, avec un engagement écrit de transparence sur la circulation de l’information.
Enfin, la Direction a accepté la possibilité de décaler le calendrier à février-mars 2026 pour certaines filières, reconnaissant implicitement que le tempo initial était intenable.
Remontées du terrain : quand les questions des agents s’invitent à la table
En préparation de la réunion du 6 octobre consacrée à l’Acte II, la CFDT-VNF a compilé et transmis à la Direction un ensemble de questions écrites issues directement de vos retours : interrogations sur le calendrier, inquiétudes sur l’organisation des filières métiers, demandes de garanties sur l’accompagnement des personnels concernés.
La Direction a répondu, en exposant ses grandes orientations et la “méthode” envisagée pour la suite. Certains éléments se veulent rassurants, mais nous restons lucides : ce n’est pas parce qu’une réponse est posée sur le papier que le problème est réglé.
Notre ligne est simple : nous resterons pleinement mobilisés pour que chacun trouve sa place dans les futures filières, sans perte de sens, sans perte de compétences, sans perte de rémunération, et dans le respect des principes négociés dans l’Acte I et inscrits dans le pacte social.
Encadrer les mobilités fonctionnelles : un accord-cadre exigé
L’Acte II ne générera peut-être pas de mobilités géographiques imposées, mais il produira des mobilités fonctionnelles bien réelles : changement de tâches, évolution de contenu de poste, repositionnements dans les filières.
Pour nous, il est hors de question que ces mouvements se fassent au fil de l’eau, au bon vouloir des hiérarchies locales. C’est pourquoi la CFDT-VNF a demandé la négociation d’un accord-cadre spécifique à l’Acte II, sur le modèle de ce qui se fait pour l’Acte I.

Nous y défendons des points très concrets :

Un droit de remord, pour revenir sur une mobilité qui s’avérerait insatisfaisante ;

Un reclassement prioritaire, avec possibilité de créer des postes en sureffectif le temps de trouver des solutions pérennes ;

Une véritable valorisation et un accompagnement structuré des mobilités fonctionnelles.
Cet accord devra formaliser les garanties obtenues et encadrer les évolutions à venir. Là encore, vos contributions sont essentielles : en nous faisant remonter vos attentes et vos propositions, vous nourrissez directement la négociation.
-
Compléments annuels : Reconnaître mieux, oui ; reconnaître moins, non
-
Formation : Compter les stagiaires ne suffit pas à former les personnels
-
CAP, CCP : même réduites, les garanties collectives restent indispensables
-
Déplacements professionnels : Les agents ne roulent pas pour le plaisir
-
Management à VNF : Des repères, c’est bien ; des moyens, c’est mieux
-
Télétravail, cycles, semaine en quatre jours : les droits ne doivent pas dépendre du territoire
-
Pouvoir d’achat : à force d’attendre, ce sont les personnels qui paient
-
Filiales portuaires : une stratégie ambitieuse ne peut pas reposer sur des personnels invisibilisés.
-
Intéressement public : 366 euros brut en moyenne, et maintenant il faut sécuriser le dispositif
-
Prime OPA : quand le plafond reste bloqué, les compensations doivent monter

-
Compléments annuels : Reconnaître mieux, oui ; reconnaître moins, non
-
Formation : Compter les stagiaires ne suffit pas à former les personnels
-
CAP, CCP : même réduites, les garanties collectives restent indispensables
-
Déplacements professionnels : Les agents ne roulent pas pour le plaisir
-
Management à VNF : Des repères, c’est bien ; des moyens, c’est mieux
-
Télétravail, cycles, semaine en quatre jours : les droits ne doivent pas dépendre du territoire
-
Pouvoir d’achat : à force d’attendre, ce sont les personnels qui paient
-
Filiales portuaires : une stratégie ambitieuse ne peut pas reposer sur des personnels invisibilisés.
-
Intéressement public : 366 euros brut en moyenne, et maintenant il faut sécuriser le dispositif
-
Prime OPA : quand le plafond reste bloqué, les compensations doivent monter
-
Projet de décision fixant les modalités des élections des représentants du personnel aux CSA de VNF
-
Cahiers de filières : la CFDT-VNF freine le passage en force

