Passer au contenu principal
NE LAISSEZ PAS LE HASARD DÉCIDER DE VOTRE AVENIR PROFESSIONNEL !
DEVENEZ LE 1ER DÉFENSEUR DE VOS DROITS !

Projet de décision fixant les modalités des élections des représentants du personnel aux CSA de VNF



Des effectifs arrêtés au 1er janvier 2026, malgré des évolutions déjà perceptibles

Le projet de décision a donc vocation à arrêter, pour le CSA central comme pour les CSA locaux, les effectifs de référence, la répartition femmes/hommes et le nombre de représentants titulaires et suppléants. Ces données sont établies sur la base des effectifs constatés au 1er janvier 2026, conformément aux textes réglementaires. La direction a précisé que les évolutions intervenues après cette date ne pouvaient pas être prises en compte dans le calcul officiel si celles-ci restent inférieures à 20% du corps électoral, même si elles peuvent entrainer des conséquences concrètes sur l’organisation future des instances.


Le CSA “Siège” devient “Directions nationales” : un changement d’intitulé qui n’est pas neutre

Dans ce cadre, la direction a également expliqué l’évolution de l’appellation du CSA local “Siège”, qui deviendrait désormais le CSA local “Directions nationales”. Cette évolution traduit la volonté de VNF de rattacher certaines missions, certains services ou certaines fonctions au niveau de directions nationales, et non plus uniquement à une logique territoriale.

Des personnels rattachés nationalement, mais toujours présents en région

Pour autant, cette réorganisation administrative ne signifie pas nécessairement que les personnels concernés seront physiquement regroupés sur un même site. Une partie d’entre eux restera affectée en région, avec des réalités de travail, de déplacement et d’organisation quotidienne très différentes.

Béthune, Paris, alternance : une question concrète qui pèse déjà sur les candidatures

Jusqu’à présent, le CSA local “Siège” était clairement identifié à Béthune. Les réunions de l’instance se tenaient donc dans un cadre connu, avec des élus majoritairement basés sur place ou à proximité. Cette organisation limitait les déplacements, réduisait la fatigue liée aux trajets et facilitait l’engagement syndical des personnels concernés.

Avec le passage à un CSA local “Directions nationales”, la situation devient moins lisible. La question se pose désormais de savoir où se tiendront, à terme, les réunions de cette instance : à Béthune, à Paris, en alternance entre plusieurs sites, ou selon une autre modalité à définir. Cette incertitude n’est pas neutre. Elle peut avoir un impact direct sur les candidatures, sur la capacité des personnels à s’engager dans un mandat et, plus largement, sur la qualité de la représentation du personnel.


Ne pas transformer le mandat en contrainte géographique


La CFDT-VNF a alerté la direction sur le risque de créer une instance dont le périmètre serait national, mais dont les conditions pratiques de fonctionnement pourraient décourager certains personnels de se porter candidats. Les personnels éloignés du futur lieu de réunion, ceux ayant des contraintes familiales, de santé, de transport ou d’organisation personnelle, pourraient renoncer à s’investir.

Un risque réel de représentation déséquilibrée

À terme, cette situation pourrait conduire à un déséquilibre de représentation, avec une instance composée principalement de personnels situés à proximité du lieu de réunion finalement retenu. Pour la CFDT-VNF, cet enjeu n’est donc pas seulement logistique. Il est aussi démocratique.

Pas de démocratie sociale sans accessibilité réelle des instances

Une instance représentative du personnel doit pouvoir être accessible à tous les personnels de son périmètre, y compris lorsque ceux-ci sont répartis sur plusieurs sites. Si les modalités de réunion génèrent trop de contraintes géographiques, elles peuvent créer une inégalité entre les personnels et fragiliser la participation syndicale.


Une solution pragmatique : partir de la réalité des élus issus du scrutin

Dans cet esprit, la CFDT-VNF a proposé une approche pragmatique : ne pas figer dès maintenant un lieu unique de réunion, mais attendre la fin des élections pour constater où seront effectivement positionnés les élus issus des candidatures. L’objectif serait ensuite d’organiser les réunions du CSA local “Directions nationales” de manière à générer le moins de contraintes géographiques possible pour les représentants du personnel. D’ailleurs c’est par la révision du règlement intérieur de l’instance qui a lieu à chaque mandature que les élus pourront définir l’organisation de l’instance.



Le changement de nom ne doit pas masquer les conditions réelles du mandat


Pour la CFDT-VNF, le changement d’appellation du CSA local “Siège” en CSA local “Directions nationales” ne doit pas se limiter à une évolution administrative. Il doit s’accompagner d’une réflexion concrète sur les conditions d’exercice du mandat.


Actualités
Les Eq’eaux