Don de jours : la CFDT-VNF obtient des avancées, mais refuse une solidarité à sens unique
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Des besoins qui augmentent, un dispositif qui devait évoluer
Le dossier du don de jours a de nouveau été abordé lors de ce CSA Central. Ce sujet prend une importance croissante avec la multiplication des situations de proches aidants, des accompagnements de fin de vie et, plus largement, des besoins sociaux qui nécessitent des réponses plus humaines et plus adaptées.
Dans ce contexte, la CFDT-VNF a porté plusieurs revendications précises. Nous avons demandé :

Une participation plus importante de l’employeur,

Une meilleure prise en compte des jours non consommés,

Davantage de souplesse sur les plafonds,

Une réponse spécifique pour les sapeurs-pompiers volontaires et les réservistes.
Notre ligne est claire : la solidarité entre collègues est essentielle, mais elle ne peut pas devenir le seul levier de prise en charge des situations difficiles.
Une revendication ancienne enfin reconnue
La principale avancée obtenue concerne la reprise des jours de congés annuels non pris. À partir de 2027, ces jours pourront être versés dans la banque de dons de jours, après examen des situations. Le dispositif doit également mieux couvrir certaines réalités jusque-là insuffisamment prises en compte, notamment celles liées aux proches aidants et à la fin de vie.
La Direction a par ailleurs pris l’engagement d’étudier l’intégration des JRTT non pris et jusqu’à présent perdus. Pour la CFDT-VNF, cette évolution va dans le bon sens. Elle répond enfin, au moins partiellement, à une revendication que nous portons depuis longtemps : permettre qu’une partie des jours non consommés puisse servir utilement à soutenir des collègues confrontés à des situations lourdes.

Des avancées, mais encore beaucoup de limites
Malgré cela, plusieurs de nos demandes n’ont pas été satisfaites ou arbitrées. L’employeur refuse toujours d’augmenter sa participation au dispositif. Les jours de récupération non pris ne sont pas intégrés à ce stade. Les plafonds restent restrictifs. L’arbitrage n’a pas été pris sur notre revendication demandant le renforcement des ASA pour les réservistes et/ou les sapeurs-pompiers volontaires à hauteur de 20 jours.
Ce refus ou ces absences de décisions confirment un déséquilibre que nous dénonçons depuis longtemps. La solidarité ne peut pas reposer presque exclusivement sur les personnels, pendant que l’employeur reste en retrait. Un dispositif juste suppose un engagement réel de l’établissement, et pas seulement un appel à la générosité des personnels.

La CFDT-VNF continuera de porter un dispositif plus juste
Nous prenons acte des avancées obtenues, car elles sont concrètes et utiles sans pour autant nous en contenter. La CFDT-VNF continuera de défendre un dispositif plus équilibré, plus souple et réellement soutenu par l’employeur.
Dans une période où les fragilités sociales, familiales et personnelles sont plus visibles, il est indispensable que les règles de solidarité évoluent. Pour nous, cette évolution ne doit pas seulement reposer sur de bonnes intentions. Elle doit se traduire par des droits effectifs, des moyens adaptés et une responsabilité pleinement assumée par l’établissement.
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