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Prévention : des ajouts actés, maintenant il faut des preuves

Bilan 2025 : 74,5 % de réalisation, et des actions qui disparaissent

Le bilan 2025 affiche un taux de réalisation de 74,5 %. La CFDT-VNF s’étonne surtout que certaines actions prévues mais non réalisées ne soient pas reconduites “en tant que telles” dans le programme 2026. Elle demande la réinscription de sujets très concrets :


Un point de transparence : où est passée la politique “patrimoine arboré” ?

La CFDT-VNF indique ne pas avoir retrouvé sur l’intranet la note de politique relative au patrimoine arboré et interroge sa diffusion. La Direction prend note et annonce des vérifications. Ce type de point illustre une difficulté plus large : une politique de prévention n’existe pas si l’information n’est pas accessible et réellement partagée.


Programme 2026 : des ajustements obtenus, des points de vigilance maintenus

Le programme 2026 comprend 20 actions structurées en six axes, dont :

  • la culture prévention,
  • l’intégration SST dans l’évolution des métiers,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Sur l’analyse des accidents, la CFDT-VNF conteste un objectif fixé à 30 analyses, qu’elle juge déconnecté du niveau d’accidentologie réel. La Direction ajuste la cible et retient un principe de 10 % des événements accidentels réellement constatés. La CFDT-VNF insiste aussi sur la mobilisation du siège pour accompagner les DT, notamment en cas d’événement grave, afin de garantir des analyses objectives et partagées : la Direction confirme que les ressources nationales pourront être mobilisées en tant que de besoin.


Risques hivernaux et secours : élargir la prévention au réel du terrain

La CFDT-VNF alerte sur des risques encore trop peu traités : neige et verglas aux abords des voies d’eau. Elle demande que ces risques soient pris en compte au même niveau que les dispositifs canicule et propose des mesures concrètes comme la généralisation d’équipements adaptés, dont les pneus hiver pour les véhicules de service. La Direction indique qu’un guide relatif aux risques hivernaux est en cours de finalisation et s’engage à réaliser un état des lieux des équipements existants.

La CFDT-VNF demande également une action sur les premiers secours aquatiques en milieu naturel, pour garantir un déploiement homogène dans toutes les directions.


Former, oui, mais sans épuiser les formateurs


Le programme prévoit aussi d’intégrer la SST au parcours socle de l’école du management et de structurer un réseau de formateurs internes (sécurité chantiers, accueil des nouveaux arrivants, gilet de sauvetage, signalisation temporaire). La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : ces formateurs occupent déjà un poste à temps plein. VNF doit donc anticiper l’impact sur la charge de travail, sinon la prévention se fera au détriment des collectifs.


Un vote favorable, parce que les amendements CFDT-VNF sont retenus

La Direction ayant retenu l’intégralité des amendements portés par la CFDT-VNF, celle-ci vote favorablement sur le PAPRiPACT 2026, position partagée par les autres organisations syndicales. Ce vote ne clôt pas le sujet : il ouvre une exigence de résultats, suivis et vérifiables.

Protéger les agents et simplifier le quotidien : deux urgences, un même devoir

Incivilités et agressions : les chemins de halage sont un lieu de travail


La CFDT-VNF rappelle un principe trop souvent minimisé : les chemins de halage sont d’abord un lieu de travail pour les agents de VNF. Le sujet n’est pas seulement celui du “confort” ou de l’image, mais bien celui de la sécurité au travail. La CFDT-VNF demande un renforcement de la communication sur les abords de la voie d’eau, et souhaite développer des conventions opérationnelles avec la police de l’eau ou la gendarmerie pour permettre des interventions effectives, y compris par des patrouilles ciblées.

La Direction indique qu’un échange sera organisé avec le chargé de mission sûreté-défense et qu’un recensement des zones sensibles a déjà été réalisé, avec des mesures de signalisation et de verbalisation. Pour la CFDT-VNF, la question reste celle de l’efficacité sur le terrain : une mesure n’existe pleinement que lorsqu’elle est visible, comprise et appliquée.


Signaler pour être protégé : Gasper doit devenir un réflexe et servir à agir

La CFDT-VNF demande une meilleure remontée des agressions et incivilités via l’outil Gasper. La Direction reconnaît la nécessité de renforcer les signalements et s’engage à recommuniquer. La CFDT-VNF sera vigilante sur un point : la remontée ne doit pas être un simple reporting. Elle doit déclencher des réponses, des mesures de prévention, et une protection effective des agents.



Numérique et IA : moderniser, oui, mais avec méthode et formation

La CFDT-VNF alerte sur le retard de l’établissement dans l’appropriation de l’intelligence artificielle et demande des formations par filière pour permettre un usage maîtrisé, accessible et réellement utile au travail quotidien. La Direction confirme qu’un plan de compétences dédié sera déployé.

Plus largement, la CFDT-VNF souligne l’hétérogénéité des outils numériques selon les territoires et appelle à des environnements réellement partagés. Elle demande aussi une amélioration significative du moteur de recherche de l’intranet, car l’accès à l’information conditionne la qualité du travail, la sécurité des décisions et la fluidité des organisations.

Un point de suivi annuel : la CFDT-VNF obtient un rendez-vous de vérité

La Direction propose d’inscrire un suivi annuel du plan en CSSCT centrale. Pour la CFDT-VNF, ce suivi est indispensable : il doit permettre de vérifier l’avancement réel, d’identifier ce qui bloque, et de corriger rapidement, plutôt que d’attendre un bilan tardif lorsque les situations se sont déjà dégradées.

PCC/CMI : l’harmonisation ne peut pas être optionnelle


La demande CFDT-VNF : définir ce qui est non négociable

La CFDT-VNF demande une clarification nationale de standards non négociables, notamment sur les cycles de travail, les effectifs de référence, les vestiaires, l’organisation cible et les prérequis bâtimentaires. Elle demande aussi qu’un point d’information national soit inscrit sur les évolutions des PCC et CMI, car ces changements ont un impact direct sur les collectifs et suscitent de fortes inquiétudes sur les moyens associés.


Ce que répond la Direction, et ce que la CFDT-VNF attend

La Direction indique qu’un retour d’expérience des PCC est prévu dans le plan d’action RPS, et prend note de la demande CFDT-VNF en annonçant un point en CSA Central. La CFDT-VNF considère que ce point devra répondre à une attente précise : il faudra des règles communes, des engagements opposables, et un calendrier. Sans cela, l’harmonisation restera un mot, tandis que les écarts continueront de s’installer.


Un signal local sans retour : l’exemple de Gambsheim

La CFDT-VNF rappelle qu’une visite du site de Gambsheim, réalisée avec le réseau des secrétaires de CSSCT locaux, a permis de signaler plusieurs alertes restées sans retour à ce jour. Pour la CFDT-VNF, l’absence de réponse n’est pas acceptable : une prévention crédible suppose des suites, des délais et des décisions tracées.

Plan d’actions RPS : sortir du document, entrer dans le concret

Un diagnostic clair : deux risques majeurs, déjà présents au quotidien


Le diagnostic RPS mené à l’échelle de l’établissement, selon la méthodologie INRS, confirme deux familles de risques particulièrement structurantes.

D’une part, l’insécurité de l’emploi et du travail, alimentée par les transformations et l’incertitude sur les trajectoires professionnelles.

D’autre part, l’intensité et la complexité du travail, marquées par des priorités changeantes, des urgences fréquentes et des ressources jugées insuffisantes.

Pour la CFDT-VNF, ces constats ne doivent pas rester une photographie : ils doivent guider des décisions concrètes sur l’organisation, les effectifs et les pratiques managériales.


Une méthode et une gouvernance… mais des angles morts à corriger

Le plan national a été construit à partir des plans locaux, avec des groupes de travail (dont un issu de la CSSCT centrale) et un pilotage associant plusieurs acteurs (DRHM, médecine coordonnatrice, service social, communication, cabinet d’appui). La CFDT-VNF a toutefois demandé des garanties sur la prise en compte des travaux antérieurs, notamment lorsqu’une direction a déjà fait l’objet d’analyses approfondies. Elle a insisté pour que l’expertise DEGEST, annexée au DUERP de la DTNE, soit explicitement intégrée pour ce qui relève des actions nationales qui avaient été ciblées et que la mutualisation de ses préconisations soit rendue lisible. La Direction confirme la prise en compte et propose de le préciser dans le préambule : c’est un point essentiel, car un plan RPS perd toute crédibilité s’il donne l’impression de “réinventer” sans capitaliser.


Le désaccord de fond : une consultation trop rapide

La CFDT-VNF a dénoncé une consultation jugée précipitée, et a demandé que le point soit requalifié en information afin de permettre une concertation réelle. En effet, le plan d’actions doit être un outil de prévention concret, partagé et durable, et pas un simple document de vitrine rédigé dans l’urgence. Même si la Direction a proposé d’échanger en séance et a pris en compte de nombreux amendements portés par la CFDT-VNF, la consultation a été reportée.

Une consultation électronique est envisagée, avec la possibilité d’une réunion en visioconférence si nécessaire. Pour la CFDT-VNF, ce report n’est pas un détail de procédure : c’est la condition pour obtenir un plan applicable, évalué et suivi.


Des exigences CFDT-VNF sur le contenu : des engagements mesurables, pas des intentions

La CFDT-VNF a porté une série de positions structurantes, qui traduisent une logique simple :

Loi spéciale : quand l’incertitude finit par se payer sur le terrain

Une visibilité qui manque, des équipes qui absorbent

La CFDT-VNF a alerté la Direction sur un point immédiat : l’absence de lisibilité sur le budget 2026 et sur les recrutements entraîne des retards et des gels de postes dans des équipes déjà fragilisées. Dans la réalité, ce type d’incertitude ne reste jamais “administratif”. Il se traduit par des missions maintenues, des priorités qui bougent et une charge de travail qui se reporte sur les personnels en poste.


La réponse de la Direction : remplacer, oui ; créer, plus difficilement

La Direction indique que, comme en 2025, la “loi spéciale” conduit à un pilotage budgétaire renforcé et à un fonctionnement sous contrainte, avec une durée incertaine. Elle précise que les recrutements destinés à remplacer les départs se poursuivent, sans impact sur le plafond d’emplois, et que des intégrations prévues en février/mars sont maintenues sous réserve d’arbitrages en lien avec le contrôleur budgétaire.

En revanche, elle explique que toute création nette de poste devient plus complexe, car elle implique une compensation par une suppression équivalente ou un décalage des arrivées.


Le point d’alerte CFDT-VNF : des créations “au cas par cas” qui interrogent

La CFDT-VNF relève une contradiction majeure : alors que les travaux sur les cahiers de filière ne sont pas stabilisés et que le contexte est contraint, des créations de postes de direction (modernisation, préfiguration) pourraient être décidées au cas par cas, dans certaines directions territoriales ou au siège. Pour la CFDT-VNF, l’enjeu prioritaire reste de pourvoir les postes vacants, notamment opérationnels et techniques, et de limiter l’empilement hiérarchique. Une modernisation crédible ne peut pas reposer sur davantage de strates, quand le terrain manque de bras.

MODERNISATION DE VNF : Des garanties arrachées, un chantier sous surveillance

Un projet XXL lancé au pas de charge


La Direction de VNF a lancé un projet de modernisation d’une ampleur inédite : réorganisation territoriale, refonte massive des filières métiers, centralisation accrue de missions au siège. En clair, c’est toute l’architecture de l’établissement qui est en train d’être redessinée.

Face à un calendrier imposé, à un dialogue social dégradé et à des impacts lourds pour les personnels comme pour le service public, la CFDT-VNF, aux côtés de FO-VNF, a choisi de ne pas faire semblant. Le CSA central du 25 septembre a été rompu, faute de discussion réelle. Cette rupture n’était pas un geste symbolique : elle a permis d’arracher deux réunions informelles les 3 et 6 octobre, où la Direction a enfin accepté de mettre des engagements sur la table, sur l’Acte I (réorganisation territoriale) comme sur l’Acte II (refonte des filières métiers).

MODERNISATION DE VNF : ACTE I – 155 sites dans le viseur : quand la modernisation menace le quotidien

La première brique de la modernisation, c’est la fermeture programmée de 155 sites – PCC, CMI, points d’appui – d’ici 2026, avec à la clé une centralisation du pilotage et des fonctions supports. Présentée comme un ajustement organisationnel, cette “rationalisation” aurait pu se traduire par des déménagements imposés, la perte de NAS, des temps de trajets explosifs et un découplage encore plus fort entre centres de décision et réalité du terrain.

Pour la CFDT-VNF, il était hors de question de laisser passer un tel projet sans garde-fous. L’objectif n’est pas de s’arc-bouter sur chaque site à tout prix, mais de refuser que la modernisation se fasse à coups de vies bousculées et de conditions de travail dégradées.

À force de pression et de travail de fond, la CFDT-VNF a obtenu des accords de principe qui changent la donne mais qui restent à contractualiser dans un accord.


Zéro mobilité imposée : de la promesse politique à l’accord AMG

Lors de la création de l’EPA, la CFDT-VNF avait déjà obtenu un engagement de principe : le Zéro Mobilité Géographique Imposée, renouvelé à chaque directeur général. Sur le papier, c’était un pilier du pacte social. Dans la pratique, des fermetures de sites ont commencé à se produire, avec des mobilités plus ou moins subies.

Face à cette réalité, nous avons cessé d’aligner les protestations de principe pour exiger un cadre négocié : c’est le sens des discussions autour de l’Accord Mobilité Géographique (AMG), nouveau nom du ZMGI. En attendant sa signature, les organisations syndicales ont obtenu, là aussi, un engagement politique : aucune fermeture de site ne sera réalisée.


Des missions révisées si les moyens ne suivent pas

Dans le contexte politique actuel, la CFDT-VNF ne se contente pas de discuter site par site. Devant les tutelles du conseil d’administration, nous avons demandé un calendrier actualisé en fonction des orientations réelles de l’établissement et une révision des missions de VNF dans le cas où les moyens – humains, techniques, budgétaires – ne seraient pas à la hauteur des ambitions affichées dans le COP.

En clair : si les moyens ne suivent pas, il faudra avoir le courage de dire ce que VNF peut encore faire… et ce qu’il ne peut plus assurer correctement.


MODERNISATION DE VNF : ACTE II – 20 filières métiers sous pression

Deuxième volet de la modernisation : la refonte de 20 filières métiers à travers des “cahiers de filières”, censés permettre de spécialiser les personnels sans imposer de mobilités géographiques. Sur le papier, l’idée pourrait sembler intéressante : clarifier les contours des métiers, mieux identifier les compétences, donner de la lisibilité aux parcours.

Dans la réalité, telle que nous la voyez remonter du terrain, le processus est trop précipité, trop centralisé, et trop peu concerté.

Les retours que nous recevons convergent.

Le tout dans un calendrier intenable : les travaux sur les cahiers de filières avancent en ordre dispersé, avec cinq réunions prévues par filière, en pleine fin d’année, alors que l’Acte I occupe déjà largement les esprits. Les services de terrain ne sont pas suffisamment représentés, et les “ambassadeurs” disposent de trop peu de temps entre deux réunions pour consulter leurs collègues, recueillir leurs remarques et les faire remonter.

Ce rythme imposé renforce l’impression d’un projet déjà cadré par la Direction, où la consultation sert parfois plus à valider qu’à construire.


Remontées du terrain : quand les questions des agents s’invitent à la table

En préparation de la réunion du 6 octobre consacrée à l’Acte II, la CFDT-VNF a compilé et transmis à la Direction un ensemble de questions écrites issues directement de vos retours : interrogations sur le calendrier, inquiétudes sur l’organisation des filières métiers, demandes de garanties sur l’accompagnement des personnels concernés.

La Direction a répondu, en exposant ses grandes orientations et la “méthode” envisagée pour la suite. Certains éléments se veulent rassurants, mais nous restons lucides : ce n’est pas parce qu’une réponse est posée sur le papier que le problème est réglé.

Notre ligne est simple : nous resterons pleinement mobilisés pour que chacun trouve sa place dans les futures filières, sans perte de sens, sans perte de compétences, sans perte de rémunération, et dans le respect des principes négociés dans l’Acte I et inscrits dans le pacte social.


Encadrer les mobilités fonctionnelles : un accord-cadre exigé

L’Acte II ne générera peut-être pas de mobilités géographiques imposées, mais il produira des mobilités fonctionnelles bien réelles : changement de tâches, évolution de contenu de poste, repositionnements dans les filières.

Pour nous, il est hors de question que ces mouvements se fassent au fil de l’eau, au bon vouloir des hiérarchies locales. C’est pourquoi la CFDT-VNF a demandé la négociation d’un accord-cadre spécifique à l’Acte II, sur le modèle de ce qui se fait pour l’Acte I.

Cet accord devra formaliser les garanties obtenues et encadrer les évolutions à venir. Là encore, vos contributions sont essentielles : en nous faisant remonter vos attentes et vos propositions, vous nourrissez directement la négociation.


MODERNISATION DE VNF : Quand le siège grossit et que les DT s’allègent


Un autre volet de la modernisation se joue plus discrètement : la centralisation progressive de nombreuses missions au siège. Depuis plusieurs années, des directions nationales comme la DRHM, la DSIN ou la DIMOA récupèrent des fonctions auparavant exercées en directions territoriales.

Résultat : des personnels affectés en DT mais rattachés à ces directions nationales viennent gonfler les effectifs du siège, d’environ 200 ETP déjà. Avec l’Acte II, ce mouvement pourrait se poursuivre, jusqu’à ajouter près de 200 personnes supplémentaires au siège.

Ce n’est pas qu’un jeu d’écriture. Cela a des effets sur le budget, sur les taux de promotion, et surtout sur la représentativité dans les instances locales. Les CSAS et CSSCT des DT risquent d’être affaiblis, alors même que ce sont eux qui connaissent le mieux les organisations et les conditions de travail sur le terrain.


Représentativité et élections 2026 : la CFDT met le sujet sur la table

La CFDT-VNF a déjà interrogé la Direction sur ce glissement silencieux. Nous avons demandé une analyse juridique précise de l’impact de la création et de l’extension des directions nationales sur les instances représentatives du personnel.

Avec les élections professionnelles prévues fin 2026, la question du corps électoral devient urgente : qui vote où ? Qui est représenté par quelle instance ? Comment garantir que les agents rattachés fonctionnellement à des directions nationales mais travaillant au quotidien en DT ne disparaissent pas des radars locaux ?

Pour nous, la modernisation ne doit pas servir de prétexte à affaiblir la voix des territoires.


Moderniser VNF, oui. Sur le dos des personnels, non.

Au terme de ces premières séquences, un constat s’impose : grâce à la mobilisation syndicale et aux remontées du terrain, des engagements sur des garanties importantes ont été obtenues. Mais rien n’est gravé dans le marbre.

La modernisation de VNF peut être l’occasion de clarifier des organisations, de mettre enfin des moyens sur des fonctions clés, de sécuriser des parcours. Elle peut aussi, si on la laisse filer seule, se transforme en machine à éloigner les décisions du terrain, à fragiliser les équipes, à dévitaliser des métiers.

La CFDT-VNF restera donc là où elle doit être : à vos côtés, dans les groupes de travail, dans les instances, devant les tutelles. Pour rappeler, à chaque étape, que derrière les cartes des réorganisations, il y a des agents, des équipes, des services rendus au public. Et que la modernisation d’un établissement public ne se juge pas à la beauté des organigrammes, mais à la façon dont elle respecte celles et ceux qui le font vivre.

Flash Info : Enfin ! L’intéressement pour les agents publics de VNF devient réalité !

Grâce à une mobilisation constante et déterminée, la CFDT-VNF obtient une avancée historique : les agents de statut public de Voies navigables de France bénéficieront désormais, au même titre que leurs collègues de droit privé, d’une prime d’intéressement à la performance collective.

Cette reconnaissance tant attendue est actée à travers :

  • Un projet de décret intégrant VNF au dispositif d’intéressement prévu dans les administrations de l’État (décret du 29 août 2011)
  • Un projet d’arrêté en fixant les modalités précises d’application pour les agents de droit public

Le dispositif s’appliquera pour les années 2026, 2027 et 2028 (calcul de son montant basé sur les résultats d’indicateurs des années civiles précédentes)

Montant maximal annuel : 400 €, calculé selon l’atteinte d’indicateurs, couvrant notamment :

  • Les recettes domaniales
  • L’exécution des budgets d’investissement (modernisation et hors modernisation)
  • Le taux d’accès à la formation
  • La sécurité au travail
  • La disponibilité du réseau
  • La régénération des ouvrages
  • Le recrutement en apprentissage

La CFDT-VNF n’a jamais rien lâché, exigeant l’équité de traitement entre les personnels de droit public et privé. Ce résultat est le fruit d’un travail de fond, de négociations constantes et d’une vision syndicale tournée vers la justice et la reconnaissance.

Ce dispositif devrait désormais se concrétiser rapidement par une publication officielle (JO), un suivi rigoureux de sa mise en œuvre et une transparence totale sur les résultats et les modalités de calcul du montant servi.

La CFDT-VNF restera pleinement mobilisée pour veiller à une application équitable et au bénéfice de tous les agents.