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Communication : stratégie ambitieuse, moyens contraints :  La CFDT-VNF demande des comptes

À la demande de la CFDT-VNF, la Direction présente en CSA central sa stratégie de communication, portée par une directrice arrivée en mai 2025. L’ambition est assumée : être plus proactif, multiplier les opportunités de prise de parole et de mener un travail de conviction et d’influence.

Mais la CFDT-VNF pose une question de cohérence : comment tenir une stratégie renforcée avec une baisse de budget de 40% ?


Le contexte : réputation, climat, vétusté… et transformations internes


La Direction décrit un environnement à forts enjeux médiatiques (vétusté du réseau, sécheresses/crues, critiques publiques) et une nécessité d’accompagner les personnels dans les transformations. La stratégie vise l’externe (notoriété, crédibilité) et l’interne (cohésion, marque employeur, recrutement/fidélisation), avec une organisation en filière communication et l’idée d’“agents ambassadeurs”.


La question CFDT-VNF : la parole de VNF est-elle menacée ?

La CFDT-VNF interroge l’impact concret d’une circulaire du Premier ministre sur la prise de parole des préfets, craignant une restriction implicite de la parole de l’établissement. La Direction répond que cette circulaire ne s’applique pas à VNF à ce stade, le préfet n’étant pas délégué territorial de l’établissement, et que les prises de parole se font comme auparavant en coordination avec les autorités préfectorales.


–40% de budget : le risque de faire “plus” avec “moins”… et de le payer en charge de travail

La CFDT-VNF alerte : une baisse de 40% n’est pas neutre, surtout dans un établissement exposé et en transformation. Nous demandons que les arbitrages soient explicités (quelles actions réduites, transformées, renoncées ?) et refusons que la variable d’ajustement soit l’intensification du travail des équipes déjà contraintes. Elle demande un point spécifique en CSA pour mesurer l’impact sur les missions et les conditions de travail, et s’inquiète d’une pérennisation de la baisse au-delà de 2026 si aucune alerte ne remonte aux tutelles..


La Direction reconnaît qu’il y aura des arbitrages, davantage de production interne et un bilan pour identifier les ajustements nécessaires. La stratégie doit rester cohérente avec les moyens humains et financiers. La CFDT-VNF continuera de demander des éléments concrets : périmètre d’actions, priorités, charge de travail avec un budget en cohérence et suivi en instance.

Baromètre social 2026 : la CFDT-VNF veut des questions justes… et des suites visibles

La Direction annonce un baromètre social en 2026 pour “objectiver” le ressenti des personnels, dans un contexte de transformations importantes (actes I et II, projets structurants, évolutions des métiers et des modes de travail). L’intention peut être utile. La CFDT-VNF fait un lien de cause à effet: Si ces enquêtes ne servent pas concrètement à améliorer réellement le quotidien et les conditions de travail des personnels, ils n’y répondent pas. Cette évidence peut entre autres choses, expliquer le faible de taux de participation répétitif.


Ce que la Direction met sur la table : anonymat, RGPD, comparabilité


La Direction présente le baromètre comme un outil anonyme et sécurisé, conforme au RGPD, couvrant de nombreuses thématiques (travail au quotidien, conditions de travail, sens, compétences, reconnaissance, management, communication interne, compréhension des évolutions). Elle insiste sur la stabilité du questionnaire pour pouvoir comparer avec 2023 et rappelle qu’en 2023 le taux de réponse était d’environ 40%.


Un calendrier à retenir

Le calendrier prévisionnel prévoit des travaux jusqu’au printemps, une communication à partir d’avril, une période de consultation du 25 mai au 12 juin 2026, puis une analyse l’été et une restitution des résultats à la rentrée, notamment en CSA.


Le nœud du problème : “à quoi ça sert, concrètement ?”

La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : si certains personnels répondent peu, ce n’est pas seulement par crainte de s’exprimer, mais parce qu’ils ont le sentiment que cela ne change rien. Elle insiste aussi sur la difficulté à mobiliser les personnels de terrain sur des enquêtes dématérialisées, ce qui oblige à prévoir une information et un accompagnement spécifiques.


Des questions à actualiser, et des formulations neutres

La CFDT-VNF regrette que le questionnaire n’ait pas été présenté en amont :


Vos collègues CFDT-VNF proposent notamment des questions centrées sur l’entretien professionnel (fiche de poste à jour, échanges sur objectifs passés, définition concertée des objectifs, moyens réalistes). Nous demandons à recevoir le questionnaire avant diffusion et rappelons l’importance de formulations neutres. La Direction indique que les éléments seront transmis en amont, tout en précisant qu’il n’y a pas d’engagement à une discussion détaillée question par question en CSA.

Regroupement des agences comptables : oui au principe, non au passage en force

La Direction met en place, au 1er février 2026, une réorganisation du réseau comptable : l’agence comptable principale (ACP) et les agences comptables secondaires (ACS) sont regroupées et rattachées à la direction générale. La CFDT-VNF reconnaît l’intérêt du principe, mais refuse de valider une mise en œuvre trop rapide et insuffisamment sécurisée pour les personnels.


Ce qui change : rattachements revus


Aujourd’hui, l’ACP est implantée à Béthune (rattachée à la DJEF) et trois ACS existent (Paris, Nancy, Lyon avec une antenne à Nevers). Le projet regroupe ces entités avec un objectif affiché de cohérence hiérarchique et administrative :


Objectifs affichés : séparation ordonnateur/comptable et harmonisation RH

La Direction met en avant la séparation ordonnateur/comptable (sortie de l’ACP du rattachement à la DJEF) et l’harmonisation de la gestion RH (promotions, régimes indemnitaires, évolutions salariales via des enveloppes siège).

La CFDT-VNF partage l’idée qu’une organisation comptable plus lisible et une séparation clarifiée peuvent aller “dans le bon sens”, notamment au regard d’expériences passées.


Le vrai problème : un calendrier intenable et des impacts encore flous

La CFDT-VNF exprime de fortes réserves sur les conditions de mise en œuvre. Une consultation fin janvier pour une application au 1er février laisse trop peu de temps pour sécuriser les impacts concrets pour les personnels. Elle alerte aussi sur la fragilité du service de proximité du siège, déjà fortement sollicité  malgré plusieurs postes vacants, des absences et l’ajout des premières directions nationales. Elle alerte également sur l’absence de visibilité sur les renforts et moyens réellement mobilisés.


Carrières, promotions, égalité de traitement : des questions qui ne peuvent pas rester “en suspens”

De façon plus large, elle pointe des questions très opérationnelles sur la création des directions nationales :


Mobilité fonctionnelle : l’heure de vérité sur le calendrier et la consultation

Au CSA central du 22 janvier 2026, la Direction répond à la déclarationpréalable intersyndicale CFDT-VNF et FO en reconnaissant la fidélité du constat posé et l’importance du contexte pour le dialogue social.

Toutefois, la CFDT-VNF rappelle que le dialogue social ne se juge pas à la politesse des formules : il se juge à la capacité à tenir des engagements, à aligner les calendriers, et à consulter réellement les personnels quand ils sont directement concernés.


Ce que la Direction annonce : une “méthode” et une première réunion dédiée


Sur la mobilité fonctionnelle, la Direction indique qu’une première réunion dédiée sera organisée dans le cadre du dialogue social récurrent (réunions DRHM/DS). L’objectif annoncé est de dresser un état des lieux des dispositifs existants, qu’il s’agisse de l’accompagnement prévu dans le pacte social ou des mesures d’accompagnement financier, avant d’identifier des améliorations possibles avec les organisations syndicales.


Focus maintenance : un sujet “reporté” qui doit maintenant être traité

La Direction annonce aussi un focus spécifique sur la filière maintenance, qui n’avait pas pu être abordée lors d’une réunion précédente annulée. La CFDT-VNF considère que c’est indispensable : c’est précisément sur les métiers exposés et sous tension que l’on voit si l’accompagnement est réel, lisible et applicable sur le terrain.


Le point dur : l’alignement des calendriers (négociation vs réorganisations)

La Direction confirme avoir identifié le lien entre l’accord mobilité fonctionnelle, l’acte II et les réorganisations qui peuvent en découler. Elle indique qu’un échange spécifique sur le calendrier des réorganisations est prévu après la finalisation des cahiers de filière fin janvier, puis régulièrement dès février, avec un rendez-vous important au CSA de mars, avant une mise en œuvre qui pourrait débuter au printemps.

  • la culture prévention,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Le “revirement” sur le seuil des 4 agents : une fracture de confiance

Concernant l’acte I, la CFDT-VNF rappelle le malaise suscité par le revirement de la direction générale sur la remise en cause du seuil des “4 agents”, alors que ce principe avait été affirmé à plusieurs reprises, y compris par écrit dans des versions du projet d’accord. À ce stade, la CFDT-VNF indique ne pas disposer d’une explication satisfaisante sur les raisons de ce revirement.


Prévention : des ajouts actés, maintenant il faut des preuves

Bilan 2025 : 74,5 % de réalisation, et des actions qui disparaissent

Le bilan 2025 affiche un taux de réalisation de 74,5 %. La CFDT-VNF s’étonne surtout que certaines actions prévues mais non réalisées ne soient pas reconduites “en tant que telles” dans le programme 2026. Elle demande la réinscription de sujets très concrets :


Un point de transparence : où est passée la politique “patrimoine arboré” ?

La CFDT-VNF indique ne pas avoir retrouvé sur l’intranet la note de politique relative au patrimoine arboré et interroge sa diffusion. La Direction prend note et annonce des vérifications. Ce type de point illustre une difficulté plus large : une politique de prévention n’existe pas si l’information n’est pas accessible et réellement partagée.


Programme 2026 : des ajustements obtenus, des points de vigilance maintenus

Le programme 2026 comprend 20 actions structurées en six axes, dont :

  • la culture prévention,
  • l’intégration SST dans l’évolution des métiers,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Sur l’analyse des accidents, la CFDT-VNF conteste un objectif fixé à 30 analyses, qu’elle juge déconnecté du niveau d’accidentologie réel. La Direction ajuste la cible et retient un principe de 10 % des événements accidentels réellement constatés. La CFDT-VNF insiste aussi sur la mobilisation du siège pour accompagner les DT, notamment en cas d’événement grave, afin de garantir des analyses objectives et partagées : la Direction confirme que les ressources nationales pourront être mobilisées en tant que de besoin.


Risques hivernaux et secours : élargir la prévention au réel du terrain

La CFDT-VNF alerte sur des risques encore trop peu traités : neige et verglas aux abords des voies d’eau. Elle demande que ces risques soient pris en compte au même niveau que les dispositifs canicule et propose des mesures concrètes comme la généralisation d’équipements adaptés, dont les pneus hiver pour les véhicules de service. La Direction indique qu’un guide relatif aux risques hivernaux est en cours de finalisation et s’engage à réaliser un état des lieux des équipements existants.

La CFDT-VNF demande également une action sur les premiers secours aquatiques en milieu naturel, pour garantir un déploiement homogène dans toutes les directions.


Former, oui, mais sans épuiser les formateurs


Le programme prévoit aussi d’intégrer la SST au parcours socle de l’école du management et de structurer un réseau de formateurs internes (sécurité chantiers, accueil des nouveaux arrivants, gilet de sauvetage, signalisation temporaire). La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : ces formateurs occupent déjà un poste à temps plein. VNF doit donc anticiper l’impact sur la charge de travail, sinon la prévention se fera au détriment des collectifs.


Un vote favorable, parce que les amendements CFDT-VNF sont retenus

La Direction ayant retenu l’intégralité des amendements portés par la CFDT-VNF, celle-ci vote favorablement sur le PAPRiPACT 2026, position partagée par les autres organisations syndicales. Ce vote ne clôt pas le sujet : il ouvre une exigence de résultats, suivis et vérifiables.

Protéger les agents et simplifier le quotidien : deux urgences, un même devoir

Incivilités et agressions : les chemins de halage sont un lieu de travail


La CFDT-VNF rappelle un principe trop souvent minimisé : les chemins de halage sont d’abord un lieu de travail pour les agents de VNF. Le sujet n’est pas seulement celui du “confort” ou de l’image, mais bien celui de la sécurité au travail. La CFDT-VNF demande un renforcement de la communication sur les abords de la voie d’eau, et souhaite développer des conventions opérationnelles avec la police de l’eau ou la gendarmerie pour permettre des interventions effectives, y compris par des patrouilles ciblées.

La Direction indique qu’un échange sera organisé avec le chargé de mission sûreté-défense et qu’un recensement des zones sensibles a déjà été réalisé, avec des mesures de signalisation et de verbalisation. Pour la CFDT-VNF, la question reste celle de l’efficacité sur le terrain : une mesure n’existe pleinement que lorsqu’elle est visible, comprise et appliquée.


Signaler pour être protégé : Gasper doit devenir un réflexe et servir à agir

La CFDT-VNF demande une meilleure remontée des agressions et incivilités via l’outil Gasper. La Direction reconnaît la nécessité de renforcer les signalements et s’engage à recommuniquer. La CFDT-VNF sera vigilante sur un point : la remontée ne doit pas être un simple reporting. Elle doit déclencher des réponses, des mesures de prévention, et une protection effective des agents.



Numérique et IA : moderniser, oui, mais avec méthode et formation

La CFDT-VNF alerte sur le retard de l’établissement dans l’appropriation de l’intelligence artificielle et demande des formations par filière pour permettre un usage maîtrisé, accessible et réellement utile au travail quotidien. La Direction confirme qu’un plan de compétences dédié sera déployé.

Plus largement, la CFDT-VNF souligne l’hétérogénéité des outils numériques selon les territoires et appelle à des environnements réellement partagés. Elle demande aussi une amélioration significative du moteur de recherche de l’intranet, car l’accès à l’information conditionne la qualité du travail, la sécurité des décisions et la fluidité des organisations.

Un point de suivi annuel : la CFDT-VNF obtient un rendez-vous de vérité

La Direction propose d’inscrire un suivi annuel du plan en CSSCT centrale. Pour la CFDT-VNF, ce suivi est indispensable : il doit permettre de vérifier l’avancement réel, d’identifier ce qui bloque, et de corriger rapidement, plutôt que d’attendre un bilan tardif lorsque les situations se sont déjà dégradées.

PCC/CMI : l’harmonisation ne peut pas être optionnelle


La demande CFDT-VNF : définir ce qui est non négociable

La CFDT-VNF demande une clarification nationale de standards non négociables, notamment sur les cycles de travail, les effectifs de référence, les vestiaires, l’organisation cible et les prérequis bâtimentaires. Elle demande aussi qu’un point d’information national soit inscrit sur les évolutions des PCC et CMI, car ces changements ont un impact direct sur les collectifs et suscitent de fortes inquiétudes sur les moyens associés.


Ce que répond la Direction, et ce que la CFDT-VNF attend

La Direction indique qu’un retour d’expérience des PCC est prévu dans le plan d’action RPS, et prend note de la demande CFDT-VNF en annonçant un point en CSA Central. La CFDT-VNF considère que ce point devra répondre à une attente précise : il faudra des règles communes, des engagements opposables, et un calendrier. Sans cela, l’harmonisation restera un mot, tandis que les écarts continueront de s’installer.


Un signal local sans retour : l’exemple de Gambsheim

La CFDT-VNF rappelle qu’une visite du site de Gambsheim, réalisée avec le réseau des secrétaires de CSSCT locaux, a permis de signaler plusieurs alertes restées sans retour à ce jour. Pour la CFDT-VNF, l’absence de réponse n’est pas acceptable : une prévention crédible suppose des suites, des délais et des décisions tracées.

Plan d’actions RPS : sortir du document, entrer dans le concret

Un diagnostic clair : deux risques majeurs, déjà présents au quotidien


Le diagnostic RPS mené à l’échelle de l’établissement, selon la méthodologie INRS, confirme deux familles de risques particulièrement structurantes.

D’une part, l’insécurité de l’emploi et du travail, alimentée par les transformations et l’incertitude sur les trajectoires professionnelles.

D’autre part, l’intensité et la complexité du travail, marquées par des priorités changeantes, des urgences fréquentes et des ressources jugées insuffisantes.

Pour la CFDT-VNF, ces constats ne doivent pas rester une photographie : ils doivent guider des décisions concrètes sur l’organisation, les effectifs et les pratiques managériales.


Une méthode et une gouvernance… mais des angles morts à corriger

Le plan national a été construit à partir des plans locaux, avec des groupes de travail (dont un issu de la CSSCT centrale) et un pilotage associant plusieurs acteurs (DRHM, médecine coordonnatrice, service social, communication, cabinet d’appui). La CFDT-VNF a toutefois demandé des garanties sur la prise en compte des travaux antérieurs, notamment lorsqu’une direction a déjà fait l’objet d’analyses approfondies. Elle a insisté pour que l’expertise DEGEST, annexée au DUERP de la DTNE, soit explicitement intégrée pour ce qui relève des actions nationales qui avaient été ciblées et que la mutualisation de ses préconisations soit rendue lisible. La Direction confirme la prise en compte et propose de le préciser dans le préambule : c’est un point essentiel, car un plan RPS perd toute crédibilité s’il donne l’impression de “réinventer” sans capitaliser.


Le désaccord de fond : une consultation trop rapide

La CFDT-VNF a dénoncé une consultation jugée précipitée, et a demandé que le point soit requalifié en information afin de permettre une concertation réelle. En effet, le plan d’actions doit être un outil de prévention concret, partagé et durable, et pas un simple document de vitrine rédigé dans l’urgence. Même si la Direction a proposé d’échanger en séance et a pris en compte de nombreux amendements portés par la CFDT-VNF, la consultation a été reportée.

Une consultation électronique est envisagée, avec la possibilité d’une réunion en visioconférence si nécessaire. Pour la CFDT-VNF, ce report n’est pas un détail de procédure : c’est la condition pour obtenir un plan applicable, évalué et suivi.


Des exigences CFDT-VNF sur le contenu : des engagements mesurables, pas des intentions

La CFDT-VNF a porté une série de positions structurantes, qui traduisent une logique simple :

Loi spéciale : quand l’incertitude finit par se payer sur le terrain

Une visibilité qui manque, des équipes qui absorbent

La CFDT-VNF a alerté la Direction sur un point immédiat : l’absence de lisibilité sur le budget 2026 et sur les recrutements entraîne des retards et des gels de postes dans des équipes déjà fragilisées. Dans la réalité, ce type d’incertitude ne reste jamais “administratif”. Il se traduit par des missions maintenues, des priorités qui bougent et une charge de travail qui se reporte sur les personnels en poste.


La réponse de la Direction : remplacer, oui ; créer, plus difficilement

La Direction indique que, comme en 2025, la “loi spéciale” conduit à un pilotage budgétaire renforcé et à un fonctionnement sous contrainte, avec une durée incertaine. Elle précise que les recrutements destinés à remplacer les départs se poursuivent, sans impact sur le plafond d’emplois, et que des intégrations prévues en février/mars sont maintenues sous réserve d’arbitrages en lien avec le contrôleur budgétaire.

En revanche, elle explique que toute création nette de poste devient plus complexe, car elle implique une compensation par une suppression équivalente ou un décalage des arrivées.


Le point d’alerte CFDT-VNF : des créations “au cas par cas” qui interrogent

La CFDT-VNF relève une contradiction majeure : alors que les travaux sur les cahiers de filière ne sont pas stabilisés et que le contexte est contraint, des créations de postes de direction (modernisation, préfiguration) pourraient être décidées au cas par cas, dans certaines directions territoriales ou au siège. Pour la CFDT-VNF, l’enjeu prioritaire reste de pourvoir les postes vacants, notamment opérationnels et techniques, et de limiter l’empilement hiérarchique. Une modernisation crédible ne peut pas reposer sur davantage de strates, quand le terrain manque de bras.

MODERNISATION DE VNF : Des garanties arrachées, un chantier sous surveillance

Un projet XXL lancé au pas de charge


La Direction de VNF a lancé un projet de modernisation d’une ampleur inédite : réorganisation territoriale, refonte massive des filières métiers, centralisation accrue de missions au siège. En clair, c’est toute l’architecture de l’établissement qui est en train d’être redessinée.

Face à un calendrier imposé, à un dialogue social dégradé et à des impacts lourds pour les personnels comme pour le service public, la CFDT-VNF, aux côtés de FO-VNF, a choisi de ne pas faire semblant. Le CSA central du 25 septembre a été rompu, faute de discussion réelle. Cette rupture n’était pas un geste symbolique : elle a permis d’arracher deux réunions informelles les 3 et 6 octobre, où la Direction a enfin accepté de mettre des engagements sur la table, sur l’Acte I (réorganisation territoriale) comme sur l’Acte II (refonte des filières métiers).