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La CFDT-VNF, une équipe qui ne lâche rien !
Le bon canal pour vous faire entendre.
Emprunt bancaire

Un coup dur, un projet ? Les prêts du CAS possibles jusqu’en 2039



Ce que propose le CAS

Le Comité d’action sociale permet d’accorder plusieurs types de prêts :

Problème
Des prêts sociaux
pour faire face à une difficulté

Nouveau logement
Des prêts d’installation
pour un nouveau logement

Sac de cours
Des prêts d’étude

Développement durable
Des prêts éco-habitat
pour des travaux d’amélioration énergétique

Entre 2021 et 2025, entre 5 et 12 prêts ont été accordés chaque année, pour des montants annuels compris entre 14 000 € et 33 400 €. Sa dotation s’élève aujourd’hui à 69 832 €. Peu de prêts chaque année : c’est peut-être parce que le dispositif reste trop méconnu. Dans un contexte où le pouvoir d’achat est sous tension, il mérite d’être connu de tous.


Ce qui a été décidé

La convention du CAS arrivait à échéance le 31 décembre 2026. Elle est renouvelée pour la période 2027-2039, dans la continuité du dispositif actuel avec un vote favorable de la CFDT-VNF.

Vous avez un projet ou traversez une période difficile ?

Renseignez-vous auprès de votre service social ou de vos représentants CFDT-VNF : ils peuvent vous orienter vers le prêt adapté, en toute confidentialité.


Salariés qui partent en vacances en voiture avec leur chien

Les séjours du CGCV : un an de sursis

La convention avec le CGCV, qui propose des séjours aux personnels, est prolongée d’un an, jusqu’au 31 décembre 2027. Cette année doit servir à réfléchir à l’évolution de la prestation, dans le cadre des travaux sur l’action sociale. La direction met en avant le coût des séjours et un nombre de bénéficiaires jugé limité.


Salarié épuisé au travail

Baromètre social 2026 : fiers de votre métier mais débordés par la charge de travail



Une participation qui donne du poids

46 % de participation, soit 1 955 répondants sur 4 250 agents, six points de plus qu’en 2024. La participation progresse dans les DT mais recule fortement au siège (–17,9 points). Les catégories B, C et OPA représentent environ 3 répondants sur 4.


Le cœur à l’ouvrage

86%
estiment accomplir un travail de qualité

88%
sont satisfaits de leur autonomie, 82 % du contenu de leur travail

85%
jugent les échanges avec leur manager faciles et constructifs, 81% le trouvent attentif à leur bien-être

89%
des nouveaux arrivants sont satisfaits de leur accueil

Vous êtes attachés à VNF et à vos missions. C’est une force. Elle ne doit pas être prise pour acquise.

La charge de travail qui déborde

42%
constatent que leur charge de travail a augmenté depuis 2023, 31 % la jugent excessive

66%
ressentent des contraintes de rythme élevées

72%
sont fréquemment interrompus par des tâches imprévues : 89 % chez les managers

54%
reçoivent des ordres contradictoires

83%
des managers se disent exposés à des rythmes élevés

Derrière ces chiffres, vous évoquez des sous-effectifs, des postes vacants non remplacés, des missions qui s’empilent, une urgence permanente. Résultat : seuls 35% estiment que leur qualité de vie au travail a progressé.


Le fossé entre le terrain et les décisions

Salariée dans l'incompréhension

C’est peut-être le chiffre le plus parlant : seulement 47% pensent que leur direction sait ce qu’ils font au quotidien.

Un autre chiffre, qui fait écho : 94% ont eu leur entretien annuel, mais seuls 47% estiment que les besoins exprimés ont été suivis d’effet. On vous écoute une fois par an mais êtes-vous vraiment entendus ? Quelles suites réelles à vos entretiens ?

Les écarts entre catégories interpellent aussi : 88% de satisfaction sur leur poste et leurs missions chez les catégories A, 68% chez les catégories B, 66% chez les catégories C. 22 points d’écart entre les catégories A et C. Seuls 62% des personnels estiment leurs compétences reconnues.

Sur les transformations, 60% les comprennent, mais seuls 40% y adhèrent, et 40% manquent de visibilité sur leurs activités. Vos attentes sont claires : transparence, écoute du terrain, association aux décisions, reconnaissance, perspectives, effectifs et moyens.


Ce que demande la CFDT-VNF

  • Un plan d’actions rapide sur la charge de travail, suivi en instance, pour objectiver les situations et apporter des réponses concrètes.
  • Une attention aux agents sans fonction d’encadrement, souvent moins informés et sans visibilité sur les évolutions qui les concernent.
  • Associer le manager de proximité aux décisions de revalorisation et de promotion : c’est lui qui connaît votre travail et votre investissement.
  • Comprendre pourquoi 6 % des agents n’ont pas eu d’entretien, et garantir un vrai suivi des besoins exprimés.
  • Soutenir les managers, qui relaient une charge croissante avec des moyens et un temps limité.

La CFDT-VNF a aussi regretté la disparition de la question sur la communication interne, retirée par la direction car difficile à exploiter.

Ce qui est engagé :

Une méthode d’analyse de la charge de travail, inscrite au plan d’actions RPS, avec un déploiement en 2027 ; un travail avec les PPRH et les secrétaires généraux pour assurer le suivi des entretiens professionnels.

Ce qui reste à gagner :

Des actions concrètes dès maintenant sur la charge de travail ; un vrai suivi des besoins exprimés en entretien.


Barrage

PCC : « un retour d’expérience à compléter »



Ce que dit le retour d’expérience

Le RETEX porte sur les PCC de Waziers/Valenciennes, Compiègne, Notre Dame de la Garenne, Vives Eaux, Garonne, Gambsheim et Thionville (provisoire). Il décrit une organisation « désormais mieux structurée mais encore en phase de consolidation », avec une cible commune autour des opérateurs et des chefs de salle. Il souligne aussi l’investissement et la capacité d’adaptation des équipes tout en reconnaissant des points de vigilance : effectifs, charge de travail, formation, outils techniques, fiabilité des réseaux.

Question / Réponses

L’affectation dynamique, en toute sécurité ?

Elle n’a jamais été présentée ni discutée en instance. Pourtant, elle s’impose aux opérateurs : manœuvrer deux sas et en surveiller un troisième sans en avoir la visibilité permanente. Les postes sont équipés pour manœuvrer et avoir la visibilité sur deux sas simultanément et uniquement, pas davantage.

La CFDT-VNF demande que ce mode de fonctionnement, ses conditions et ses limites soient enfin posés sur la table, sur la base d’une étude. Surveiller ce que l’on ne voit pas, c’est une source d’inquiétude et une question de responsabilité.

Question / Réponses

Que se passe-t-il en cas de perte de réseau ?

L’automate s’arrête-t-il ou poursuit-il son cycle ? Que doit faire l’opérateur ? Le bouton d’arrêt d’urgence fonctionne-t-il en cas de perte totale de réseau ? La direction n’a pas su répondre. Elle indique que des tests ont été faits à la mise en service, et apportera une réponse précise lors de la prochaine réunion.

Pour la CFDT-VNF, des tests à la mise en service ne suffisent pas. Les bons réflexes, ça s’entraîne : nous demandons des exercices réguliers et cadrés en situation dégradée.

Question / Réponses

Pourquoi n’y a-t-il pas de chef de salle dans tous les PCC ?

Certains PCC fonctionnent sans chef de salle. Or c’est lui qui régule le trafic, répartit la charge, épaule l’opérateur face à un incident ou à un usager récalcitrant, agressif ou en difficulté. Son absence pèse aussi sur les perspectives d’évolution de carrière des opérateurs. La direction a répondu que, dans les petits PCC, à ce stade, il n’avait pas été relevé la nécessité de la présence de chefs de salle.

Question / Réponses

Les journées support détournées principalement en journée renfort

Elles devraient permettre aux opérateurs d’aller sur le terrain, de connaître les ouvrages qu’ils manœuvrent, de se former. Dans les faits, elles servent surtout à remplacer les absents. La CFDT-VNF demande des chiffres, PCC par PCC : combien de journées pour des remplacements, pour des visites d’ouvrages, pour des formations ? Et une réévaluation des effectifs quand les remplacements deviennent la règle. Le nombre de bassinées ne suffit pas à mesurer la charge : la surveillance et les échanges avec les usagers comptent aussi.

Question / Réponses

Quel choix réel pour les éclusiers en reconversion ?

Certains éclusiers qui ne souhaitaient pas rejoindre un PCC n’ont pas eu de visibilité suffisante sur les autres postes disponibles. La CFDT-VNF demande combien de postes en sureffectif ont été réellement créés cela étant une possibilité inscrite dans le pacte social. Suite à cette alerte, la direction assure qu’à l’avenir, un accompagnement et une alternative seront proposés à ceux qui ne pourront pas ou ne voudront pas rejoindre un PCC.

La maintenance est présentée comme la principale voie de reconversion. La CFDT-VNF veut savoir concrètement quelles missions seront proposées aux agents en reconversion, quelles formations sont disponibles et quelles passerelles sont mises en place notamment pour l’accès à la maintenance spécialisée.

Enfin, la CFDT-VNF alerte sur les orientations prises localement suite au groupe de travail sur la maintenance. Pour certains les conclusions de ce groupe de travail sont d’ores et déjà considérées comme définitives, avant tout débat en instance. Que cela soit pour ce groupe de travail ou les autres, ils ne doivent pas dispenser d’une présentation et d’un débat en instance préalablement aux arbitrages du COMEX.

Concernant la maintenance, la direction précise qu’avant toute décision définitive, le sujet sera examiné en COMEX puis fera l’objet d’échanges avec les représentants du personnel au niveau national.

Question / Réponses

Quid de la gestion hydraulique ?

Concernant la gestion hydraulique, la CFDT-VNF a indiqué que le fonctionnement est très différent selon les DT et qu’on constate que les réflexions sont en attente d’un standard national. La gestion hydraulique est un métier qui nécessite de l’expérience, des effectifs et des compétences, il faut le prendre en compte dès la mise en place du PCC. Il faut tenir compte de la perte des savoirs en la matière.

La direction indique que la gestion hydraulique reste locale et qu’il ne sera pas possible de créer un standard national qui serait déployé localement. La gestion hydraulique est un enjeu pour l’établissement, cet énorme chantier reste à mener.

Question / Réponses

Devenir du PCC de Thionville ?

La CFDT VNF a rappelé que des travaux ont été réalisés récemment au PCC de Thionville et les représentants syndicaux ont fait des compromis en raison de son caractère provisoire. Elle regrette le manque de transparence au niveau local sur le fait que des réflexions et études soient menées pour étendre et pérenniser ce site alors qu’initialement il avait été annoncé comme provisoire.

Pour le PCC de Thionville, la direction se pose la question des conditions dans lesquelles elle réalisera le PCC définitif, celle-ci étant dans une logique de rationalité. Elle a indiqué que le PCC de Thionville est trop petit tout en soulignant son cadre agréable et la qualité des travaux réalisés. A ce stade, le PCC reste transitoire, mais au regard du résultat obtenu, les possibilités restent ouvertes quant à l’étude des conditions d’extension ou sa fermeture future comme initialement annoncée.

La CFDT-VNF a rappelé la nécessité de donner de la visibilité aux personnels rapidement.


Ce que vous nous avez fait remonter

La CFDT-VNF a porté vos remontées une à une :

Ondes
Des interférences radio persistantes avec les usagers, notamment en Nord-Pas-de-Calais, malgré trois canaux supplémentaires

Visioconférence
Une visio entre les deux salles du PCC NPDC qui repose sur la session Teams personnelle de l’opérateur

Caméra de surveillance
Des caméras mal positionnées et des angles morts à Vives Eaux (des interventions sont programmées et la direction reconnaît du retard sur la clôture des sites d’écluses)

Lois
Des règles différentes selon les secteurs pour la première bassinée du matin, source de tensions avec les usagers

Différentes langues
Le besoin d’outils pour faciliter les échanges avec les usagers non francophones et des journées d’échanges de pratiques entre PCC

Ce que nous avons obtenu :

L’engagement de la Directrice générale à rediscuter avec les représentants du personnel la note sur l’organisation du temps de travail en PCC, qui n’avait jamais été concertée ; une réponse attendue à la prochaine réunion sur la perte de réseau.

Ce qui reste à gagner :

Une étude et des règles claires sur l’affectation dynamique ; des exercices réguliers en situation dégradée ; un chef de salle dans chaque PCC ; des journées support qui servent vraiment au terrain et à la formation.


Semainier avec 4 jours d'épinglés

Semaine en 4 jours : tout ce qu’il faut savoir pour faire votre choix



Qui est concerné ?

Horaire variable
Les agents aux horaires variables : ils entrent dans le dispositif national expérimental

Horaire
Les agents en horaires fixes : ils ne relèvent pas du dispositif national. Mais, grâce aux amendements de la CFDT-VNF, les directions territoriales pourront mettre en place des expérimentations locales, après concertation des agents et un passage au CSA local, comme cela a été fait à Strasbourg

Calendrier
Les agents au forfait jours : ils sont exclus du dispositif mais la CFDT-VNF a porté des amendements assouplissant cette exclusion.

Deux formules au choix

FORMULE 4AFORMULE 4B
Durée quotidienne9h8h45
Durée hebdomadaire36h35h
RTT20
Congés annuels20 jours20 jours
Jours de récupération par an (crédit/débit)1519
Journée de solidaritéIncluse dans le calcul des RTT7h à effectuer en plus avant le 30 novembre

En clair : la modalité 4A intègre la journée de solidarité et conserve 2 RTT. La formule 4B quant à elle n’intègre pas la journée de solidarité et vous oblige donc à effectuer 7 heures de solidarité sur l’année, ne donne plus accès aux RTT, mais réduit l’horaire journalier de 15mn par rapport à la formule 4A.

Le calendrier

  • À partir du 15 novembre 2026 : dépôt de votre demande, en précisant la modalité choisie et le jour non travaillé souhaité.
  • 1er janvier 2027 : début de l’expérimentation.
  • Durée : autorisation d’un an, renouvelée automatiquement la deuxième année.
  • Premier semestre 2028 : évaluation présentée au CSA Central.
  • 31 décembre 2028 : fin de l’expérimentation.

Ce que nos amendements ont changé

  • Pour les agents au forfait jours : à la suite de la proposition de la CFDT-VNF, un agent sur un poste au forfait pourra demander à revenir aux horaires variables, et donc accéder à la semaine en 4 jours. Si la demande est refusée pour des raisons liées au poste, le refus devra être justifié par écrit, et l’agent gardera la possibilité d’un recours hiérarchique.
  • Pour les agents en horaires fixes : la porte des expérimentations locales est ouverte.
  • Pour tous : la CFDT-VNF demande que le recours hiérarchique en cas de refus soit inscrit noir sur blanc pour les agents en horaires variables et qu’un bilan intermédiaire soit fait avec les représentants du personnel, sans attendre la fin des deux ans. Une expérimentation sert à corriger en cours de route et non à attendre 2 ans pour constater un dispositif inefficace.

Chaque situation personnelle est différente

Temps passé en famille

Vous souhaitez disposer d’une journée supplémentaire pour votre vie familiale, vos démarches personnelles ou vos loisirs ? La semaine en quatre jours peut vous permettre de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle, tout en réduisant vos déplacements domicile-travail et les frais associés. Ce choix implique toutefois des journées de travail plus longues et la perte d’RTT : prenez en compte votre rythme, votre fatigue et vos contraintes familiales avant de vous décider. L’essentiel est de choisir l’organisation qui vous convient et vous apporte un réel bénéfice au quotidien.

Vous pourrez demander à quitter l’expérimentation en cours d’année ou à la fin de votre autorisation. Il suffira d’adresser une demande écrite à votre supérieur hiérarchique, avec un préavis d’un mois, qui peut être réduit d’un commun accord.

Votre supérieur hiérarchique peut également décider de mettre fin à l’expérimentation sous réserve d’en justifier les motifs et de respecter un préavis de 3 mois.

Enfin, au terme d’une année, il peut également refuser le renouvellement, en respectant un préavis d’un mois. Cette décision doit être motivée et vous être communiquée lors d’un entretien.

A RETENIR

  • Demande à déposer à partir du 15 novembre 2026, en précisant la modalité et le jour non travaillé ;
  • Autorisation pour 1 an, renouvelé automatiquement la 2ème année ;
  • Télétravail limité à 2 jours par semaine pour un temps plein.

Obtenu par la CFDT-VNF : les agents au forfait jour peuvent demander à revenir aux horaires variables, le refus doit être justifié par écrit et un recours sera possible. Les agents en horaire fixe peuvent bénéficier d’expérimentations locales, après concertation et débat en CSA local.


Femme qui est contente que son télétravail soit prolongé

Télétravail prolongé et mise en place d’une aide financière



Un point de vigilance : ne pas mélanger le télétravail élargi et la semaine en 4 jours

Après un long combat, la semaine en 4 jours arrive en 2027 (voir notre article dédié). Dans cet aménagement du temps de travail, le télétravail est limité à 2 jours par semaine pour un temps plein, les horaires de travail quotidiens sont allongés et les RTT supprimés ou fortement diminués selon la modalité de temps de travail adoptée par les volontaires. Aussi, tout le monde, au regard de son organisation personnelle, ne pourra pas opter pour la semaine en 4 jours.

A l’inverse, tout le personnel restera victime des prix démesurés du carburant pour venir travailler. La CFDT-VNF a été claire : le télétravail élargi est un dispositif distinct qui a vocation à s’appliquer à l’ensemble des personnels éligibles tant que la tension sur les prix du carburant persiste.

La semaine en 4 jours est donc un dispositif complémentaire, qui tente à harmoniser les dispositifs du temps de travail des personnels de VNF.


L’aide financière : le compte à rebours est lancé

Sablier qui symbolise le compte à rebours

Reste l’essentiel pour beaucoup et notamment celles et ceux qui ne sont pas éligibles au télétravail et qui se prennent de plein fouet la hausse des prix des carburants : une aide financière revendiquée par la CFDT-VNF pour les personnels.

En effet, certains collègues n’ont plus de quoi faire le plein pour venir travailler. Ce n’est pas une image, c’est la réalité que la CFDT-VNF a portée devant la direction.

Pour les personnels publics, les outils de compensation ont disparu les uns après les autres comme la GIPA et comme si cela ne suffisait pas, l’Etat aggrave la situation financière des fonctionnaires en renouvelant le gel du point d’indice.

Faisant fi du dicton qui annonce que « charité bien ordonnée commence par soi-même », l’État invite les employeurs privés à porter la prime carburant de 600 € à 1 000 €.

La CFDT-VNF pose la question : pourquoi les personnels de VNF n’auraient-ils droit à aucune aide ? Si VNF, en qualité d’opérateur public doit nécessairement obtenir l’aval des tutelles, de quel droit celles-ci s’y opposeraient alors que cette aide financière pourrait être financée sur les propres fonds de l’établissement ?

Suite à la pression portée par la CFDT-VNF, la direction a indiqué travailler à une aide destinée aux personnels les plus exposés à la hausse du coût de la vie, selon des critères encore à définir. Avec l’accord des tutelles, un CSA extraordinaire a été convoqué le 6 octobre en amont du Conseil d’administration du 14 octobre, cette mesure devant être incluse dans le budget rectificatif N°3 qui doit être adopté à cette séance.


Le résultat du CSA extraordinaire


Lors de ce CSA central, la direction a proposé initialement une aide sous forme de carte de crédit Edenred non rechargeable :

  • 300€ pour les rémunérations mensuelles brutes moyennes inférieures à 2000€ ;
  • 150€ entre 2000€ et 2500€ ;
  • aucune aide au-delà de 2500€.

Ce projet concernait 810 personnels, pour un montant de 140700€.

À la suite des revendications de la CFDT-VNF et de FO-VNF, la direction a accepté de relever les seuils comme suit :

Argent
Argent

Dans cette configuration, le dispositif bénéficiera à 1 205 personnels, soit 395 de plus, pour un montant théorique de 229 650 € contre 140 700 € initialement. L’aide sera proratisée selon le temps de présence du 1er janvier au 30 septembre 2026, avec un minimum de 50 € pour les personnels éligibles.

La CFDT-VNF reconnait cette avancée mais juge le dispositif encore insuffisant. De fait après avoir bataillé pour obtenir une amélioration et un élargissement du dispositif, elle a opté pour une abstention sur ce projet de consultation. En parallèle, elle a prévenu la direction qu’elle maintenait son exigence d’obtenir une réponse plus ambitieuse et une réelle compensation pour les personnels fortement impactés par le coût du carburant notamment si ces derniers ne sont pas éligibles à cette mesure exceptionnelle.

L’envoi des cartes est prévu courant novembre, au plus tard début décembre, sous réserve des dernières validations. Cette aide ponctuelle ne remplace pas les mesures salariales durables que nous revendiquons pour tous les personnels (dégel du point d’indice, GIPA…). La CFDT-VNF reste mobilisée pour défendre le pouvoir d’achat de tous les personnels. L’élargissement de cette aide constitue une avancée, mais nous continuerons à revendiquer des mesures salariales durables à la hauteur des besoins pour tous les personnels.


Un départ de feu, un extincteur à portée de main ? Ce que prévoit la règle à VNF



Ce que dit la règle, véhicule par véhicule



Véhicules légers : pour une règle claire et commune

La CFDT-VNF rappelle que le Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour qu’un début d’incendie puisse être combattu rapidement et efficacement. Elle constate aussi des pratiques très différentes : la DT Bassin de la Seine, par exemple, a équipé tous ses véhicules, y compris ceux en pool.

Même métier, même véhicule, protection différente selon la DT : la CFDT-VNF demande une règle nationale claire. La direction estime que le risque d’incendie d’un véhicule léger ne justifie pas, à lui seul, une obligation généralisée, mais rappelle que l’absence d’obligation ne dispense pas d’évaluer les risques liés à l’activité.

Aucun inventaire des extincteurs n’est prévu. La CFDT-VNF fait remarquer que les contrôles réglementaires sont déjà tracés dans l’outil informatique : une base toute trouvée pour un suivi.


Marchandises dangereuses : une question ouverte

La CFDT-VNF a demandé si certains véhicules de VNF relèvent de la réglementation ADR sur le transport de marchandises dangereuses. Aucun signalement n’est remonté à ce jour, mais la direction s’engage à examiner la question.


Véhicule électrique : un réflexe différent

Si la batterie de traction d’un véhicule électrique prend feu, l’extincteur n’est pas la bonne réponse : son usage par un agent est fortement déconseillé. La conduite à tenir : donner immédiatement l’alerte et s’éloigner du véhicule.


Notes de frais en attente : vous n’êtes pas la banque de VNF



Ce qui se passe


La CFDT-VNF a renouvelé son alerte. Trois causes se cumulent :

Conséquence : des délais qui s’allongent et des agents qui avancent leurs frais professionnels plus longtemps. Au moment même où le carburant et le chauffage pèsent sur tous les budgets, c’est une double peine.


Ce que nous demandons


Des outils numériques qui pèsent sur les équipes

L’action « fiabiliser les outils informatiques SST » est affichée à 75 % pour le fonctionnement, la formation et l’accompagnement des utilisateurs. Sur le terrain, la CFDT-VNF constate un autre tableau :

  • La nouvelle GMAO et l’enrôlement des smartphones XCover 7 ont été déployés avec peu d’accompagnement et une partie de ce travail repose sur les équipes, alors qu’il relève du support informatique ;
  • Certains correspondants locaux et formateurs n’ont plus la suite bureautique complète, ce qui complique l’usage d’Excel ou de Teams, justement pour former les autres.

Un outil numérique doit faire gagner du temps, pas en perdre.



Programme de prévention 2026 : Quand un 100 % ne dit pas toute la vérité



Dossier 1 —
Risque alcool : un indicateur corrigé

Le cadre national est bien avancé : décision nationale, guide pour les managers, outils de sensibilisation. Mais l’indicateur « outiller et former les managers pour réagir face aux situations réelles » affichait 100 %, alors que les managers ne sont pas encore formés : les outils existent, le déploiement reste à faire par les acteurs de prévention.

La direction a reconnu l’écart et s’engage à corriger l’indicateur.

La CFDT-VNF a aussi obtenu une précision : lorsqu’en DT il n’y a pas de spécificités locales qui le justifient, leur règlement intérieur renverra directement au règlement intérieur national qui doit être concerté en 2027.

Dossier 2 —
État du matériel : pas question d’attendre 2027

Une clé qui glisse, un treuil fatigué, un outil inadapté : vous savez ce que peut coûter un matériel dégradé. L’action visant à définir une méthode d’état des lieux du matériel devait être reportée à 2027, faute de temps.

La CFDT-VNF a contesté fermement ce report du fait que cet engagement est désormais ancien. Elle alerte depuis des années sur l’état de certains équipements, et rappelle que des inventaires existent déjà dans les services : il suffit d’une méthode commune pour les faire remonter.

Résultat : la direction propose d’avancer la définition de la méthode avant la fin de 2026.

Dossier 3 —
Centres de maintenance : la prévention doit arriver avant le béton

Dans le cadre de la modernisation de la maintenance, l’action « intégrer la prévention dans les futurs centres » est à 0 % : le groupe de travail ne démarre qu’au dernier trimestre. Or, certains marchés de travaux sont déjà engagés. Les futurs bâtiments risquent d’être conçus avant que les règles de santé et de sécurité ne soient fixées.

La CFDT-VNF demande une clause de revoyure pour vérifier que les préconisations seront bien intégrées. Elle rappelle aussi que les CSSCT locales doivent être consultées sur les projets de travaux, ce qui n’est pas toujours le cas. La direction reconnaît qu’il aurait été préférable de fixer ces standards avant, et s’engage à rappeler aux DT l’obligation de consulter les CSSCT locales.

Dossier 4 —
Risques psychosociaux : partir de ce qui existe

La campagne nationale sur les RPS est reportée à 2027, et son indicateur affiche 0 %, alors que des initiatives locales ont déjà été menées. La CFDT-VNF demande qu’elles soient recensées et reconnues. Elle souligne aussi que les managers restent souvent démunis face à la souffrance psychologique d’un agent.

La direction veut repartir des actions locales et les compléter par des outils pratiques. Une démarche de prévention en santé mentale est prévue, d’abord avec les conseillers de prévention et les correspondants handicap, puis avec les managers.


Et aussi


  • DUERP : 2 documents uniques mis à jour en 2026, les autres d’ici la fin de l’année. Les évaluations des risques psychosociaux de chaque DT et du siège sont consultables sur VNF & Moi. La CFDT-VNF demande les dates de mise à jour DT par DT.
  • Ateliers de la prévention : Organisés en juin à Paris. La CFDT-VNF demande qu’une communication précise les attentes exprimées par le terrain et les suites qui leur sont données.
  • Réseaux santé-sécurité : un premier réseau des médecins du travail de VNF voit le jour cette année.
  • Barrages manuels : l’accompagnement des DT Bassin de la Seine et Centre-Bourgogne est affiché à 75 %. La CFDT-VNF a demandé ce que ce chiffre recouvre concrètement.


Été 2026 : ce que la chaleur nous a appris

Ce que nous demandons pour 2027



Un été hors normes


Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré, avec +1,7 °C en moyenne. En juillet, une vague de chaleur particulièrement longue s’est installée du 4 au 19 et des épisodes de fortes chaleurs se sont répétés tout au long de l’été.

VNF dispose depuis 2022 d’un cadrage national pour les plans locaux fortes chaleurs. Cet été, il s’est traduit par des alertes quotidiennes aux DT, plusieurs activations d’une cellule de veille grande canicule et une expérimentation d’alertes SMS auprès de l’encadrement.

Sur le terrain, de nombreuses mesures ont été prises : horaires adaptés, chantiers reportés, activité physique réduite aux heures chaudes, gourdes, glacières, ventilateurs, télétravail, horaires de navigation ajustés, et même des essais de tee-shirts rafraîchissants et de vêtements anti-UV.


Proposition 1 :

anticiper les activités, pas seulement les horaires

Décaler l’heure d’embauche est utile. Mais quand un chantier doit être interrompu, l’encadrement se retrouve souvent sans solution de rechange. La CFDT-VNF demande de préparer en amont des « chantiers tampons » : des activités de substitution, prêtes à l’emploi, qui permettent de ne pas exposer les agents aux heures et aux situations les plus risquées. La meilleure protection contre la chaleur, c’est de l’anticiper et de ne pas y être exposé.

Proposition 2 :

une zone fraîche sur chaque site

Des locaux qui deviennent des fours, la CFDT-VNF en a signalé à plusieurs reprises. Elle demande un état des lieux des sites sans aucun espace de repli, et qu’au moins une zone fraîche soit identifiée par site ou par secteur, avec une information claire aux personnels.

Plus largement, elle demande un socle national obligatoire : accès à l’eau, possibilité de se replier dans un espace rafraîchi, protection contre l’exposition excessive. Les DT gardent la main pour adapter le reste à leurs sites.

Proposition 3 :

mesurer ce qui a vraiment été fait

Un plan sur le papier ne rafraîchit personne. La CFDT-VNF demande que les prochains bilans indiquent, pour chaque malaise, les mesures réellement en place au moment de l’événement. C’est la seule façon de savoir ce qui protège vraiment.

Proposition 4 :

penser à la vie de chacun

Une prise de poste à l’aube, c’est de la fraîcheur gagnée… et parfois un vrai casse-tête pour déposer les enfants. Des horaires différents dans une même équipe, ce sont aussi des amplitudes qui s’étirent. La CFDT-VNF demande une meilleure anticipation avec une organisation adaptée aux fortes chaleurs de plus en plus récurrentes mais aussi que les garanties minimales en matière de temps de travail soient respectées, et qu’un suivi régulier soit assuré dans les CSSCT locales pour partager les bonnes pratiques.


Ce que répond la direction

Les incidents liés à la chaleur sont désormais remontés et suivis ; tous doivent être signalés aux conseillers de prévention. Une évaluation du risque « fortes chaleurs » sera réalisée par activité et par unité. La direction se rapprochera de la direction de l’immobilier (bâtiments isolés, pompes à chaleur…) et retient notre proposition d’un retour d’expérience pour définir des règles communes sur les zones de repli.



Vêtements de travail et EPI : Votre sécurité n’attend pas la livraison



Ce qui fonctionne


Reconnaissons-le : le bilan des dotations est globalement positif. Les parkas orange haute visibilité ont été bien accueillies, pour leur confort tout comme pour leur visibilité. La direction confirme que le budget du marché national est loin d’être épuisé : les droits de tirage peuvent être relevés selon les besoins exprimés par les DT, et aucun refus pour raison budgétaire n’aurait été opposé cette année.


Ce qui manque encore

La direction estime que 90 % du catalogue répond aux besoins. La CFDT-VNF s’est concentrée sur les 10 % restants, ceux où se jouent parfois les accidents :

La direction annonce l’organisation d’un groupe de travail avec les gestionnaires de vêtements pour faire évoluer le catalogue et, en parallèle, une enquête de satisfaction est ouverte depuis le 22 septembre et jusqu’au 23 octobre 2026 auprès de l’ensemble des personnels : qualité, confort, adéquation aux conditions réelles, niveau de sécurité. Répondez-y : c’est votre expérience qui fera la différence.


La règle : pas d’EPI indispensable, pas de mission

Délais à rallonge, colis livrés au mauvais endroit, agents qui prennent leur poste sans leur dotation complète : la CFDT-VNF a relayé de nombreuses remontées. La direction reconnaît des difficultés au démarrage du marché et annonce des délais désormais ramenés à environ 5 jours.

Surtout, la CFDT-VNF a pointé une contradiction : on ne peut pas imposer le port des EPI et, dans le même temps, envoyer des agents sur le terrain sans eux. La direction a confirmé qu’un agent ne peut pas être envoyé effectuer certaines activités sans les équipements indispensables.

Elle admet cependant que, pour des risques jugés « modérés ou faibles », des situations temporairement dégradées peuvent exister, le risque étant alors assumé par l’établissement. C’est pourquoi la CFDT-VNF demande que soient clairement identifiées les activités qui peuvent, ou non, être réalisées sans de tels équipements. Pour que personne n’ait à deviner.


Catalogue : les nouveautés

Tableaux de tailles actualisés, ajout d’un gilet de sauvetage et d’une sous-cutale simple, catalogue VNF-UGAP mis en cohérence, recherche d’un équivalent à la chaussure MTS TechShield.

Sur la sous-cutale, certaines DT l’imposent, d’autres non. La CFDT-VNF demande une position nationale si elle apporte une sécurité supplémentaire. La direction veut trouver l’équilibre entre protection et contrainte et soumettra la question au réseau des conseillers de prévention.


Recyclage : des règles enfin communes


Un projet de note nationale fixe, pour la première fois, les règles de récupération, réutilisation et recyclage des vêtements et EPI, avec une filière dédiée (RECYGO). La CFDT-VNF partage l’objectif, mais a posé les questions concrètes : qui récupère ? qui vérifie la propreté, alors que toutes les DT n’ont pas les mêmes moyens de lavage ? qui décide ?

Réponses obtenues : le tri sera réalisé par RECYGO, pas par les agents, et le gestionnaire de stock réceptionnera les vêtements usés avant d’attribuer une nouvelle dotation. La direction s’engage à clarifier les rôles de chacun dans la note.

Deux propositions de la CFDT-VNF restent en discussion :