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La CFDT-VNF, une équipe qui ne lâche rien !
Le bon canal pour vous faire entendre.

Un départ de feu, un extincteur à portée de main ? Ce que prévoit la règle à VNF



Ce que dit la règle, véhicule par véhicule



Véhicules légers : pour une règle claire et commune

La CFDT-VNF rappelle que le Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour qu’un début d’incendie puisse être combattu rapidement et efficacement. Elle constate aussi des pratiques très différentes : la DT Bassin de la Seine, par exemple, a équipé tous ses véhicules, y compris ceux en pool.

Même métier, même véhicule, protection différente selon la DT : la CFDT-VNF demande une règle nationale claire. La direction estime que le risque d’incendie d’un véhicule léger ne justifie pas, à lui seul, une obligation généralisée, mais rappelle que l’absence d’obligation ne dispense pas d’évaluer les risques liés à l’activité.

Aucun inventaire des extincteurs n’est prévu. La CFDT-VNF fait remarquer que les contrôles réglementaires sont déjà tracés dans l’outil informatique : une base toute trouvée pour un suivi.


Marchandises dangereuses : une question ouverte

La CFDT-VNF a demandé si certains véhicules de VNF relèvent de la réglementation ADR sur le transport de marchandises dangereuses. Aucun signalement n’est remonté à ce jour, mais la direction s’engage à examiner la question.


Véhicule électrique : un réflexe différent

Si la batterie de traction d’un véhicule électrique prend feu, l’extincteur n’est pas la bonne réponse : son usage par un agent est fortement déconseillé. La conduite à tenir : donner immédiatement l’alerte et s’éloigner du véhicule.


Notes de frais en attente : vous n’êtes pas la banque de VNF



Ce qui se passe


La CFDT-VNF a renouvelé son alerte. Trois causes se cumulent :

Conséquence : des délais qui s’allongent et des agents qui avancent leurs frais professionnels plus longtemps. Au moment même où le carburant et le chauffage pèsent sur tous les budgets, c’est une double peine.


Ce que nous demandons


Des outils numériques qui pèsent sur les équipes

L’action « fiabiliser les outils informatiques SST » est affichée à 75 % pour le fonctionnement, la formation et l’accompagnement des utilisateurs. Sur le terrain, la CFDT-VNF constate un autre tableau :

  • La nouvelle GMAO et l’enrôlement des smartphones XCover 7 ont été déployés avec peu d’accompagnement et une partie de ce travail repose sur les équipes, alors qu’il relève du support informatique ;
  • Certains correspondants locaux et formateurs n’ont plus la suite bureautique complète, ce qui complique l’usage d’Excel ou de Teams, justement pour former les autres.

Un outil numérique doit faire gagner du temps, pas en perdre.



Programme de prévention 2026 : Quand un 100 % ne dit pas toute la vérité



Dossier 1 —
Risque alcool : un indicateur corrigé

Le cadre national est bien avancé : décision nationale, guide pour les managers, outils de sensibilisation. Mais l’indicateur « outiller et former les managers pour réagir face aux situations réelles » affichait 100 %, alors que les managers ne sont pas encore formés : les outils existent, le déploiement reste à faire par les acteurs de prévention.

La direction a reconnu l’écart et s’engage à corriger l’indicateur.

La CFDT-VNF a aussi obtenu une précision : lorsqu’en DT il n’y a pas de spécificités locales qui le justifient, leur règlement intérieur renverra directement au règlement intérieur national qui doit être concerté en 2027.

Dossier 2 —
État du matériel : pas question d’attendre 2027

Une clé qui glisse, un treuil fatigué, un outil inadapté : vous savez ce que peut coûter un matériel dégradé. L’action visant à définir une méthode d’état des lieux du matériel devait être reportée à 2027, faute de temps.

La CFDT-VNF a contesté fermement ce report du fait que cet engagement est désormais ancien. Elle alerte depuis des années sur l’état de certains équipements, et rappelle que des inventaires existent déjà dans les services : il suffit d’une méthode commune pour les faire remonter.

Résultat : la direction propose d’avancer la définition de la méthode avant la fin de 2026.

Dossier 3 —
Centres de maintenance : la prévention doit arriver avant le béton

Dans le cadre de la modernisation de la maintenance, l’action « intégrer la prévention dans les futurs centres » est à 0 % : le groupe de travail ne démarre qu’au dernier trimestre. Or, certains marchés de travaux sont déjà engagés. Les futurs bâtiments risquent d’être conçus avant que les règles de santé et de sécurité ne soient fixées.

La CFDT-VNF demande une clause de revoyure pour vérifier que les préconisations seront bien intégrées. Elle rappelle aussi que les CSSCT locales doivent être consultées sur les projets de travaux, ce qui n’est pas toujours le cas. La direction reconnaît qu’il aurait été préférable de fixer ces standards avant, et s’engage à rappeler aux DT l’obligation de consulter les CSSCT locales.

Dossier 4 —
Risques psychosociaux : partir de ce qui existe

La campagne nationale sur les RPS est reportée à 2027, et son indicateur affiche 0 %, alors que des initiatives locales ont déjà été menées. La CFDT-VNF demande qu’elles soient recensées et reconnues. Elle souligne aussi que les managers restent souvent démunis face à la souffrance psychologique d’un agent.

La direction veut repartir des actions locales et les compléter par des outils pratiques. Une démarche de prévention en santé mentale est prévue, d’abord avec les conseillers de prévention et les correspondants handicap, puis avec les managers.


Et aussi


  • DUERP : 2 documents uniques mis à jour en 2026, les autres d’ici la fin de l’année. Les évaluations des risques psychosociaux de chaque DT et du siège sont consultables sur VNF & Moi. La CFDT-VNF demande les dates de mise à jour DT par DT.
  • Ateliers de la prévention : Organisés en juin à Paris. La CFDT-VNF demande qu’une communication précise les attentes exprimées par le terrain et les suites qui leur sont données.
  • Réseaux santé-sécurité : un premier réseau des médecins du travail de VNF voit le jour cette année.
  • Barrages manuels : l’accompagnement des DT Bassin de la Seine et Centre-Bourgogne est affiché à 75 %. La CFDT-VNF a demandé ce que ce chiffre recouvre concrètement.


Été 2026 : ce que la chaleur nous a appris

Ce que nous demandons pour 2027



Un été hors normes


Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré, avec +1,7 °C en moyenne. En juillet, une vague de chaleur particulièrement longue s’est installée du 4 au 19 et des épisodes de fortes chaleurs se sont répétés tout au long de l’été.

VNF dispose depuis 2022 d’un cadrage national pour les plans locaux fortes chaleurs. Cet été, il s’est traduit par des alertes quotidiennes aux DT, plusieurs activations d’une cellule de veille grande canicule et une expérimentation d’alertes SMS auprès de l’encadrement.

Sur le terrain, de nombreuses mesures ont été prises : horaires adaptés, chantiers reportés, activité physique réduite aux heures chaudes, gourdes, glacières, ventilateurs, télétravail, horaires de navigation ajustés, et même des essais de tee-shirts rafraîchissants et de vêtements anti-UV.


Proposition 1 :

anticiper les activités, pas seulement les horaires

Décaler l’heure d’embauche est utile. Mais quand un chantier doit être interrompu, l’encadrement se retrouve souvent sans solution de rechange. La CFDT-VNF demande de préparer en amont des « chantiers tampons » : des activités de substitution, prêtes à l’emploi, qui permettent de ne pas exposer les agents aux heures et aux situations les plus risquées. La meilleure protection contre la chaleur, c’est de l’anticiper et de ne pas y être exposé.

Proposition 2 :

une zone fraîche sur chaque site

Des locaux qui deviennent des fours, la CFDT-VNF en a signalé à plusieurs reprises. Elle demande un état des lieux des sites sans aucun espace de repli, et qu’au moins une zone fraîche soit identifiée par site ou par secteur, avec une information claire aux personnels.

Plus largement, elle demande un socle national obligatoire : accès à l’eau, possibilité de se replier dans un espace rafraîchi, protection contre l’exposition excessive. Les DT gardent la main pour adapter le reste à leurs sites.

Proposition 3 :

mesurer ce qui a vraiment été fait

Un plan sur le papier ne rafraîchit personne. La CFDT-VNF demande que les prochains bilans indiquent, pour chaque malaise, les mesures réellement en place au moment de l’événement. C’est la seule façon de savoir ce qui protège vraiment.

Proposition 4 :

penser à la vie de chacun

Une prise de poste à l’aube, c’est de la fraîcheur gagnée… et parfois un vrai casse-tête pour déposer les enfants. Des horaires différents dans une même équipe, ce sont aussi des amplitudes qui s’étirent. La CFDT-VNF demande une meilleure anticipation avec une organisation adaptée aux fortes chaleurs de plus en plus récurrentes mais aussi que les garanties minimales en matière de temps de travail soient respectées, et qu’un suivi régulier soit assuré dans les CSSCT locales pour partager les bonnes pratiques.


Ce que répond la direction

Les incidents liés à la chaleur sont désormais remontés et suivis ; tous doivent être signalés aux conseillers de prévention. Une évaluation du risque « fortes chaleurs » sera réalisée par activité et par unité. La direction se rapprochera de la direction de l’immobilier (bâtiments isolés, pompes à chaleur…) et retient notre proposition d’un retour d’expérience pour définir des règles communes sur les zones de repli.



Vêtements de travail et EPI : Votre sécurité n’attend pas la livraison



Ce qui fonctionne


Reconnaissons-le : le bilan des dotations est globalement positif. Les parkas orange haute visibilité ont été bien accueillies, pour leur confort tout comme pour leur visibilité. La direction confirme que le budget du marché national est loin d’être épuisé : les droits de tirage peuvent être relevés selon les besoins exprimés par les DT, et aucun refus pour raison budgétaire n’aurait été opposé cette année.


Ce qui manque encore

La direction estime que 90 % du catalogue répond aux besoins. La CFDT-VNF s’est concentrée sur les 10 % restants, ceux où se jouent parfois les accidents :

La direction annonce l’organisation d’un groupe de travail avec les gestionnaires de vêtements pour faire évoluer le catalogue et, en parallèle, une enquête de satisfaction est ouverte depuis le 22 septembre et jusqu’au 23 octobre 2026 auprès de l’ensemble des personnels : qualité, confort, adéquation aux conditions réelles, niveau de sécurité. Répondez-y : c’est votre expérience qui fera la différence.


La règle : pas d’EPI indispensable, pas de mission

Délais à rallonge, colis livrés au mauvais endroit, agents qui prennent leur poste sans leur dotation complète : la CFDT-VNF a relayé de nombreuses remontées. La direction reconnaît des difficultés au démarrage du marché et annonce des délais désormais ramenés à environ 5 jours.

Surtout, la CFDT-VNF a pointé une contradiction : on ne peut pas imposer le port des EPI et, dans le même temps, envoyer des agents sur le terrain sans eux. La direction a confirmé qu’un agent ne peut pas être envoyé effectuer certaines activités sans les équipements indispensables.

Elle admet cependant que, pour des risques jugés « modérés ou faibles », des situations temporairement dégradées peuvent exister, le risque étant alors assumé par l’établissement. C’est pourquoi la CFDT-VNF demande que soient clairement identifiées les activités qui peuvent, ou non, être réalisées sans de tels équipements. Pour que personne n’ait à deviner.


Catalogue : les nouveautés

Tableaux de tailles actualisés, ajout d’un gilet de sauvetage et d’une sous-cutale simple, catalogue VNF-UGAP mis en cohérence, recherche d’un équivalent à la chaussure MTS TechShield.

Sur la sous-cutale, certaines DT l’imposent, d’autres non. La CFDT-VNF demande une position nationale si elle apporte une sécurité supplémentaire. La direction veut trouver l’équilibre entre protection et contrainte et soumettra la question au réseau des conseillers de prévention.


Recyclage : des règles enfin communes


Un projet de note nationale fixe, pour la première fois, les règles de récupération, réutilisation et recyclage des vêtements et EPI, avec une filière dédiée (RECYGO). La CFDT-VNF partage l’objectif, mais a posé les questions concrètes : qui récupère ? qui vérifie la propreté, alors que toutes les DT n’ont pas les mêmes moyens de lavage ? qui décide ?

Réponses obtenues : le tri sera réalisé par RECYGO, pas par les agents, et le gestionnaire de stock réceptionnera les vêtements usés avant d’attribuer une nouvelle dotation. La direction s’engage à clarifier les rôles de chacun dans la note.

Deux propositions de la CFDT-VNF restent en discussion :



Carburant, chauffage, reconduction du gel du point d’indice, absence de GIPA :

Pourquoi nous demandons 300 € et 500 €



Une situation qui s’aggrave


Le télétravail élargi avait été mis en place précisément pour amortir la hausse des carburants. Depuis, la situation s’est encore dégradée, et de nouvelles hausses sont annoncées. À cela s’ajoute une double menace pour l’hiver : la hausse des dépenses de chauffage, la reconduction du gel du point d’indice et la disparition de la GIPA, qui protégeait jusqu’ici une partie des agents contre l’érosion de leur rémunération.

Les plus exposés ? Les agents aux plus faibles revenus et tous ceux dont le trajet pour se rendre au travail est important. Plus de kilomètres, même salaire.


300 € pour les personnels éligibles au télétravail, 500 € pour les autres : une question de justice

La CFDT-VNF demande une aide exceptionnelle de 300 € pour les personnels éligibles au télétravail et de 500 € pour ceux qui ne peuvent pas en bénéficier : personnels d’exploitation, de maintenance, de terrain. Tout le monde est impacté et certains plus que d’autres !

Pourquoi cet écart ? Parce que celui qui peut télétravailler trois jours économise trois allers-retours. Celui qui manœuvre une écluse ou entretient une berge les fait tous, sans exception. Faute de moyens pour répondre à toutes les demandes, l’effort doit être proportionné à la réalité de chacun.

Pour financer cette mesure, la CFDT-VNF estime que VNF dispose de marges suffisantes pour agir sans déséquilibrer son budget et demande de mobiliser tous les leviers juridiques et indemnitaires disponibles selon les statuts.


Télétravail élargi : poursuite du dispositif jusqu’au 31 décembre

À notre demande de poursuivre le dispositif du télétravail élargi face au prix du carburant qui s’envole de fait du contexte géopolitique, la direction a donné une suite favorable lors du CSA du 24 septembre. Le télétravail élargi est donc maintenu jusqu’au 31 décembre. Ensuite au 1er janvier débutera la phase expérimentale de 2 ans pour la semaine de 4 jours pour les personnels de droit public.


Ce qui reste à gagner :

L’aide financière. La direction « a entendu l’alerte » et travaille à un dispositif ciblé sur les personnels qui en ont le plus besoin, mais rappelle que le ministère de tutelle ne souhaite pas de nouvelles mesures générales. À ce stade, aucune décision n’est prise et un CSA extraordinaire sera organisé très prochainement pour en présenter les contours.



PCC : « vous devez accepter maintenant ». La pression que la CFDT-VNF a fait cesser



Une pression que personne ne devrait subir


La CFDT-VNF a été catégorique : aucun agent ne peut être placé dans une situation où il devrait choisir dans l’urgence, sous peine de perdre toute chance ultérieure. Face à cette alerte, la direction a réaffirmé, noir sur blanc, qu’aucun agent ne sera contraint de rejoindre un PCC.

Un principe simple, mais qu’il fallait faire répéter clairement en instance — pour qu’il s’impose partout, sur le terrain, dans chaque entretien.

Et cela ne doit pas s’arrêter là ! Chaque agent devrait avoir de la visibilité et une ou des alternatives permettant un choix éclairé sur son positionnement. Entretenir l’incertitude est aussi une façon de pousser les agents sur un poste sur lequel ils ne se seraient peut-être pas positionnés s’ils avaient eu un choix.


Sureffectifs : une conséquence assumée

Autre question posée par la CFDT-VNF : que se passe-t-il s’il n’y a pas suffisamment d’agents qui choisissent de rejoindre ces PCC? La direction reconnaît que cela peut conduire, temporairement, à des situations de sureffectif — et affirme assumer ce choix comme la conséquence logique d’une démarche fondée sur le volontariat plutôt que sur une réorganisation imposée.

La CFDT-VNF restera attentive à ce que cet engagement se traduise concrètement, sans pression déguisée.


Cahiers de filière: la clarification demandée par la CFDT-VNF

Autre inquiétude légitime : certaines déclarations avaient pu laisser penser que les cahiers de filière, fruits de neuf mois de co-construction avec près de 470 participants, pourraient être largement réécrits par les préfigurateurs. La CFDT-VNF a demandé des clarifications.


Effectifs 2027 : l’inconnue qui pèse sur tout le reste

Reste une incertitude de taille : dans un contexte budgétaire national très instable, sur quelles bases construire les organisations de demain ? La direction indique retenir, pour l’instant, l’hypothèse d’effectifs constants à l’échelle de VNF et précise que les préfigurateurs travaillent sur ce scénario et à partir des cahiers de filière. Une photographie des effectifs par filière doit être stabilisée cet été pour permettre les premiers arbitrages dès la rentrée.


Formation 2026 : La carte existe, mais où sont les chemins ?



Un budget qui grimpe,
un calendrier qui coince


Sur le papier, l’effort est réel : plus de 1,5 million d’euros consacrés à la formation, en hausse de 38 % par rapport à 2025, structurés autour de cinq axes stratégiques. Mais un chiffre en cache un autre : présenté fin juin, ce plan arrive alors que la moitié de l’année s’est déjà écoulée. Impossible, dans ces conditions, d’en influencer réellement le contenu.

La CFDT-VNF l’a dit clairement à la direction : un PDC présenté à mi-parcours n’est plus un outil de pilotage, c’est un bilan qu’on découvre après coup. La direction reconnaît le problème — sans toutefois s’engager sur une date pour l’an prochain. La CFDT-VNF continuera d’exiger un calendrier cohérent.


900 agents, une urgence enfin reconnue

Bonne nouvelle : la direction a entendu l’alerte lancée par la CFDT-VNF lors du précédent CSA sur les près de 900 agents insuffisamment formés ou éloignés de la formation — en particulier parmi les personnels administratifs. Des ateliers ont démarré, un travail sur le réseau des formateurs internes est engagé.

La CFDT-VNF a toutefois posé une condition simple : ces actions doivent apparaître noir sur blanc dans le PDC lui-même, pas rester des promesses en marge du document.


De l’exploitation à la maintenance : le grand flou des parcours professionnels

C’est le cœur du problème. Avec l’Acte I et II, les cahiers de filière tracent une cible : ce que seront demain les métiers de l’exploitation, de la maintenance spécialisée, des futurs PCC. Mais entre la situation d’aujourd’hui et cette cible, aucun pont n’est encore construit.


L’intelligence artificielle, angle mort du plan

Autre sujet porté par la CFDT-VNF : l’intelligence artificielle, déjà déployée dans certaines directions, qui transforme les méthodes de travail sans que le PDC en tienne suffisamment compte. Le risque souligné par la CFDT-VNF : une montée en compétences à deux vitesses, selon l’accès de chacun aux outils et aux formations.



Ce que révèle la stratégie immobilière de VNF


Un patrimoine à bout de souffle


Bureaux, ateliers, logements de service, centres opérationnels : le patrimoine immobilier de VNF est vaste, technique et vieillissant. La direction a présenté une estimation glaçante — la « dette grise » — c’est-à-dire l’ensemble des travaux nécessaires dans les quinze prochaines années pour remettre les bâtiments à niveau en matière de sécurité, de fonctionnement et de confort.

Un besoin très largement supérieur aux capacités budgétaires actuelles de l’établissement.


La chaleur, angle mort de la conception

Corriger après construction coûte toujours plus cher que bien concevoir dès le départ. La direction reconnaît la problématique et affirme que les nouvelles opérations intègrent désormais les exigences climatiques — tout en admettant que certains épisodes de chaleur extrême dépassent les hypothèses de conception initiales.


La facture cachée

Face à l’ampleur des besoins révélés par cette « dette grise », la CFDT-VNF a demandé que cette évaluation chiffrée soit communiquée aux représentants du personnel. Non pas pour remettre en cause les contraintes budgétaires — chacun les connaît — mais pour mesurer, noir sur blanc, l’écart entre les moyens disponibles et les investissements réellement nécessaires.


Ces logements qu’on laisse mourir

Autre sujet porté par la CFDT-VNF : des logements de service qui restent vides pendant des années, se dégradent et finissent démolis — à grands frais pour l’établissement. La CFDT-VNF a demandé d’accélérer les décisions plutôt que de laisser perdurer des situations sans issue.

Avancée obtenue : les démolitions pourront désormais être financées sur le budget d’investissement, et non plus sur celui du fonctionnement — un changement que la direction qualifie elle-même d’important.


Partir à la retraite, et après ?


Dernier point, plus humain encore : la situation des agents qui quittent, au moment de la retraite, un logement de service occupé parfois pendant des décennies. La CFDT-VNF a demandé qu’une application trop stricte des règles ne conduise pas à des situations difficiles en faisant partir l’occupant, notamment lorsque le logement n’a plus aucun intérêt pour l’exploitation.


Horaires canicule et résidences : les petites questions qui changent le quotidien



Les horaires
« canicule » : obligatoires pour tous ?


Quand un service territorial décale les horaires pour limiter l’exposition aux fortes chaleurs dans le cadre du guide canicule et fortes chaleurs, une question se pose : ces horaires s’imposent-ils à chacun ou peuvent-ils être adaptés selon les contraintes individuelles ? Car commencer beaucoup plus tôt, c’est parfois impossible quand on doit déposer un enfant ou composer avec un long trajet.

La CFDT-VNF a aussi relevé que les services territoriaux n’interprètent pas tous la règle de la même manière : ici une obligation stricte, là plus de souplesse. Nous demandons une directive claire, pour une application homogène et équitable — qui protège des fortes chaleurs sans créer de nouvelles difficultés.


Résidence administrative ou opérationnelle : laquelle compte ?

Chaque personnel est affecté à une résidence administrative. Mais certaines décisions administratives font désormais apparaître une résidence opérationnelle. Laquelle prime juridiquement ? Et quelles conséquences pour vous — frais, temps de trajet, droits ? La CFDT-VNF a demandé que ce point soit clarifié. La direction s’y est engagée.