Neutralité carbone : un climat malsain à la DTBSL


VNF reine du « green washing » : la voie d’eau écolo… de loin alors !

Le 4 avril dernier, les experts du climat de l’ONU ont publié un nouveau rapport consacré à la réduction des Gaz à Effet de Serre (GES). L’empreinte carbone des Français est d’environ 10 tonnes de CO2 par habitant et par an. Dans ce calcul sont prises en compte les émissions des services publics. Dans sa communication, la direction s’associe pleinement au principe de la neutralité carbone, plus solidaire ! En nouant des partenariats avec la ville de Paris, notre ministère de tutelle, la Région Île-de-France et d’autres entités prestigieuses, VNF est associé à divers projets pour des mobilités innovantes visant à la protection de l’environnement. Des études sont développées dans le cadre des Jeux Olympiques de 2024 pour proposer des solutions moins polluantes dans le transport de marchandises et de passagers de façon pérenne sur la voie d’eau.

Un parc automobile polluant et vieillissant

Toutefois, notre direction qui représente l’établissement dans la capitale ne paraît guère pressée de passer des paroles aux actes, surtout en ce qui concerne sa propre empreinte carbone. Les agents continuent pour la plupart de se déplacer dans des véhicules classés en CRIT’AIR 3, 4 ou 5. Ce problème n’a pas été anticipé dans certaines UTI qui sont aujourd’hui paralysées par les jours de restriction de circulation (assez nombreux ces dernières années). L’âge et l’état du parc automobile ne posent pas de problèmes particuliers à la direction dont la rigueur en matière de bilan carbone semble ne concerner que le monde extérieur. 

Les bateaux de service, c’est pire !

Ce double langage deviendrait risible s’il n’était pas tragique et alarmant quand il est question des bateaux de service. Sur ce chapitre, le problème de la pollution serait, pour rester courtois, le moindre des soucis de ces vieux rafiots pour certains toujours en attente d’hypothétiques titres de navigation, pour d’autres d’un passage au chantier naval, et pour tous d’un vrai budget d’entretien et de maintenance. 

Les maisons éclusières : des passoires thermiques

Inutile de revenir sur le sujet des maisons éclusières et des locaux en général dont la vétusté doit effrayer plus d’un expert. On le voit la DTBSL, qui se pose en censeur, n’innove guère en matière de protection du climat ! La région Île-de-France s’illustre comme une des plus mauvaises élèves en matière d’émission de CO2, et notre direction ne fait rien pour corriger ce triste bilan ! 

Moderniser, c’est aussi accepter d’établir le bilan carbone des UTI. En parler, développer des solutions avec le personnel, en un mot décider de vivre au 21e siècle !