Passer au contenu principal
NE LAISSEZ PAS LE HASARD DÉCIDER DE VOTRE AVENIR PROFESSIONNEL !
DEVENEZ LE 1ER DÉFENSEUR DE VOS DROITS !

Auteur/autrice : webm@ster

Heures écrêtées : la CFDT-VNF veut traiter la cause, pas maquiller l’effet

Oui, l’indicateur baisse par rapport à 2024. Non, cela ne signifie pas que le problème est réglé. Quand des heures sont écrêtées, c’est du travail réel qui disparaît des compteurs, et c’est souvent le symptôme d’une organisation sous-dimensionnée.


Un bilan qui confirme l’ampleur… et l’effet “décembre”


Pour le second semestre 2025, la Direction annonce 10 818 heures écrêtées pour 533 agents, avec 11 617 heures utilisées en récupération via le nouveau compteur mis en place sur proposition de la CFDT-VNF, et 3 163 heures concentrées sur le seul mois de décembre. La Direction compare à 2024 et considère que le plan commence à produire des effets.

La CFDT-VNF rappelle que les heures écrêtées restent définitivement perdues, et que l’addition “écrêtées + récupérées” montre au contraire un volume d’heures supplémentaires toujours très élevé.


Le ciblage sur les “gros écrêteurs” ne suffit pas si l’organisation ne change pas

La Direction indique que 212 agents concentrent 85 % des heures écrêtées, et qu’elle a mené 121 entretiens tripartites. La CFDT-VNF souligne que cela ne couvre pas toutes les situations et demande que l’ensemble soit traité, y compris quand les données locales sont incomplètes.


La cause la plus inquiétante : “charge de travail inhérente au poste”

La Direction cite des causes issues des entretiens, dont des cas de charge de travail “inhérente au poste”. La CFDT-VNF estime que cette formulation est un aveu : certains postes sont structurellement surdimensionnés. Elle demande donc une analyse organisationnelle au-delà du suivi individuel, afin de traiter la racine du problème.


Le risque invisible : faire baisser l’indicateur en faisant baisser la déclaration

La CFDT-VNF alerte sur un effet pervers : si l’objectif devient “zéro écrêtage” sans adaptation de la charge, certains encadrants pourraient être incités à ne plus déclarer les heures réelles, ce qui fausse les données et crée un risque psychosocial supplémentaire. Elle demande que VNF assume le recours aux heures supplémentaires quand elles sont nécessaires, y compris par le paiement lorsque c’est justifié.



Dialogue de gestion 2026 : moins de marge, plus de risques

Être à 99,98 % du plafond d’emplois, ce n’est pas une victoire. C’est la preuve qu’il n’y a plus d’amortisseur. La CFDT-VNF demande à la Direction d’assumer les conséquences humaines de cette trajectoire.


2025 : “optimisation historique”, tension maximale pour les collectifs


La Direction met en avant une consommation de 3 989,13 ETPT pour un plafond de 3 990, soit 99,98 %, en insistant sur une gestion “fine” des effectifs. La CFDT-VNF répond que cette situation laisse zéro marge face aux absences, aux pics d’activité et aux imprévus, et qu’elle alimente la fatigue organisationnelle.


2026 : notification provisoire, mais arbitrages déjà lancés

La Direction explique que la notification 2026 est provisoire (contexte de loi spéciale, plafond non définitif), tout en adressant des notifications aux DT et au siège sur la base d’une hypothèse de –22 ETPT, avec un référentiel amené à évoluer en juin. La CFDT-VNF souligne que lancer des arbitrages significatifs dans un cadre incertain augmente le flou pour les services.


Les trajectoires par familles : baisse en exploitation, hausse en maintenance, et la question du “réel terrain”

La Direction présente des évolutions provisoires, dont une baisse sur l’exploitation et la gestion hydraulique, et une hausse sur la maintenance opérationnelle, en liant cette dernière aux astreintes. La CFDT-VNF conteste la logique qui consiste à baisser l’exploitation alors que les missions et contraintes restent identiques, et rappelle que la modernisation ne peut pas être un simple levier de réduction d’effectifs sans adaptation des charges, au risque d’impacts sur la sécurité et les conditions de travail. Elle souligne aussi que les astreintes ne reposent pas uniquement sur la maintenance et que la réalité du terrain doit être considérée.


Recrutements 2026 : quand les chiffres ne collent pas, ce sont les services qui trinquent

La Direction affiche une volonté de professionnaliser le recrutement, mais elle présente une trajectoire d’emplois en baisse et des hypothèses de sorties fragiles. La CFDT-VNF refuse de valider un cadrage qui augmente mécaniquement la tension dans les équipes.


2025 : beaucoup de mouvements, et une instabilité qui se voit


La Direction rappelle qu’en 2025, 279 entrées ont été réalisées pour 283 prévues, mais que 333 sorties ont été constatées, avec un poids important des “autres motifs”, notamment démissions et fins de contrats de CDD de transition. Elle estime que cela traduit la montée en charge de projets de modernisation et le recours à des dispositifs temporaires.

La CFDT-VNF alerte : ces chiffres traduisent aussi une instabilité croissante et un recours important à l’emploi temporaire qui fragilise les collectifs.


2026 : plafond à 3 968 ETPT et hypothèses de sorties contestées

Pour 2026, la Direction annonce un plafond à 3 968 ETPT (–22), avec 250 sorties prévues (120 retraites, 80 mobilités sortantes, 50 autres départs) et 228 entrées possibles. Elle reconnaît un écart important avec 2025 et annonce une vérification technique, notamment sur les fins de contrats. La CFDT-VNF s’inquiète du différentiel et juge l’hypothèse des “autres départs” sous-évaluée, avec un risque de sous-anticipation qui ferait exploser les tensions en cours d’année.


Concours, CDD, transparence : la CFDT-VNF demande des preuves, pas des intentions

Sur le concours PEVNF, la Direction évoque la dématérialisation et 15 lauréats admis en 2025. La CFDT-VNF s’étonne du faible nombre de lauréats au regard des postes vacants publiés et réclame un bilan détaillé entre postes ouverts, pourvus et non pourvus, en soulignant des différences entre directions territoriales et un recours au CDD parfois privilégié. La Direction affirme que les postes pérennes doivent être ouverts au concours et invite à signaler les situations contraires.


Déprécarisation, apprentissage, handicap : des objectifs qui doivent se traduire

La Direction indique que 38 agents ont bénéficié en 2025 d’une mesure de déprécarisation, et rappelle le cadre des CDD. La CFDT-VNF demande un cadre plus explicite pour éviter des décisions perçues comme arbitraires et garantir l’égalité de traitement. Sur l’apprentissage et le handicap, la Direction fixe des objectifs, mais reconnaît que certains n’ont pas été atteints ; la CFDT-VNF demande un suivi opérationnel et des engagements réalistes.


Ce que demande la CFDT-VNF : un calendrier, des points réguliers, des garanties

La CFDT-VNF demande que la maintenance soit suivie régulièrement en CSA, avec des documents et un calendrier communiqué. Elle veut aussi que la Direction précise ce qui est déjà acté, ce qui reste ouvert, et ce qui relève d’un arbitrage à venir, parce que c’est la seule manière de sécuriser les équipes et d’éviter une réorganisation subie.


Acte II : la CFDT-VNF veut des arbitrages débattus, pas des décisions habillées


La Direction met en avant une “co-construction” massive ; la CFDT-VNF répond que la méthode ne suffit pas si le cadre est verrouillé et si les agents de terrain ne sont pas réellement en capacité de peser. L’enjeu, désormais, est celui de la transparence des arbitrages et des conséquences humaines des centralisations.


Mobilisation affichée, représentativité discutée

La Direction évoque environ 100 réunions et 470 participants entre septembre 2025 et janvier 2026, en indiquant que les groupes ont été élargis et que le calendrier est tenu. La CFDT-VNF se félicite de l’élargissement obtenu suite à son intervention, mais s’interroge sur la représentativité réelle, notamment dans des filières comme la maintenance où la présence d’agents de terrain serait insuffisante.

La Direction reconnaît que la participation des agents de terrain n’a pas toujours été au niveau attendu et explique que l’expression peut être difficile face à l’encadrement, tout en citant des dispositifs mis en place pour favoriser la parole. La CFDT-VNF alerte sur un risque simple : si certains agents n’ont pas pu ou osé parler, certains sujets n’ont peut-être pas été intégrés aux cahiers.


Le nœud du problème : co-construction… mais macro-organisation déjà décidée

Sur le retour d’expérience, la Direction affirme que la dynamique aurait progressivement généré de l’adhésion. La CFDT-VNF nuance : dans plusieurs filières, le sentiment que “tout est déjà décidé” persiste, et elle cite l’exemple des achats, où des décisions de centralisation auraient été annoncées avant la fin des travaux. La Direction assume alors que certaines macro-décisions, notamment la centralisation de filières support, étaient décidées en amont et n’étaient pas ouvertes à discussion, en indiquant avoir été transparente dès le départ.



Des “gains” identifiés… mais des questions lourdes non stabilisées

La Direction met en avant des gains communs (clarification des macro-activités, interfaces, posture servicielle, organisation cible, indicateurs). La CFDT-VNF reconnaît le travail mais alerte sur des points structurants : la clarification des périmètres n’est pas stabilisée (avec des conséquences possibles en DT), la polyvalence doit se traduire dans les fiches de poste et les entretiens professionnels, les simplifications ne doivent pas recréer des contrôles redondants, et les besoins en formation ne sont pas assez explicités. Elle insiste aussi sur un chantier de simplification des processus internes, jugés trop lourds dans un contexte de baisse d’effectifs.


Centralisations : pas de mobilité géographique, mais un vrai changement hiérarchique

La Direction confirme son souhait de rattachements hiérarchiques pour certaines filières (SIG, juristes) avant l’été, sans modification de fiche de poste et sans mobilité géographique, puis une phase de préfiguration pour affiner l’organisation. La CFDT-VNF rappelle qu’un rattachement hiérarchique n’est jamais neutre et demande de l’équité, en citant des précédents où un choix avait été laissé aux personnels. La Direction maintient que la décision est actée et indique qu’en cas de refus individuel, l’accompagnement RH sera mobilisé.

La Direction annonce un CSA le 26 mars consacré aux cahiers de filières et aux arbitrages, avec des documents transmis idéalement dans la semaine du 9 mars. La CFDT-VNF demande un délai suffisant pour analyser le volume et les impacts.

Dégradation de la voie d’eau : le petit gabarit, l’arbre qui cache la forêt

Le CSA de février 2026 acte enfin une évidence : le petit gabarit est un révélateur. Quand la régénération n’est pas au niveau, ce sont la continuité du service public, la sécurité d’exploitation et les conditions de travail qui se dégradent. La Direction le reconnaît, mais renvoie les arbitrages lourds à plus tard. La CFDT-VNF exige, elle, une trajectoire lisible et discutée.


Un constat terrain, étayé, et qui ne date pas d’hier


La CFDT-VNF décrit des difficultés croissantes d’exploitation, des avaries découvertes tardivement et des fermetures prolongées, en rappelant que des rapports publics (Cour des comptes, Sénat) ont déjà pointé l’insuffisance des moyens consacrés à la régénération malgré les efforts de modernisation. La question posée est frontale : comment garantir un réseau navigable sécurisé et stable si l’on n’augmente pas réellement la régénération, et si l’on n’assume pas des priorisations claires ?


La Direction confirme les besoins de modernisation et de régénération, mais explique que les enveloppes budgétaires ne sont pas fongibles et que l’équilibre demandé doit être respecté. Elle affirme vouloir obtenir davantage de crédits pour la régénération afin de mieux équilibrer l’effort, ce qui revient à dire que le sujet se joue aussi au niveau des tutelles et de l’arbitrage budgétaire national.


“Dénavigation” : pas de décision… mais la question est déjà sur la table

La Directrice générale reconnaît la dégradation du réseau et l’insuffisance des moyens actuels, et annonce une stratégie d’investissement pour établir des priorités, notamment sur le petit gabarit, et documenter différents scénarios pour préparer le prochain COP. Elle précise qu’aucune décision de “dénavigation” n’est arrêtée et que ce type d’arbitrage relève d’un choix politique national, et non d’une décision unilatérale de VNF.


La CFDT-VNF exprime son inquiétude face à certaines évolutions organisationnelles (posture servicielle, contrats territoriaux, évolution des services territoriaux) qu’elle interprète comme des signaux possibles de désengagement progressif sur certains itinéraires. La Direction conteste l’idée d’un désengagement programmé et affirme vouloir au contraire mieux documenter et défendre les missions de VNF, en distinguant la gestion des urgences et la réflexion stratégique de moyen terme sur 12 à 18 mois.

Maintenance : la CFDT-VNF exige un calendrier et une vraie consultation

Sur la maintenance, le problème n’est pas seulement technique. Il est aussi démocratique : qui est informé, quand, et dans quel cadre ? La CFDT-VNF refuse que des orientations structurantes soient découvertes ailleurs qu’en instance, et elle demande une méthode lisible, un calendrier et des garanties pour les équipes.


Un engagement de suivi en CSA… qui doit être tenu


La CFDT-VNF rappelle que la Direction s’était engagée à présenter régulièrement en CSA l’avancée des réflexions sur la maintenance. En février, elle constate l’écart entre cet engagement et la réalité, puisqu’elle dit avoir découvert certaines orientations via le magazine VNF Réseau plutôt qu’en instance. Pour la CFDT-VNF, le sujet n’est pas anecdotique : l’information “hors instance” crée mécaniquement de la défiance et installe l’idée que le dialogue social arrive après la communication.


La Direction indique qu’un point d’information a été présenté aux délégués syndicaux lors d’une réunion spécifique en février et qu’elle poursuivra les échanges au fil de l’avancement. Elle précise que les instances seront formellement consultées dès lors qu’un projet de réorganisation “structuré” sera établi. Autrement dit, la Direction propose une séquence où l’instance se positionne lorsque le projet a déjà pris forme.



Communication : stratégie ambitieuse, moyens contraints :  La CFDT-VNF demande des comptes

À la demande de la CFDT-VNF, la Direction présente en CSA central sa stratégie de communication, portée par une directrice arrivée en mai 2025. L’ambition est assumée : être plus proactif, multiplier les opportunités de prise de parole et de mener un travail de conviction et d’influence.

Mais la CFDT-VNF pose une question de cohérence : comment tenir une stratégie renforcée avec une baisse de budget de 40% ?


Le contexte : réputation, climat, vétusté… et transformations internes


La Direction décrit un environnement à forts enjeux médiatiques (vétusté du réseau, sécheresses/crues, critiques publiques) et une nécessité d’accompagner les personnels dans les transformations. La stratégie vise l’externe (notoriété, crédibilité) et l’interne (cohésion, marque employeur, recrutement/fidélisation), avec une organisation en filière communication et l’idée d’“agents ambassadeurs”.


La question CFDT-VNF : la parole de VNF est-elle menacée ?

La CFDT-VNF interroge l’impact concret d’une circulaire du Premier ministre sur la prise de parole des préfets, craignant une restriction implicite de la parole de l’établissement. La Direction répond que cette circulaire ne s’applique pas à VNF à ce stade, le préfet n’étant pas délégué territorial de l’établissement, et que les prises de parole se font comme auparavant en coordination avec les autorités préfectorales.


–40% de budget : le risque de faire “plus” avec “moins”… et de le payer en charge de travail

La CFDT-VNF alerte : une baisse de 40% n’est pas neutre, surtout dans un établissement exposé et en transformation. Nous demandons que les arbitrages soient explicités (quelles actions réduites, transformées, renoncées ?) et refusons que la variable d’ajustement soit l’intensification du travail des équipes déjà contraintes. Elle demande un point spécifique en CSA pour mesurer l’impact sur les missions et les conditions de travail, et s’inquiète d’une pérennisation de la baisse au-delà de 2026 si aucune alerte ne remonte aux tutelles..


La Direction reconnaît qu’il y aura des arbitrages, davantage de production interne et un bilan pour identifier les ajustements nécessaires. La stratégie doit rester cohérente avec les moyens humains et financiers. La CFDT-VNF continuera de demander des éléments concrets : périmètre d’actions, priorités, charge de travail avec un budget en cohérence et suivi en instance.

Baromètre social 2026 : la CFDT-VNF veut des questions justes… et des suites visibles

La Direction annonce un baromètre social en 2026 pour “objectiver” le ressenti des personnels, dans un contexte de transformations importantes (actes I et II, projets structurants, évolutions des métiers et des modes de travail). L’intention peut être utile. La CFDT-VNF fait un lien de cause à effet: Si ces enquêtes ne servent pas concrètement à améliorer réellement le quotidien et les conditions de travail des personnels, ils n’y répondent pas. Cette évidence peut entre autres choses, expliquer le faible de taux de participation répétitif.


Ce que la Direction met sur la table : anonymat, RGPD, comparabilité


La Direction présente le baromètre comme un outil anonyme et sécurisé, conforme au RGPD, couvrant de nombreuses thématiques (travail au quotidien, conditions de travail, sens, compétences, reconnaissance, management, communication interne, compréhension des évolutions). Elle insiste sur la stabilité du questionnaire pour pouvoir comparer avec 2023 et rappelle qu’en 2023 le taux de réponse était d’environ 40%.


Un calendrier à retenir

Le calendrier prévisionnel prévoit des travaux jusqu’au printemps, une communication à partir d’avril, une période de consultation du 25 mai au 12 juin 2026, puis une analyse l’été et une restitution des résultats à la rentrée, notamment en CSA.


Le nœud du problème : “à quoi ça sert, concrètement ?”

La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : si certains personnels répondent peu, ce n’est pas seulement par crainte de s’exprimer, mais parce qu’ils ont le sentiment que cela ne change rien. Elle insiste aussi sur la difficulté à mobiliser les personnels de terrain sur des enquêtes dématérialisées, ce qui oblige à prévoir une information et un accompagnement spécifiques.


Des questions à actualiser, et des formulations neutres

La CFDT-VNF regrette que le questionnaire n’ait pas été présenté en amont :


Vos collègues CFDT-VNF proposent notamment des questions centrées sur l’entretien professionnel (fiche de poste à jour, échanges sur objectifs passés, définition concertée des objectifs, moyens réalistes). Nous demandons à recevoir le questionnaire avant diffusion et rappelons l’importance de formulations neutres. La Direction indique que les éléments seront transmis en amont, tout en précisant qu’il n’y a pas d’engagement à une discussion détaillée question par question en CSA.

Regroupement des agences comptables : oui au principe, non au passage en force

La Direction met en place, au 1er février 2026, une réorganisation du réseau comptable : l’agence comptable principale (ACP) et les agences comptables secondaires (ACS) sont regroupées et rattachées à la direction générale. La CFDT-VNF reconnaît l’intérêt du principe, mais refuse de valider une mise en œuvre trop rapide et insuffisamment sécurisée pour les personnels.


Ce qui change : rattachements revus


Aujourd’hui, l’ACP est implantée à Béthune (rattachée à la DJEF) et trois ACS existent (Paris, Nancy, Lyon avec une antenne à Nevers). Le projet regroupe ces entités avec un objectif affiché de cohérence hiérarchique et administrative :


Objectifs affichés : séparation ordonnateur/comptable et harmonisation RH

La Direction met en avant la séparation ordonnateur/comptable (sortie de l’ACP du rattachement à la DJEF) et l’harmonisation de la gestion RH (promotions, régimes indemnitaires, évolutions salariales via des enveloppes siège).

La CFDT-VNF partage l’idée qu’une organisation comptable plus lisible et une séparation clarifiée peuvent aller “dans le bon sens”, notamment au regard d’expériences passées.


Le vrai problème : un calendrier intenable et des impacts encore flous

La CFDT-VNF exprime de fortes réserves sur les conditions de mise en œuvre. Une consultation fin janvier pour une application au 1er février laisse trop peu de temps pour sécuriser les impacts concrets pour les personnels. Elle alerte aussi sur la fragilité du service de proximité du siège, déjà fortement sollicité  malgré plusieurs postes vacants, des absences et l’ajout des premières directions nationales. Elle alerte également sur l’absence de visibilité sur les renforts et moyens réellement mobilisés.


Carrières, promotions, égalité de traitement : des questions qui ne peuvent pas rester “en suspens”

De façon plus large, elle pointe des questions très opérationnelles sur la création des directions nationales :


Mobilité fonctionnelle : l’heure de vérité sur le calendrier et la consultation

Au CSA central du 22 janvier 2026, la Direction répond à la déclarationpréalable intersyndicale CFDT-VNF et FO en reconnaissant la fidélité du constat posé et l’importance du contexte pour le dialogue social.

Toutefois, la CFDT-VNF rappelle que le dialogue social ne se juge pas à la politesse des formules : il se juge à la capacité à tenir des engagements, à aligner les calendriers, et à consulter réellement les personnels quand ils sont directement concernés.


Ce que la Direction annonce : une “méthode” et une première réunion dédiée


Sur la mobilité fonctionnelle, la Direction indique qu’une première réunion dédiée sera organisée dans le cadre du dialogue social récurrent (réunions DRHM/DS). L’objectif annoncé est de dresser un état des lieux des dispositifs existants, qu’il s’agisse de l’accompagnement prévu dans le pacte social ou des mesures d’accompagnement financier, avant d’identifier des améliorations possibles avec les organisations syndicales.


Focus maintenance : un sujet “reporté” qui doit maintenant être traité

La Direction annonce aussi un focus spécifique sur la filière maintenance, qui n’avait pas pu être abordée lors d’une réunion précédente annulée. La CFDT-VNF considère que c’est indispensable : c’est précisément sur les métiers exposés et sous tension que l’on voit si l’accompagnement est réel, lisible et applicable sur le terrain.


Le point dur : l’alignement des calendriers (négociation vs réorganisations)

La Direction confirme avoir identifié le lien entre l’accord mobilité fonctionnelle, l’acte II et les réorganisations qui peuvent en découler. Elle indique qu’un échange spécifique sur le calendrier des réorganisations est prévu après la finalisation des cahiers de filière fin janvier, puis régulièrement dès février, avec un rendez-vous important au CSA de mars, avant une mise en œuvre qui pourrait débuter au printemps.

  • la culture prévention,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Le “revirement” sur le seuil des 4 agents : une fracture de confiance

Concernant l’acte I, la CFDT-VNF rappelle le malaise suscité par le revirement de la direction générale sur la remise en cause du seuil des “4 agents”, alors que ce principe avait été affirmé à plusieurs reprises, y compris par écrit dans des versions du projet d’accord. À ce stade, la CFDT-VNF indique ne pas disposer d’une explication satisfaisante sur les raisons de ce revirement.