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Heures écrêtées : du temps donné, puis effacé




Les chiffres du premier semestre 2026


À l’inverse, 14 471 heures ont pu être récupérées, notamment grâce à l’allongement à six mois de la période de récupération, une évolution portée et obtenue par la CFDT-VNF. Une vraie avancée, mais qui montre aussi ses limites.


« Vous devriez mieux vous organiser »

Certains d’entre vous l’ont entendu. La CFDT-VNF le dénonce : quand les missions se multiplient, que les périmètres s’élargissent, que les déplacements dévorent les journées et que les absences ne sont pas remplacées, faire porter la responsabilité des dépassements aux personnels n’est ni juste ni acceptable.

Les heures écrêtées sont un thermomètre. Elles mesurent la fièvre d’une organisation qui manque de moyens. C’est à la direction de fixer des priorités, de répartir les missions et, si nécessaire, de différer ou d’abandonner certaines activités.


Zéro heure écrêtée : un objectif encore loin de la réalité

Malgré l’objectif de « zéro heure écrêtée » affiché par la direction générale, de nombreuses heures continuent de disparaître des compteurs. Une pratique malheureusement instaurée dans la fonction publique, mais interdite dans le code du travail pour les salariés de droit privé.

Le passage de 2 à 6 mois du délai de récupération, obtenu par la CFDT-VNF, permet de limiter ces pertes, sans toutefois régler le problème des dépassements récurrents. Les heures travaillées ne doivent pas devenir des heures perdues.

Le paiement des heures supplémentaires reste possible dans les conditions applicables. Selon la direction, la demande se fait via un formulaire qui remonte de la hiérarchie (après validation N+2) directement au SGAP qui instruit. La direction des ressources humaines affirme ne pas refuser le paiement de ces heures et qu’aucune restriction n’est posée même si très peu de demandes remontent. En effet, dans les faits, cette possibilité reste souvent théorique. La CFDT-VNF veut qu’elle devienne réelle.

Ce que nous avons obtenu :
l’engagement de la direction à renforcer ses analyses et à mieux distinguer les heures récupérées des heures perdues ; une méthode d’évaluation de la charge de travail définie au plus vite et présentée début 2027.

Ce qui reste à gagner :
des plans d’action concrets ; le paiement effectif des heures impossibles à récupérer et des recrutements lorsque le besoin est récurrent ; un bilan au printemps 2027 qui présente les mesures engagées et pas seulement l’évolution des volumes.


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