Auteur/autrice : Florence Dequiret

64 ANS, C’EST NON ! TOUS A LA MANIFESTATION LE MARDI 31 JANVIER 2023 !

Cher(e)s Collègues,

La mobilisation contre le report de l’âge légal à 64 ans de la réforme des retraites continue ! Rendez-vous massivement le 31 janvier dans la rue !

Nous étions plus de 2 millions, le 19 janvier dernier, à affirmer notre refus du report de l’âge légal de départ à la retraite.  

Réunis dans les rues, les travailleuses et travailleurs se sont rassemblés pour déclarer haut et fort leur opposition face à ce projet de réforme, qui n’est pas justifié économiquement et qui les pénalise.

Si le gouvernement met l’accent sur quelques mesures d’accompagnement, celles-ci restent totalement insuffisantes !

LA MOBILISATION CONTINUE ! RENDEZ-VOUS MASSIVEMENT LE 31 JANVIER


Soyons plus nombreuses et nombreux encore pour faire la démonstration que TOUS ENSEMBLE NOUS DISONS :

# LA RETRAITE A 64 ANS : C’EST NON !

Vous souhaitez vous mettre en grève le 31 janvier ? Vous n’avez aucune démarche particulière à réaliser, les préavis de grève sont déjà déposés.

Vous souhaitez vous mobiliser à nos côtés sur les lieux de rassemblement ?

La CFDT met à disposition des bus au départ de différents endroits. Vous trouverez, ci-après, le lien permettant l’inscription au départ de Béthune (13h) place de l’Europe, Lens (13h) 13b route de Béthune, Arras (12h), Douai (12h45) : Mobilisation retraites le 31 janvier 2023 à Lille (google.com)

Ce lien sera clôturé ce vendredi 27 janvier à 17h.

L’inscription aux bus est obligatoire 

Vous souhaitez nous rejoindre directement sur Lille ou Amiens ?

Pour tous les adhérents à la CFDT-VNF, nous rappelons également que sur justificatif vous pouvez solliciter la prise en charge des frais de déplacement (transports en commun ou covoiturage d’au moins deux personnes).

Les RDV pour la manifestation du 31 janvier : 14H30 Porte de Paris à Lille ou 14H Maison de la Culture à Amiens

Merci de relayer ces informations à tous vos collègues qui souhaitent se mobiliser pour défendre le droit à la retraite 

Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

Le 19 janvier, une puissante mobilisation qui oblige au retrait !

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs et de jeunes se sont mobilisé(e)s mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.

Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s’y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.

Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier prochain.

64 ANS, C’EST NON ! TOUS A LA MANIFESTATION LE JEUDI 19 JANVIER 2023 !

Cher(e)s Collègues,

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Pourquoi se mobiliser contre cette réforme ?

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement : le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

De fait, le 19 janvier, les organisations syndicales font un appel à la grève contre le projet de loi du gouvernement sur les retraites. Tous les personnels privés comme publics ont le droit de montrer leur mécontentement en se rendant dans les divers points de rassemblement prévus et organisés par les organisations syndicales.

Vous souhaitez vous mettre en grève le 19 janvier ? Vous n’avez aucune démarche particulière à réaliser, les préavis de grève sont déjà déposés !

Vous souhaitez vous mobiliser à nos côtés sur les lieux de rassemblement ?

La CFDT met à disposition des bus  au départ de différents endroits.

Vous trouverez, ci-après, le lien pour l’inscription Béthune, Arras, Lens, Douai

L’inscription aux bus est obligatoire 

Vous souhaitez nous rejoindre directement sur Lille ou Amiens ?

Pour tous les adhérents à la CFDT-VNF nous rappelons également que sur justificatif vous pouvez solliciter la prise en charge des frais de déplacement (transports en commun ou covoiturage d’au moins deux personnes).

Les RDV pour la manifestation du 19 janvier : 14H30 Porte de Paris à Lille ou 14H Maison de la Culture à Amiens

Merci de relayer ces informations à tous vos collègues qui souhaitent se mobiliser pour défendre le droit à la retraite 

Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

Flash-info : lors de l’HMI, la majorité a voté !

La CFDT-VNF a organisé le 10 janvier 2023 une HMI pour l’ensemble des personnels du siège. 106 d’entre eux ont pu y participer et nous les en remercions, notamment au regard du délai court de prévenance mais aussi, au regard de la charge de travail qui doit peser sur chacune et chacun d’entre eux en ce début d’année.

Lors de cette réunion, la CFDT-VNF a exposé aux personnels les difficultés auxquelles elle était confrontée dans le cadre d’un dialogue social sclérosé sur les seules positions unilatérales de la direction. 

En résumé, la direction réunit les représentants du personnel, non pas pour concerter et dialoguer dans l’objectif de rechercher des solutions et retenir des propositions qui prennent en compte les difficultés et les attentes légitimes des personnels, mais pour dérouler sa seule vision. La direction reste étanche à toutes autres idées ou propositions et cela quel que soit le sujet.

Ce constat qui ne date pas d’hier s’aggrave et se répète sur l’ensemble des sujets !

La direction se refuse à écouter les alertes que nous relayons ou, au mieux, les ignore. Et lorsque nous lui proposons d’interroger et d’écouter directement les personnels par le biais d’une consultation directe (référendum d’entreprise), elle s’y refuse également. Elle préfère, à l’image du directeur général, s’auto-féliciter en permanence et botter en touche sur tous les sujets qui ne sont pas ses priorités. La direction laisse parfois les situations déraper dans un rapport de force qu’elle considère à son avantage, tout en claironnant à chaque occasion que le personnel est plutôt satisfait de son sort et des arbitrages qu’elle rend: la répétition fixe la notion !

De nombreux exemples ont pu être donnés lors de l’HMI et 90% des personnels présents ont voté pour qu’un message fort de mécontentement soit envoyé à la direction ! L’objectif est qu’elle remette en question ses pratiques, ses méthodes managériales, ses arbitrages unilatéraux et se décide enfin à respecter un réel dialogue social dont, rappelons-le, elle porte la responsabilité !

Une telle situation n’est plus durable et laisse légitimement penser que cette année sera une nouvelle fois très difficile pour tous les personnels ! CELA SUFFIT !

70% des personnels présents ont voté pour boycotter la cérémonie des vœux du directeur général ce 16 janvier 2023 et 15% ne se sont pas prononcés.

Cette expression démocratique est un message fort qui en dit long sur l’écart entre le ressenti du DG se déclarant fier et heureux et, à contrario, le sentiment de beaucoup de personnels qui subissent des décisions, ordres, contre-ordres non explicités, perte de sens au travail, difficultés financières liées à une inflation sans fin et pour laquelle l’établissement est loin d’activer tous les leviers à sa portée pour minorer les effets sur son personnel.

Respectueuse du mandat qui lui a été donné en HMI, la CFDT-VNF souscrit et relaye l’appel au boycott de la cérémonie des vœux du Directeur général ce 16 janvier 2023.

Aussi, nous n’entendrons pas ce nouveau monologue de la direction générale présentant son bilan, forcément positif, compilé d’autosatisfaction tout en se gardant bien de souligner toutes les difficultés auxquelles, dans votre quotidien, vous êtes confrontés.

Vous considérez que tout va pour le mieux, que vous avez tous les moyens nécessaires pour travailler dans de bonnes conditions, que votre qualité de vie au travail s’améliore et qu’elle est prise en compte comme une priorité par la direction ? Vous estimez avoir une réelle reconnaissance de votre investissement et de votre travail, que les mesures salariales, notamment individuelles, sont justes, équilibrées et à la hauteur de votre investissement ? Vous avez une vision claire de votre avenir, de votre déroulé de carrière et de la place que vous occuperez dans le VNF de demain ?

Alors RDV le 16 janvier pour écouter et applaudir la politique de la direction générale afin de l’encourager à poursuivre dans ce sens !

Si comme 90 % des personnels présents à l’HMI vous considérez que les méthodes de la direction doivent changer, que la direction doit désormais non seulement entendre mais écouter les personnels, les considérer, les placer au cœur de toutes les réformes et décisions prises, leur apporter une visibilité suffisante sur leur avenir tout en mobilisant les moyens à la hauteur de leur engagement :

Boycottez la cérémonie des vœux du Directeur général et de son collectif afin d’envoyer un message clair : ça doit changer !

Encore une fois, chacune et chacun doit prendre ses responsabilités et nul doute que la direction ne manquera pas de tenir les comptes afin d’interpréter, si les feux sont au vert, pour poursuivre sa politique unilatérale ou s’il y a réellement matière à écouter et à changer.

Vous avez collectivement les clés de votre avenir et c’est tous ensemble que nous pouvons faire bouger les choses vers une politique d’établissement sociale et plus juste !

*La cérémonie des vœux n’est pas une réunion de travail. Elle n’est donc pas obligatoire et ne peut pas vous être imposée. Votre participation reste votre choix et la CFDT-VNF respectera celui-ci quel qu’il soit. Nous invitons les hiérarchies à laisser libre les personnels d’y participer ou non, sans influer sur leur prise de décision.

Flash info – Rachat des Jours RTT majorés et défiscalisés : tout ça pour ça !

Rappel du contexte et des enjeux

La loi de finances rectificative adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat, publiée au JO le 17 août 2022, prévoit dans son article 5 qu’il est possible de bénéficier, pendant 4 ans à compter de 2022, d’une défiscalisation du rachat des jours RTT pour les personnels de droit privé qui en font la demande « avec l’accord de l’employeur ».

3 avantages pour les salariés par rapport à la liquidation du CET en argent

  • Les jours rachetés par VNF ne seront pas soumis aux cotisations sociales, donc la valeur d’une journée rachetée sera supérieure à celle d’une journée liquidée du CET ;
  • Les jours rachetés seront majorés de 25% par VNF sur le même principe que la 1ère heure supplémentaire ;
  • Les sommes découlant du rachat de ces jours (dans la limite des plafonds prévus par l’article 5 de la loi) n’entrent pas dans les revenus déclarés. Le rachat de ces jours est donc défiscalisé.

En 2022, la direction a refusé de mettre en place ce dispositif pour les salariés de droit privé prétextant qu’un tel dispositif pourrait susciter des effets d’aubaine pour des salariés qui, d’ordinaire, ne placent pas de JRTT sur le CET et donc ne le liquident pas. Selon la direction, cela viendrait amplifier le coût déjà induit par la liquidation annuelle des CET. De fait, au regard des dépenses portant sur la masse salariale 2022, elle avait refusé une application de ce dispositif en 2022 mais s’engageait à le mettre en place dès 2023.

2023, nous y sommes. Alors : QUOI ? QUAND ? COMMENT ?

Devant la surdité de la direction, la CFDT-VNF a porté et défendu ce sujet auprès des deux ministres de notre ministère (C. BECHU et C. BEAUNE) en 2022. Ceux-ci nous ont entendus et ont fortement incité la direction de VNF à ouvrir au plus vite les négociations sur ce sujet. De fait, une première réunion de négociation a été organisée fin novembre dans l’objectif de définir les conditions dans lesquelles le rachat des JRTT pour les salariés de droit privé serait possible en 2023.

  • La CFDT-VNF demandait le rachat possible (pour celles et ceux qui le souhaitaient) des 19 JRTT ;
  • La direction de son côté proposait le rachat possible de 5 JRTT sur la paie de juin.

La direction a justifié sa proposition sur le fait qu’elle supputait que l’effet d’aubaine pourrait induire une enveloppe de 300K€ supplémentaire à celle habituellement consacrée à la liquidation du CET. Ce montant a été calculé selon l’hypothèse que tous les salariés solliciteraient le rachat de 5 JRTT. A l’inverse, l’économie engendrée par le fait que les JRTT rachetés ne seraient pas placés sur le CET (et donc ne bénéficieraient pas de l’abondement prévu dans ce dispositif) n’est calculée que sur les 160 salariés qui ont l’habitude de liquider leur CET. La direction mise sur le scénario le plus onéreux car elle ne veut surtout pas dépasser l’enveloppe de 300K€. Toutefois, elle a proposé qu’un bilan soit réalisé en juin et de reconduire l’opération si l’enveloppe initialement calculée n’était pas totalement consommée. En fonction du solde disponible, il serait alors possible d’autoriser un rachat complémentaire à définir qui pourrait être versé sur la paie de novembre.

Pour la CFDT-VNF, le compte n’y est pas car le plafond défini est trop restrictif et tout cela comporte beaucoup trop d’incertitudes qui vont brouiller la communication et la bonne compréhension des salariés ! Pour autant, voulant être constructifs et ouverts à la négociation, nous avons fait une seconde proposition à savoir de ne pas fixer un plafond individuel en jours mais en euros. En effet, la valeur d’un JRTT n’est pas la même selon le niveau de rémunération des salariés. Aussi, fixer un plafond en nombre de jours favorisera toujours les plus hauts revenus aux dépens des plus bas.

Ainsi, indépendamment du nombre de jours, nous avons proposé d’autoriser le rachat des JRTT dans la limite de 2 000 € nets par salarié. Afin d’anticiper une éventuelle réponse négative de la direction, nous avons proposé d’élargir la possibilité de rachat à 10 JRTT en cas de refus de cette proposition.

La direction nous a indiqué qu’elle analyserait ces propositions pour la seconde réunion programmée en décembre.

Résultat de la seconde réunion de négociation 

A cette réunion, la direction a indiqué qu’il serait impossible de fixer un plafond en euros comme le proposait la CFDT-VNF car l’outil de gestion des temps OCTAVE n’était pas interfacé avec l’outil de paie et qu’il serait trop complexe de procéder à des calculs individuels selon chaque demande.

Elle a indiqué être « sensible » au fait que les JRTT n’avaient pas la même valeur selon le salaire et qu’elle proposait alors de différencier le plafond de rachat autorisé en fonction du niveau du salarié, à savoir :

  • 7 JRTT pour les niveaux 1 à 3 ;
  • 5 JRTT pour les niveaux 4 et 5 ;
  • 3 JRTT pour les niveaux 6 à 8 ;
  • dispositif non applicable pour les niveaux 9 et 10.

La CFDT-VNF a indiqué qu’outre le fait d’être opposée à ces plafonds trop bas, la différenciation en fonction du niveau était « une fausse bonne idée » et qu’elle refusait cette proposition. En effet, il est démontré (chiffres à l’appui) que les salariés de niveaux 1 à 3 sont ceux qui placent le moins de jours sur leur CET et, par conséquent, sont peu nombreux à en demander la liquidation (19 salariés en moyenne sur les dernières années). De plus, un salarié de niveau inférieur peut parfois percevoir une rémunération supérieure à celle d’un salarié de niveau supérieur (par exemple un salarié de niveau 3 peut gagner davantage qu’un salarié de niveau 4 etc.). Par conséquent, cette proposition conduirait à aggraver les injustices salariales.

Désavantager la moitié des personnels avec une proposition inférieure à la première (3 JRTT pour les niveaux 6 à 8 au lieu de 5 initialement) est contraire à l’esprit de la négociation visant à rechercher une convergence et un compromis dans la négociation. Cela pourrait même être assimilé à une réelle provocation.

Devant nos arguments, la direction a indiqué lors de cette seconde réunion que, dans ce cas, elle reviendrait à sa première proposition à savoir la possibilité de racheter un maximum de 5 JRTT par salarié. Elle a d’ailleurs précisé que cette solution avait ses faveurs car elle serait plus simple à mettre en œuvre. L’essentiel pour la direction est de ne pas dépasser l’enveloppe des 300K€ sur laquelle elle avait construit sa première proposition.

La CFDT-VNF a tenté une dernière proposition pour faire avancer la négociation. Si la direction craignait le coût induit par le rachat de JRTT ajouté au solde de la liquidation du CET, il serait possible (sous réserve de porter la possibilité de rachat à 15 JRTT) de geler sur l’année la possibilité de liquider le CET pour les salariés ayant demandé un rachat de JRTT. Cela restait au choix du salarié et ainsi évitait la double dépense.

La direction nous a indiqué réfléchir à cette nouvelle proposition mais, au final, une nouvelle fois, celle-ci fut balayée d’un revers de main. La dernière proposition de la direction est la suivante :  

 TRANCHETRANCHEPLAFOND DE JRTTMONTANT MINIMONTANT MAXI
125 000 €28 800 €5.5651.04 €750.00 €
228 801 €31 700 €5681.84 €750.47 €
331 701 €35 200 €4.5675.45 €750.00 €
435 201 €39 600 €4666.69 €750.00 €
539 601 €45 200 €3.5656.27 €749.05 €
645 201 €52 800 €3642.06 €750.00 €
752 801 €63 400 €2.5625.01 €750.47 €
863 400 €79 300 €2600.38 €750.95 €
979 301 € 1.5563.22 € 

Nombre moyen de jours :            3.841

Exemples :  

Un salarié percevant 25K€/an pourra racheter 5,5 JRTT correspondant à un montant de 651,04€
Un salarié percevant 39,6 K€/an pourra racheter 4 JRTT correspondant à un montant de 750€

Si cette dernière proposition est plus juste que le plafonnement du rachat des JRTT en fonction de la catégorie socio-professionnelle (le niveau), elle reste inférieure à la première proposition de la direction (5 JRTT pour tous) sur laquelle elle s’était engagée à revenir à l’issue de la seconde réunion. De plus, pour la CFDT-VNF, ce plafond reste insuffisant au regard du contexte économique et du peu de moyens alloués pour la NAO. Si la certitude d’une enveloppe NAO de 5% minimum était donnée, nous pourrions entendre cette limite mais malheureusement, à ce jour, nous en sommes très loin.

Le dialogue social, la concertation et encore plus la négociation : la direction s’en moque éperdument !

Unilatéralement, la direction acte donc cet arbitrage qui est loin d’être à la hauteur des attentes des salariés. Rappelons que ce dispositif aurait pu être mis en œuvre dès 2022 si la direction l’avait voulu, et qu’il prendra fin en 2025.  

Devant ce mur, nous avons proposé à la direction de mettre en œuvre le référendum d’entreprise. Ce dispositif consiste à interroger directement les personnels sur un projet d’accord collectif ou, pour cette situation qui ne relève pas d’un accord, demander leur avis quant à la justice et la satisfaction de sa proposition comme elle a su le faire au siège avant de décider de la fermeture des bâtiments le 31 décembre 2022 et le 2 janvier par exemple.

Réponse de la direction sur le référendum d’entreprise : « Concernant votre demande de recourir à un référendum d’entreprise, je vous informe que ce dispositif ne peut être mis en œuvre à VNF sur ce sujet. »

Pourtant, plutôt que de perdre du temps dans des réunions stériles où la direction sait par avance qu’elle n’en fera qu’à sa tête et qu’elle ne prêtera aucune écoute aux représentants du personnel, nous proposons qu’elle consulte directement ses personnels afin de montrer un tant soit peu de considération à leur égard.

Dans ce cas, il est vrai que la direction devra, bien en amont de ses décisions, se donner la peine de mieux communiquer, de faire un travail pédagogique, de répondre aux questions éventuelles des salariés, de faire un travail de synthèse qui réponde à la fois aux besoins et obligations de l’établissement sans occulter les attentes de la majorité des personnels.

Bref, c’est tout le travail réalisé par les représentants du personnel que la direction ne souhaite plus du tout prendre en compte !

Encore une fois, c’est la légitimité que vous nous avez donnée qui nous autorise à parler en votre nom et qui nous oblige à vous entendre et à vous rendre compte. Notre seul objectif est d’assurer la meilleure représentation de l’expression des salariés. Mais c’est bien connu, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre et de ce point de vue, la direction excelle dans ce domaine !

Continuer d’être persuadé de détenir seul la vérité et les bonnes décisions, en s’auto-félicitant en permanence et en balayant d’un revers de main les mécontentements, les inquiétudes, les besoins des salariés qui font le job n’est plus durable et il faut désormais lui faire savoir et lui faire entendre.

Ce message c’est tous ensemble, par nos choix, nos actions et notre solidarité

que nous pourrons le faire entendre et, si vous le souhaitez, nous vous y aiderons !

Grilles indicaires au 1er janvier 2023

Depuis le 1er janvier 2022, plusieurs changements ont affecté les diverses grilles indiciaires :

Les grilles indiciaires ont été modifiées en conséquence. Elles sont toutes présentées au 1er janvier 2023, même si pour certaines, il n’y a pas de changement.

Prolongement du versement de l’Indemnité Compensatrice Temporaire

Un décret a été publié le 24 décembre 2022 afin de prolonger jusqu’en juin 2023 le versement de l’indemnité compensatrice temporaire.

Le décret n°22-1642 du 23 décembre 2022 modifiant le décret n° 2021-544 du 30 avril 2021 portant création d’une indemnité compensatrice temporaire à certains Personnels d’Exploitation des Travaux Publics de l’Etat (PETPE) de VNF.

Ce décret prolonge jusqu’au 30 juin 2023 le dispositif de maintien temporaire, à titre personnel, de la rémunération en cas de changement de poste au sein de VNF ou d’un changement de cycle ou d’organisation de travail.

Arbitrage final de la direction pour le rachat des JRTT 2022 : toujours aucun argument valable mais la direction persiste et signe !

Depuis le dernier flash info ci-joint, la CFDT-VNF n’a pas ménagé ses efforts pour faire entendre la voix des salariés de droit privé quant à l’application qu’ils pouvaient à juste titre attendre de l’article 5 de la seconde loi de finances rectificative portant sur le rachat des RTT dans des conditions fiscales favorables.

Rappelons que depuis notre demande du mois d’août, la direction, comme le ministère ont mis la tête dans le sable et on fait silence radio sur le sujet désormais très épineux des rachats RTT pour les salariés de droit privé ! Nous arrivions presque à percevoir leur raisonnement : « Laissons passer le temps, il sera bientôt trop tard et ils lâcheront l’affaire ! »

Malgré cela, nous avons continué d’interpeler la direction dans toutes les instances représentatives, Conseil d’administration, CTU privé, CTU Plénier etc. Nous avons été la seule organisation syndicale  à se mobiliser sur ce sujet et n’avons eu aucun soutien ni du Ministre Christophe Béchu qui s’était pourtant à engager le 9 septembre à prendre un arbitrage cohérent pour tous les salariés de son champ ministériel, ni des autres organisations syndicales.

Pire, en conseil d’administration, le représentant de la CGT s’est déclaré opposé à la revendication portée et défendue par la CFDT-VNF au profit des salariés de droit privé ! Nous vous laisserons apprécier leur position !

Lors de notre échange téléphonique avec la conseillère sociale du ministre Madame Thauvin, elle a indiqué avoir pris attache de la direction générale de VNF qui continue d’affirmer que VNF n’aura pas les moyens cette année d’appliquer ce dispositif mais que la direction reste ouverte pour les prochaines années. La CFDT-VNF, persuadée que le surcoût pour VNF serait mineur, l’a informée qu’à ce jour seules 60 demandes étaient parvenues pour un total de demandes de rachat de moins de 400 JRTT.

Sur la base d’un salaire moyen de 45 000 € bruts/an (et nombreux sont les personnels qui ne perçoivent pas ce salaire !), le coût moyen de rachat est de 10€/jour racheté soit une moyenne de 4 000€ au total. Nous avons d’ailleurs rappelé qu’une enveloppe de presque 10 000 € restait disponible dans le cadrage salarial des tutelles pour la NAO 2022 (enveloppe Commission Carrières et Rémunérations où seuls 760€ ont été mobilisés sur les 7 000€ prévus et 3 000€ budgétés pour l’égalité professionnelle femmes/hommes non consommés).

Bon, il n’y a pas plus sourde qu’une personne qui ne veut pas entendre et ça se confirme ! La direction continue de spéculer sur le fait que si elle ouvrait se dispositif, de nombreuses demandes suivraient y compris pour les personnels qui ne placent pas habituellement de jours RTT sur leur CET et qui donc, ne font pas la demande de liquidation. A la marge, c’est possible, mais pour la CFDT-VNF cela n’exploserait pas le surcoût de VNF.

Pour rassurer la direction et faire la démonstration au ministère qu’à l’inverse de la direction nous ne sommes pas obtus, nous avons proposé de plafonner l’enveloppe qui pourrait être mobilisée à cet effet à hauteur de 10 000€. C’est-à-dire que VNF pourrait très bien sonder les salariés en complément du sondage déjà opéré par la CFDT-VNF et nous pourrions sur une base objective mesurer l’impact. Si celui-ci venait à dépasser l’enveloppe de 10K€ nous pourrions toujours limiter le nombre de jours qu’il serait possible de racheter pour respecter le cadrage initial.

La conseillère sociale, qui pensait initialement se cantonner à un rôle de chambre d’échos de la voix de la direction, a indiqué devant nos arguments qu’elle allait recouper une dernière fois avec le DG et Monsieur PAPINUTTI : les deux grands « décideurs » sur le sujet ! Elle s’était engagée à revenir vers la CFDT-VNF le mercredi 26 octobre….

Parallèlement et sans attendre le 26 octobre, nous avons également sur le même sujet interpelé le Ministre Clément BEAUNE le 24 octobre lors d’une réunion bilatérale avec la CFDT. Lors de cette réunion, où était présente également la conseillère sociale Madame Thauvin, le Ministre nous a indiqué une mise en œuvre dès 2023 et un geste/ petite avancée pour 2022 qui nous serait confirmée le 26 octobre comme prévu initialement.

Malheureusement, jouant sur les mots, ou profitant du fait qu’il n’y ait aucun enregistrement de nos échanges, la conseillère sociale lors de notre échange ce mercredi 26 octobre à 17h s’est limitée à nous indiquer que l’arbitrage du Ministre consistait à demander à VNF d’ouvrir au plus vite les négociations pour cadrer un dispositif pour l’année prochaine. D’ailleurs, dès le mardi, nous recevions un mail de la direction nous invitant à participer à une négociation sur ce sujet semaine 47.

Comme à l’accoutumé, la direction a passé son temps à se cacher derrière le fait que les tutelles ne donnent pas les moyens suffisants et qu’il n’y a plus de marge sur la masse salariale ! Les ministres, conseillers sociaux, directeur de cabinet, nous disent qu’ils ne vont pas aller à l’encontre de la décision de la direction générale d’un établissement public : la fine équipe, ils font la paire !

Nous avons rappelé à la conseillère social en l’invitant à faire suivre aux ministres, qu’il était honteux de voter des lois pour laisser croire aux français que l’Etat va les aider à passer un cap difficile, notamment au regard de l’explosion de l’inflation et les faibles montants mobilisés pour l’augmentation des salaires dans la fonction publique, pour ensuite ne pas les appliquer eux-mêmes dans leur propre ministère.

Nous avons également indiqué qu’il était honteux de limiter au seul secteur du privé cette avancée dans la loi pour ensuite se servir de ce prétexte en argumentant la « communauté de travail » pour ne pas en faire bénéficier les salariés de droit privé !

C’est toujours la même chanson ! Comme ça l’a été pour la prime Macron désormais déplafonnée à 6 000 € alors même que lorsqu’elle était à 1000€ nous n’en avons jamais vu la couleur. D’ores et déjà nous pouvons vous dire au regard de nos échanges avec la direction que nous ne risquons pas de la voir davantage malgré toutes les promesses électorales et malgré le fait que ce dispositif pourrait s’appliquer à toute la « communauté de travail » !

Le gouvernement et notre ministère qui en fait partie, sont les spécialistes pour demander au secteur privé de faire des efforts qu’ils ne sont pas capables de s’appliquer eux-mêmes ! C’est certain que dans ces conditions, ils gagnent en crédibilité au regard de toutes et tous !

Là aussi, nous vous laisserons juges de ces positions fermées et sans aucun sens !

Bref, cher(e)s collègues, si vous avez besoin d’un complément salarial cette année, il vous faudra donc, comme à l’habitude, déposer vos jours RTT sur votre CET et en demander la liquidation ! Vous paierez toutes vos charges salariales et vos impôts pour le plus grand plaisir de nos ministres et de la direction qui auraient pu agir mais qui ont préféré faire le choix de vous laisser dans vos difficultés face à la crise inflationniste sans précédent depuis les années 70.

Attention, la date limite du 31 octobre pour demander et faire valider par votre hiérarchie la liquidation de votre CET sur la paie de novembre reste la même ! Aussi, suite à la lecture de ce flash info, ne tardez pas à opérer !

La CFDT-VNF de son côté va transmettre, comme elle s’y était engagée, toutes vos demandes individuelles à la direction ! Souhaitons qu’elle aura au moins le respect de vous répondre et peut-être de vous apporter ses arguments sur ce refus ! Nul doute que leurs arguments seront convaincants !

La CFDT-VNF reste mobilisée pour que l’engagement de la direction d’appliquer ce dispositif pour les années 2023 / 2024 / 2025 soit tenu et que vous puissiez enfin bénéficier de ce dispositif lors des 3 prochaines années.

Syndicalement,

Vos représentants CFDT-VNF

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