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PCC : « vous devez accepter maintenant ». La pression que la CFDT-VNF a fait cesser



Une pression que personne ne devrait subir


La CFDT-VNF a été catégorique : aucun agent ne peut être placé dans une situation où il devrait choisir dans l’urgence, sous peine de perdre toute chance ultérieure. Face à cette alerte, la direction a réaffirmé, noir sur blanc, qu’aucun agent ne sera contraint de rejoindre un PCC.

Un principe simple, mais qu’il fallait faire répéter clairement en instance — pour qu’il s’impose partout, sur le terrain, dans chaque entretien.

Et cela ne doit pas s’arrêter là ! Chaque agent devrait avoir de la visibilité et une ou des alternatives permettant un choix éclairé sur son positionnement. Entretenir l’incertitude est aussi une façon de pousser les agents sur un poste sur lequel ils ne se seraient peut-être pas positionnés s’ils avaient eu un choix.


Sureffectifs : une conséquence assumée

Autre question posée par la CFDT-VNF : que se passe-t-il s’il n’y a pas suffisamment d’agents qui choisissent de rejoindre ces PCC? La direction reconnaît que cela peut conduire, temporairement, à des situations de sureffectif — et affirme assumer ce choix comme la conséquence logique d’une démarche fondée sur le volontariat plutôt que sur une réorganisation imposée.

La CFDT-VNF restera attentive à ce que cet engagement se traduise concrètement, sans pression déguisée.


Cahiers de filière: la clarification demandée par la CFDT-VNF

Autre inquiétude légitime : certaines déclarations avaient pu laisser penser que les cahiers de filière, fruits de neuf mois de co-construction avec près de 470 participants, pourraient être largement réécrits par les préfigurateurs. La CFDT-VNF a demandé des clarifications.


Effectifs 2027 : l’inconnue qui pèse sur tout le reste

Reste une incertitude de taille : dans un contexte budgétaire national très instable, sur quelles bases construire les organisations de demain ? La direction indique retenir, pour l’instant, l’hypothèse d’effectifs constants à l’échelle de VNF et précise que les préfigurateurs travaillent sur ce scénario et à partir des cahiers de filière. Une photographie des effectifs par filière doit être stabilisée cet été pour permettre les premiers arbitrages dès la rentrée.


Formation 2026 : La carte existe, mais où sont les chemins ?



Un budget qui grimpe,
un calendrier qui coince


Sur le papier, l’effort est réel : plus de 1,5 million d’euros consacrés à la formation, en hausse de 38 % par rapport à 2025, structurés autour de cinq axes stratégiques. Mais un chiffre en cache un autre : présenté fin juin, ce plan arrive alors que la moitié de l’année s’est déjà écoulée. Impossible, dans ces conditions, d’en influencer réellement le contenu.

La CFDT-VNF l’a dit clairement à la direction : un PDC présenté à mi-parcours n’est plus un outil de pilotage, c’est un bilan qu’on découvre après coup. La direction reconnaît le problème — sans toutefois s’engager sur une date pour l’an prochain. La CFDT-VNF continuera d’exiger un calendrier cohérent.


900 agents, une urgence enfin reconnue

Bonne nouvelle : la direction a entendu l’alerte lancée par la CFDT-VNF lors du précédent CSA sur les près de 900 agents insuffisamment formés ou éloignés de la formation — en particulier parmi les personnels administratifs. Des ateliers ont démarré, un travail sur le réseau des formateurs internes est engagé.

La CFDT-VNF a toutefois posé une condition simple : ces actions doivent apparaître noir sur blanc dans le PDC lui-même, pas rester des promesses en marge du document.


De l’exploitation à la maintenance : le grand flou des parcours professionnels

C’est le cœur du problème. Avec l’Acte I et II, les cahiers de filière tracent une cible : ce que seront demain les métiers de l’exploitation, de la maintenance spécialisée, des futurs PCC. Mais entre la situation d’aujourd’hui et cette cible, aucun pont n’est encore construit.


L’intelligence artificielle, angle mort du plan

Autre sujet porté par la CFDT-VNF : l’intelligence artificielle, déjà déployée dans certaines directions, qui transforme les méthodes de travail sans que le PDC en tienne suffisamment compte. Le risque souligné par la CFDT-VNF : une montée en compétences à deux vitesses, selon l’accès de chacun aux outils et aux formations.



FLASH INFO : prolongation des mesures liées au pouvoir d’achat

Pour information, retrouvez ci-dessous le mail du DRH de VNF qui confirme la prolongation des dispositions figurant dans le mail du 15 avril dernier et relatives notamment à l’assouplissement du télétravail au sein de l’établissement.

Elles sont prolongées jusqu’à la fin du mois d’août prochain, soit jusqu’au lundi 31 août.



Ce que révèle la stratégie immobilière de VNF


Un patrimoine à bout de souffle


Bureaux, ateliers, logements de service, centres opérationnels : le patrimoine immobilier de VNF est vaste, technique et vieillissant. La direction a présenté une estimation glaçante — la « dette grise » — c’est-à-dire l’ensemble des travaux nécessaires dans les quinze prochaines années pour remettre les bâtiments à niveau en matière de sécurité, de fonctionnement et de confort.

Un besoin très largement supérieur aux capacités budgétaires actuelles de l’établissement.


La chaleur, angle mort de la conception

Corriger après construction coûte toujours plus cher que bien concevoir dès le départ. La direction reconnaît la problématique et affirme que les nouvelles opérations intègrent désormais les exigences climatiques — tout en admettant que certains épisodes de chaleur extrême dépassent les hypothèses de conception initiales.


La facture cachée

Face à l’ampleur des besoins révélés par cette « dette grise », la CFDT-VNF a demandé que cette évaluation chiffrée soit communiquée aux représentants du personnel. Non pas pour remettre en cause les contraintes budgétaires — chacun les connaît — mais pour mesurer, noir sur blanc, l’écart entre les moyens disponibles et les investissements réellement nécessaires.


Ces logements qu’on laisse mourir

Autre sujet porté par la CFDT-VNF : des logements de service qui restent vides pendant des années, se dégradent et finissent démolis — à grands frais pour l’établissement. La CFDT-VNF a demandé d’accélérer les décisions plutôt que de laisser perdurer des situations sans issue.

Avancée obtenue : les démolitions pourront désormais être financées sur le budget d’investissement, et non plus sur celui du fonctionnement — un changement que la direction qualifie elle-même d’important.


Partir à la retraite, et après ?


Dernier point, plus humain encore : la situation des agents qui quittent, au moment de la retraite, un logement de service occupé parfois pendant des décennies. La CFDT-VNF a demandé qu’une application trop stricte des règles ne conduise pas à des situations difficiles en faisant partir l’occupant, notamment lorsque le logement n’a plus aucun intérêt pour l’exploitation.


FLASH INFO : LA CFDT-VNF OBTIENT UNE PREMIÈRE AVANCÉE SUR LES TITRES-RESTAURANT ET POURSUIT LE COMBAT

À l’issue de la réunion entre les organisations syndicales et la direction générale du 2 juillet 2026, la CFDT-VNF obtient une première avancée avec la revalorisation des titres-restaurant à 10 € pour l’ensemble des personnels.

Le maintien des CLAS en 2027 est également confirmé.

Des résultats encourageants, mais encore insuffisants : la CFDT-VNF poursuit son action pour obtenir une politique d’action sociale plus ambitieuse, équitable et dotée de moyens à la hauteur des besoins des personnels.

Horaires canicule et résidences : les petites questions qui changent le quotidien



Les horaires
« canicule » : obligatoires pour tous ?


Quand un service territorial décale les horaires pour limiter l’exposition aux fortes chaleurs dans le cadre du guide canicule et fortes chaleurs, une question se pose : ces horaires s’imposent-ils à chacun ou peuvent-ils être adaptés selon les contraintes individuelles ? Car commencer beaucoup plus tôt, c’est parfois impossible quand on doit déposer un enfant ou composer avec un long trajet.

La CFDT-VNF a aussi relevé que les services territoriaux n’interprètent pas tous la règle de la même manière : ici une obligation stricte, là plus de souplesse. Nous demandons une directive claire, pour une application homogène et équitable — qui protège des fortes chaleurs sans créer de nouvelles difficultés.


Résidence administrative ou opérationnelle : laquelle compte ?

Chaque personnel est affecté à une résidence administrative. Mais certaines décisions administratives font désormais apparaître une résidence opérationnelle. Laquelle prime juridiquement ? Et quelles conséquences pour vous — frais, temps de trajet, droits ? La CFDT-VNF a demandé que ce point soit clarifié. La direction s’y est engagée.

Signalisation temporaire : entre l’eau et la route, rester visible



Ce qui avance, concrètement


Un guide national est disponible depuis juin 2026, présenté lors des ateliers de la prévention du 17 juin et partagé avec les préventeurs.

Côté matériel :

  • Un package-type de panneaux est en cours d’identification pour chaque service territorial,
  • Un budget dédié et un accord-cadre national attendu à partir d’octobre 2026.
  • 400 gyrophares ont déjà été distribués en avril 2026.
  • Un volet formation arrivera fin 2026, avec un support, des cas pratiques et un pool de formateurs internes — notamment des assistants de prévention — formés par la DRHM et la
    DT Centre-Bourgogne.

Les questions de terrain de la CFDT-VNF

Nous avons interrogé la direction sur l’articulation avec les gestionnaires de véloroutes (départements, collectivités) quand VNF y réalise des travaux : quelles consignes s’appliquent, les nôtres s’ajoutent-elles ou se substituent-elles aux leurs ? La réponse : une information préalable des gestionnaires est prévue, VNF propose les modalités de signalisation, qui sont ensuite validées par le gestionnaire. Nous avons aussi pointé les chantiers avec entreprises extérieures : la responsabilité de la signalisation doit être définie en amont et inscrite dans le plan de prévention. La direction reconnaît que des progrès restent à faire.


Ligne d’écoute : décrocher ne devrait jamais être un acte de courage



Les chiffres 2025


82 appels au niveau national, en majorité entrants, pour un taux de 1,55 % — « dans la norme » selon le prestataire (qui situe la référence entre 1 % et 3 %).

Les motifs :

Bonne avancée : un avenant a porté de 5 à 10 le nombre maximal d’appels par situation, pour que l’accompagnement ne s’arrête pas net après cinq échanges.


« Normal » ne veut pas dire « suffisant »

Voilà le cœur de la position de la CFDT-VNF. Un taux dans la moyenne ne prouve pas que le dispositif est connu, ni qu’il est utile. Au regard des remontées de terrain — préoccupantes —, nous nous interrogeons : combien de collègues savent vraiment que cette ligne existe ? Et surtout, que sont devenues les personnes qui ont appelé ? Ont-elles trouvé une issue ou se sont-elles heurtées à un mur après l’écoute ?


Compter ne suffit pas, il faut évaluer

La CFDT-VNF demande d’aller au-delà du nombre d’appels :

Nous proposons un suivi « à froid », avec l’accord des personnes, pour vérifier si l’aide a porté ses fruits. Nous demandons aussi une analyse plus fine, par direction territoriale voire par catégorie d’emploi, pour repérer les secteurs les plus exposés — sachant que la provenance des appels n’a pas été renseignée pour près de la moitié d’entre eux.


Anonymat préservé, lucidité maintenue

L’anonymat est sacré et la CFDT-VNF y tient.

Mais il ne doit pas empêcher toute analyse utile. Comme pour le baromètre social, qui recueille des informations tout en protégeant les répondants, nous proposons d’y intégrer des questions sur la connaissance, l’utilisation et l’utilité de la ligne d’écoute.


Sujet qui ne peut plus rester un chiffre : le harcèlement

Parmi les motifs, les difficultés relationnelles, les conflits et les ressentis de harcèlement occupent une place trop importante pour s’en tenir à un constat statistique. La CFDT-VNF demande que le harcèlement moral et le harcèlement sexuel soient distingués dans les futurs bilans : ces situations ne sont pas de même nature et appellent des analyses spécifiques. Et que ces signaux nourrissent enfin une vraie prévention des risques psychosociaux.



Handicap à VNF : et si on regardait enfin derrière le taux ?



32 aides pour 255 personnes


En 2025, 32 aides individuelles ont été mobilisées
– aménagements de poste, aides au déplacement – pour 88 914 euros. Posons la question clairement : 32 mesures concrètes pour 255 bénéficiaires, est-ce vraiment à la hauteur des besoins réels ?

La CFDT-VNF demande que les prochains bilans documentent :

Un chantier d’amélioration du processus est par ailleurs prévu avec la DSIN pour le matériel informatique.


21 nouvelles RQTH : bonne ou mauvaise nouvelle ?

21 personnes ont déclaré une RQTH pour la première fois en 2025. Faut-il s’en réjouir — preuve d’un meilleur accompagnement — ou s’en inquiéter — signe de situations qui se dégradent ? La CFDT-VNF veut une réponse. Et pour les 5 reconnaissances non renouvelées, nous avons demandé si VNF informe et accompagne les personnes dans leurs démarches. Le protocole prévoit une relance avant la fin de validité via les correspondants handicap, le service social et le service médical.

Pour la CFDT-VNF, l’établissement doit aller plus loin :


Lever le tabou

Le service social l’a rappelé : déclarer son handicap relève du libre choix et certains préfèrent que leur situation ne soit pas connue. C’est leur droit le plus strict. Mais pour la CFDT-VNF, ce silence traduit aussi, parfois, une méconnaissance de l’intérêt concret de la démarche. D’où notre demande : une communication pédagogique, avec des exemples factuels montrant ce que la RQTH peut changer — adaptation du poste, accompagnement, droits à la retraite.


800 collègues sans médecin du travail : Ce que cache un beau pourcentage



Environ 800 d’entre vous n’ont toujours pas de médecin du travail


800 collègues pour qui une douleur qui s’installe, une exposition à un risque, un poste à adapter, peuvent rester sans réponse médicale. Or — la CFDT-VNF l’a rappelé fermement — la médecine du travail n’est pas une option : c’est une obligation de l’employeur. L’absence de médecin ne fait pas disparaître cette obligation. Nous avons donc demandé : parmi ces 800 agents, combien sont exposés à des risques particuliers ou nécessitent un suivi renforcé ? Ce sont eux qu’il faut identifier en priorité, même si l’obligation s’applique pour toutes et tous.


La téléconsultation, oui — mais pas n’importe comment

Les visites médicales en visioconférence se développent. Pourquoi pas : cela peut réduire les écarts entre territoires. Mais la CFDT-VNF a rappelé un exemple vécu en DT Centre-Bourgogne : une téléconsultation déroulée dans un bureau, des collègues passant à proximité.

Ce n’est pas une visite médicale, c’est une mise en danger de la confidentialité et cela ressemble davantage à une visite de bonne conscience pour répondre aux obligations plus qu’un réel souci de la santé des personnels.

Nous demandons un cadrage clair, et la possibilité d’orienter les personnels vers des lieux adaptés et équipés, comme certaines pharmacies.


Trouver des solutions, vraiment

VNF travaille avec environ 90 médecins du travail, ce qui complique le suivi et la consolidation des données. En l’absence de médecin, l’établissement peut orienter en urgence vers un médecin agréé — mais celui-ci n’a pas les mêmes compétences, notamment pour les aménagements de poste.

La CFDT-VNF a donc proposé deux pistes concrètes :

  • Étendre cette possibilité aux visites périodiques,
  • Permettre aux médecins déjà sous contrat de prendre en charge d’autres personnels non suivis, au besoin par téléconsultation.

Nous avons aussi rappelé que l’employeur peut se retourner vers les services de médecine du travail défaillants. VNF ne l’a jamais fait. La direction l’a reconnu, tout comme l’existence de marges de progrès.


Au-delà du nombre de visites

1 628 visites ont été réalisées en 2025 pour 1 326 personnes. Un chiffre brut qui ne dit rien de l’essentiel.

Un pourcentage ne vous ausculte pas. Il ne prévient pas une inaptitude. Ce que la CFDT-VNF défend, ce n’est pas une statistique qui progresse, c’est un suivi médical réel, pour chacun d’entre vous, où que vous travailliez.