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Flash Info ACTE II : La CFDT-VNF pose des limites

Dans l’attente de la parution de son prochain numéro de la newsletter « Les Eq’eaux nationaux CSA Central de Mars 2026 », qui traitera de l’ensemble des points abordés lors de cette instance (Don de jours et SPSI), la CFDT-VNF souhaite informer rapidement l’ensemble des personnels des évolutions obtenues. Cette communication intervient dans un contexte où les inquiétudes sont fortes et légitimes sur l’Acte II et les travaux engagés sur les cahiers de filière.

Grâce à la mobilisation et aux interventions de la CFDT-VNF :

  • le calendrier de l’acte II a été ralenti,
  • le passage en force de la création des directions nationales a été évité et la réorganisation en deux temps a été abandonnée,
  • un cadre de discussion plus solide a été imposé.

FLASH INFO SPECIAL INTÉRESSEMENT POUR LES SALARIÉS PRIVÉS : DE TRÈS BONS RÉSULTATS POUR LA 2ème ANNÉE CONSÉCUTIVE !

La commission intéressement des salariés de droit privé s’est réunie en mars 2026 afin d’examiner les données présentées par la direction pour 2026 (portant sur l’exercice 2025) ainsi que les taux de réalisation des indicateurs prévus par l’accord d’intéressement 2024-2025-2026.

À cette occasion, la CFDT-VNF a procédé à une analyse approfondie de ces indicateurs, ce qui a permis d’obtenir une revalorisation du montant total de l’intéressement à destination de 604 bénéficiaires (dont 71 apprentis) de plus de 36 000 €. En effet, pour l’année 2025, le taux d’atteinte des objectifs selon la direction s’élevait initialement à 91,96% mais après l’analyse des indicateurs par la CFDT-VNF, il s’élève désormais à 95,62 %.

La vigilance de vos élus CFDT-VNF en commission a permis une hausse de la prime d’intéressement de 59,53 € nets/salariés (base 100 %) soit 1 665,77 € net (base 100 %) contre 1 606,24€ net dans la première version de la direction.

Heures écrêtées : la CFDT-VNF veut traiter la cause, pas maquiller l’effet

Oui, l’indicateur baisse par rapport à 2024. Non, cela ne signifie pas que le problème est réglé. Quand des heures sont écrêtées, c’est du travail réel qui disparaît des compteurs, et c’est souvent le symptôme d’une organisation sous-dimensionnée.


Un bilan qui confirme l’ampleur… et l’effet “décembre”


Pour le second semestre 2025, la Direction annonce 10 818 heures écrêtées pour 533 agents, avec 11 617 heures utilisées en récupération via le nouveau compteur mis en place sur proposition de la CFDT-VNF, et 3 163 heures concentrées sur le seul mois de décembre. La Direction compare à 2024 et considère que le plan commence à produire des effets.

La CFDT-VNF rappelle que les heures écrêtées restent définitivement perdues, et que l’addition “écrêtées + récupérées” montre au contraire un volume d’heures supplémentaires toujours très élevé.


Le ciblage sur les “gros écrêteurs” ne suffit pas si l’organisation ne change pas

La Direction indique que 212 agents concentrent 85 % des heures écrêtées, et qu’elle a mené 121 entretiens tripartites. La CFDT-VNF souligne que cela ne couvre pas toutes les situations et demande que l’ensemble soit traité, y compris quand les données locales sont incomplètes.


La cause la plus inquiétante : “charge de travail inhérente au poste”

La Direction cite des causes issues des entretiens, dont des cas de charge de travail “inhérente au poste”. La CFDT-VNF estime que cette formulation est un aveu : certains postes sont structurellement surdimensionnés. Elle demande donc une analyse organisationnelle au-delà du suivi individuel, afin de traiter la racine du problème.


Le risque invisible : faire baisser l’indicateur en faisant baisser la déclaration

La CFDT-VNF alerte sur un effet pervers : si l’objectif devient “zéro écrêtage” sans adaptation de la charge, certains encadrants pourraient être incités à ne plus déclarer les heures réelles, ce qui fausse les données et crée un risque psychosocial supplémentaire. Elle demande que VNF assume le recours aux heures supplémentaires quand elles sont nécessaires, y compris par le paiement lorsque c’est justifié.



Dialogue de gestion 2026 : moins de marge, plus de risques

Être à 99,98 % du plafond d’emplois, ce n’est pas une victoire. C’est la preuve qu’il n’y a plus d’amortisseur. La CFDT-VNF demande à la Direction d’assumer les conséquences humaines de cette trajectoire.


2025 : “optimisation historique”, tension maximale pour les collectifs


La Direction met en avant une consommation de 3 989,13 ETPT pour un plafond de 3 990, soit 99,98 %, en insistant sur une gestion “fine” des effectifs. La CFDT-VNF répond que cette situation laisse zéro marge face aux absences, aux pics d’activité et aux imprévus, et qu’elle alimente la fatigue organisationnelle.


2026 : notification provisoire, mais arbitrages déjà lancés

La Direction explique que la notification 2026 est provisoire (contexte de loi spéciale, plafond non définitif), tout en adressant des notifications aux DT et au siège sur la base d’une hypothèse de –22 ETPT, avec un référentiel amené à évoluer en juin. La CFDT-VNF souligne que lancer des arbitrages significatifs dans un cadre incertain augmente le flou pour les services.


Les trajectoires par familles : baisse en exploitation, hausse en maintenance, et la question du “réel terrain”

La Direction présente des évolutions provisoires, dont une baisse sur l’exploitation et la gestion hydraulique, et une hausse sur la maintenance opérationnelle, en liant cette dernière aux astreintes. La CFDT-VNF conteste la logique qui consiste à baisser l’exploitation alors que les missions et contraintes restent identiques, et rappelle que la modernisation ne peut pas être un simple levier de réduction d’effectifs sans adaptation des charges, au risque d’impacts sur la sécurité et les conditions de travail. Elle souligne aussi que les astreintes ne reposent pas uniquement sur la maintenance et que la réalité du terrain doit être considérée.


Recrutements 2026 : quand les chiffres ne collent pas, ce sont les services qui trinquent

La Direction affiche une volonté de professionnaliser le recrutement, mais elle présente une trajectoire d’emplois en baisse et des hypothèses de sorties fragiles. La CFDT-VNF refuse de valider un cadrage qui augmente mécaniquement la tension dans les équipes.


2025 : beaucoup de mouvements, et une instabilité qui se voit


La Direction rappelle qu’en 2025, 279 entrées ont été réalisées pour 283 prévues, mais que 333 sorties ont été constatées, avec un poids important des “autres motifs”, notamment démissions et fins de contrats de CDD de transition. Elle estime que cela traduit la montée en charge de projets de modernisation et le recours à des dispositifs temporaires.

La CFDT-VNF alerte : ces chiffres traduisent aussi une instabilité croissante et un recours important à l’emploi temporaire qui fragilise les collectifs.


2026 : plafond à 3 968 ETPT et hypothèses de sorties contestées

Pour 2026, la Direction annonce un plafond à 3 968 ETPT (–22), avec 250 sorties prévues (120 retraites, 80 mobilités sortantes, 50 autres départs) et 228 entrées possibles. Elle reconnaît un écart important avec 2025 et annonce une vérification technique, notamment sur les fins de contrats. La CFDT-VNF s’inquiète du différentiel et juge l’hypothèse des “autres départs” sous-évaluée, avec un risque de sous-anticipation qui ferait exploser les tensions en cours d’année.


Concours, CDD, transparence : la CFDT-VNF demande des preuves, pas des intentions

Sur le concours PEVNF, la Direction évoque la dématérialisation et 15 lauréats admis en 2025. La CFDT-VNF s’étonne du faible nombre de lauréats au regard des postes vacants publiés et réclame un bilan détaillé entre postes ouverts, pourvus et non pourvus, en soulignant des différences entre directions territoriales et un recours au CDD parfois privilégié. La Direction affirme que les postes pérennes doivent être ouverts au concours et invite à signaler les situations contraires.


Déprécarisation, apprentissage, handicap : des objectifs qui doivent se traduire

La Direction indique que 38 agents ont bénéficié en 2025 d’une mesure de déprécarisation, et rappelle le cadre des CDD. La CFDT-VNF demande un cadre plus explicite pour éviter des décisions perçues comme arbitraires et garantir l’égalité de traitement. Sur l’apprentissage et le handicap, la Direction fixe des objectifs, mais reconnaît que certains n’ont pas été atteints ; la CFDT-VNF demande un suivi opérationnel et des engagements réalistes.


Ce que demande la CFDT-VNF : un calendrier, des points réguliers, des garanties

La CFDT-VNF demande que la maintenance soit suivie régulièrement en CSA, avec des documents et un calendrier communiqué. Elle veut aussi que la Direction précise ce qui est déjà acté, ce qui reste ouvert, et ce qui relève d’un arbitrage à venir, parce que c’est la seule manière de sécuriser les équipes et d’éviter une réorganisation subie.


Acte II : la CFDT-VNF veut des arbitrages débattus, pas des décisions habillées


La Direction met en avant une “co-construction” massive ; la CFDT-VNF répond que la méthode ne suffit pas si le cadre est verrouillé et si les agents de terrain ne sont pas réellement en capacité de peser. L’enjeu, désormais, est celui de la transparence des arbitrages et des conséquences humaines des centralisations.


Mobilisation affichée, représentativité discutée

La Direction évoque environ 100 réunions et 470 participants entre septembre 2025 et janvier 2026, en indiquant que les groupes ont été élargis et que le calendrier est tenu. La CFDT-VNF se félicite de l’élargissement obtenu suite à son intervention, mais s’interroge sur la représentativité réelle, notamment dans des filières comme la maintenance où la présence d’agents de terrain serait insuffisante.

La Direction reconnaît que la participation des agents de terrain n’a pas toujours été au niveau attendu et explique que l’expression peut être difficile face à l’encadrement, tout en citant des dispositifs mis en place pour favoriser la parole. La CFDT-VNF alerte sur un risque simple : si certains agents n’ont pas pu ou osé parler, certains sujets n’ont peut-être pas été intégrés aux cahiers.


Le nœud du problème : co-construction… mais macro-organisation déjà décidée

Sur le retour d’expérience, la Direction affirme que la dynamique aurait progressivement généré de l’adhésion. La CFDT-VNF nuance : dans plusieurs filières, le sentiment que “tout est déjà décidé” persiste, et elle cite l’exemple des achats, où des décisions de centralisation auraient été annoncées avant la fin des travaux. La Direction assume alors que certaines macro-décisions, notamment la centralisation de filières support, étaient décidées en amont et n’étaient pas ouvertes à discussion, en indiquant avoir été transparente dès le départ.



Des “gains” identifiés… mais des questions lourdes non stabilisées

La Direction met en avant des gains communs (clarification des macro-activités, interfaces, posture servicielle, organisation cible, indicateurs). La CFDT-VNF reconnaît le travail mais alerte sur des points structurants : la clarification des périmètres n’est pas stabilisée (avec des conséquences possibles en DT), la polyvalence doit se traduire dans les fiches de poste et les entretiens professionnels, les simplifications ne doivent pas recréer des contrôles redondants, et les besoins en formation ne sont pas assez explicités. Elle insiste aussi sur un chantier de simplification des processus internes, jugés trop lourds dans un contexte de baisse d’effectifs.


Centralisations : pas de mobilité géographique, mais un vrai changement hiérarchique

La Direction confirme son souhait de rattachements hiérarchiques pour certaines filières (SIG, juristes) avant l’été, sans modification de fiche de poste et sans mobilité géographique, puis une phase de préfiguration pour affiner l’organisation. La CFDT-VNF rappelle qu’un rattachement hiérarchique n’est jamais neutre et demande de l’équité, en citant des précédents où un choix avait été laissé aux personnels. La Direction maintient que la décision est actée et indique qu’en cas de refus individuel, l’accompagnement RH sera mobilisé.

La Direction annonce un CSA le 26 mars consacré aux cahiers de filières et aux arbitrages, avec des documents transmis idéalement dans la semaine du 9 mars. La CFDT-VNF demande un délai suffisant pour analyser le volume et les impacts.

Dégradation de la voie d’eau : le petit gabarit, l’arbre qui cache la forêt

Le CSA de février 2026 acte enfin une évidence : le petit gabarit est un révélateur. Quand la régénération n’est pas au niveau, ce sont la continuité du service public, la sécurité d’exploitation et les conditions de travail qui se dégradent. La Direction le reconnaît, mais renvoie les arbitrages lourds à plus tard. La CFDT-VNF exige, elle, une trajectoire lisible et discutée.


Un constat terrain, étayé, et qui ne date pas d’hier


La CFDT-VNF décrit des difficultés croissantes d’exploitation, des avaries découvertes tardivement et des fermetures prolongées, en rappelant que des rapports publics (Cour des comptes, Sénat) ont déjà pointé l’insuffisance des moyens consacrés à la régénération malgré les efforts de modernisation. La question posée est frontale : comment garantir un réseau navigable sécurisé et stable si l’on n’augmente pas réellement la régénération, et si l’on n’assume pas des priorisations claires ?


La Direction confirme les besoins de modernisation et de régénération, mais explique que les enveloppes budgétaires ne sont pas fongibles et que l’équilibre demandé doit être respecté. Elle affirme vouloir obtenir davantage de crédits pour la régénération afin de mieux équilibrer l’effort, ce qui revient à dire que le sujet se joue aussi au niveau des tutelles et de l’arbitrage budgétaire national.


“Dénavigation” : pas de décision… mais la question est déjà sur la table

La Directrice générale reconnaît la dégradation du réseau et l’insuffisance des moyens actuels, et annonce une stratégie d’investissement pour établir des priorités, notamment sur le petit gabarit, et documenter différents scénarios pour préparer le prochain COP. Elle précise qu’aucune décision de “dénavigation” n’est arrêtée et que ce type d’arbitrage relève d’un choix politique national, et non d’une décision unilatérale de VNF.


La CFDT-VNF exprime son inquiétude face à certaines évolutions organisationnelles (posture servicielle, contrats territoriaux, évolution des services territoriaux) qu’elle interprète comme des signaux possibles de désengagement progressif sur certains itinéraires. La Direction conteste l’idée d’un désengagement programmé et affirme vouloir au contraire mieux documenter et défendre les missions de VNF, en distinguant la gestion des urgences et la réflexion stratégique de moyen terme sur 12 à 18 mois.

Maintenance : la CFDT-VNF exige un calendrier et une vraie consultation

Sur la maintenance, le problème n’est pas seulement technique. Il est aussi démocratique : qui est informé, quand, et dans quel cadre ? La CFDT-VNF refuse que des orientations structurantes soient découvertes ailleurs qu’en instance, et elle demande une méthode lisible, un calendrier et des garanties pour les équipes.


Un engagement de suivi en CSA… qui doit être tenu


La CFDT-VNF rappelle que la Direction s’était engagée à présenter régulièrement en CSA l’avancée des réflexions sur la maintenance. En février, elle constate l’écart entre cet engagement et la réalité, puisqu’elle dit avoir découvert certaines orientations via le magazine VNF Réseau plutôt qu’en instance. Pour la CFDT-VNF, le sujet n’est pas anecdotique : l’information “hors instance” crée mécaniquement de la défiance et installe l’idée que le dialogue social arrive après la communication.


La Direction indique qu’un point d’information a été présenté aux délégués syndicaux lors d’une réunion spécifique en février et qu’elle poursuivra les échanges au fil de l’avancement. Elle précise que les instances seront formellement consultées dès lors qu’un projet de réorganisation “structuré” sera établi. Autrement dit, la Direction propose une séquence où l’instance se positionne lorsque le projet a déjà pris forme.



Lettre ouverte à la DG sur l’Acte 1 / Acte 2

Depuis plus d’un an, l’intersyndicale CFDT-VNF et FO-VNF alerte sur les dérives et la précipitation du projet de modernisation engagé par la direction. Aujourd’hui, elle fait un constat clair :

  • les engagements pris sont sans cesse remis en cause et parfois même ne sont plus respectés ;
  • les garanties ne sont pas écrites ;
  • les projets avancent sans sécurisation sociale.

Face au manque de constance et au non-respect répété des engagements pris, l’intersyndicale CFDT-VNF / FO-VNF n’accepte plus un traitement différencié sur des sujets majeurs.

Aussi, elle pose des revendications et exige des garanties écrites !

La CFDT-VNF sonne l’alerte sur l’Acte II

Depuis plusieurs semaines, les travaux sur les cahiers de filières se poursuivent et le calendrier s’accélère. Une présentation des cahiers de filières est prévue au CSA Central en février-mars. Des rattachements aux directions nationales sont annoncés dès le mois d’avril, puis une réorganisation d’ampleur en 2027.

La méthode interroge. Le calendrier inquiète.

Procéder en deux temps : d’abord rattacher, ensuite réorganiser ! Cela revient à engager les personnels sans leur donner la vision complète de la cible.

Même présenté comme « neutre », un rattachement hiérarchique n’est jamais neutre. Il modifie les équilibres, les chaînes de décision, les perspectives d’évolution. Il prépare et engage la suite.

La CFDT-VNF demande des garanties avant toute mise en œuvre : accord-cadre sur les mobilités fonctionnelles, droit de remord, absence de perte de rémunération, accompagnement RH formalisé, et une consultation sincère avec une vision globale de l’organisation cible.