Crise de popularité du DTCB : cherchez l’erreur

Cette façon de communiquer est très mal interprétée par le personnel. La vraie question à se poser est : « pourquoi si peu de personnels veulent y participer ? » 

La covid ? La forte rupture du dialogue social ? La lassitude des clowneries ? 

Sur le fond, les agents ne comprennent pas !!! Pas d’argent pour travailler, mais des manifestations coûteuses qui imputent d’un bras le budget de fonctionnement. Des réunions de service sont organisées à grands frais pour le paraître certainement ! Quelle est la volonté de nos responsables de service de passage chez nous ? Ils tricotent et détricotent, avec pour seul objectif de bons soldats aux ordres : répondre aux demandes de réductions d’effectifs du ministère et donc du DG.

Toujours à votre écoute et proche de vous, la CFDT-VNF est allée à votre rencontre en organisant notamment des HMI « volantes » :  les 27 et 28 avril sur le périmètre de l’UTI Saône-Loire (canal du Centre, canal de Roanne à Digoin) et SEMEH, puis les 24 et 25 mai sur l’UTI Val de Loire-Seine. 

De nombreuses questions ont concerné le devenir des agents dans le projet de VNF. Tout et son contraire sont colportés au sein des territoires. De nombreux sujets suscitent l’inquiétude des personnels : rupture numérique à la veille des élections, formations des agents… 

Cher(e)s Collègues, nous vous remercions pour avoir été présents aux HMI et pour la qualité des échanges. Nous restons à votre disposition pour vous apporter tout complément d’information ou pour échanger avec vous sur votre situation.

Dialogue social en DTCB : un début d’embellie

Les plus

Après des mois de rupture de dialogue et la mise en place d’un mouvement intersyndical, les instances reprennent progressivement… Ainsi, un CTUP s’est tenu le 12 mai dernier. À la demande des OS, la direction a accepté une modification de l’ordre du jour. 

Des avancées ont eu lieu sur des points d’achoppement qui duraient depuis plusieurs mois. La note de gestion relative aux véhicules d’astreintes a été finalisée et validée. Le groupe de travail portant sur les astreintes a été relancé sous l’égide de la directrice adjointe, ce qui a permis de faire voter le nouveau règlement intérieur de la DT.

La CCOPA s’est déroulée le 13 avril, au cours de laquelle les échanges ont été constructifs et pour une fois sans trop d’anicroches. La ligne directrice est de promouvoir le maximum de grades du premier niveau vers un niveau supérieur afin que les OPA de bas de grille se retrouvent au-dessus du SMIC horaire.

Bémol : une avance sur l’année 2023 ! En effet, pour parvenir à faire progresser l’ensemble des ouvriers, la CCOPA a dû demander une enveloppe en surbooking. Cette demande a été acceptée !


Les moins

Beaucoup trop de postes non occupés !

La direction construit ses analyses en comptabilisant uniquement les postes vacants. Mais si on y rajoute les restrictions pour incapacité au poste occupé et les arrêts maladie de longue durée, certains centres ne peuvent plus fonctionner. De plus, le peu d’agents restants doit se partager les missions des absents. Et quand le dernier survivant n’est plus là, tout explose !

À titre d’exemple pour l’exploitation : aucun chef d’équipe n’est présent au sein des équipes à St Satur et Nemours. Quant à Briare, 2 chefs d’équipe sont présents au lieu de 5… Les agents n’ont que 2 bras et ne peuvent assumer le travail de 3 ou 4 personnes prévues sur le papier.

Aussi, malgré la reprise timide du dialogue social dans la DT, n’oublions pas qu’en 2016, une enquête RPS avait démontré les effets délétères du projet de service. Pour autant, force est de constater qu’en 2022, on prend les mêmes et on recommence ! 

Ainsi, de nouveaux arrivants étudient et planchent sur les futures organisations sans tenir compte de l’historique et le devenir des personnels sur l’ensemble de la DT. 

Comme le disait Albert Einstein :
« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».

De fait, les responsables de la DT quêtent le moindre signe d’amélioration, mais la DT serait plus attractive avec des promesses de financement et d’hypothétiques évolutions positives du COP. 

Dans le cas contraire, on peut toujours espérer un « EFFET KETCHUP » : à force de taper sur le fond de ce qui reste, la sauce finira par jaillir…

DTCB : De «nouvelles techniques» de surcharge sont inventées à l’UTI Val de Loire Seine

Technique n° 1 :
Le «  y’a qu’à, faut qu’on »

Problème : Les services (CEMI, CMS, PC) ont échangé avec l’UTI sur les difficultés rencontrées. 

À titre d’exemple, les encadrants des CEMI se plaignent de ne pas avoir assez de temps pour rencontrer les agents sur le terrain. Les agents, quant à eux, se plaignent de ne pas assez voir les encadrants sur le terrain. 

Après 4 mois d’échanges, on arrive aux solutions : « y’a qu’à, faut qu’on » ! Le tout sans prendre en compte les difficultés actuelles liées aux manques de moyens humains, techniques et financiers.

Solution miracle : organiser des réunions pour permettre les échanges ! 

Problème : le manque de temps ne le permet pas.

Résultat : c’est le serpent qui se mord la queue, les encadrants pourraient être considérés comme absents et les agents ont l’impression de ne pas être entendus.

Technique n° 2 :
«  Toujours plus… »

Problème : Comment faire encore plus avec toujours moins ?

Solution : On dit aux agents « faites ci, faites ça et rapprochez-vous des encadrants du CEMI ».

Puis aux encadrants « faites ci, faites ça et voyez cela avec les agents ».

Et aux agents et aux encadrants, on leur dit : « faites-moi un retour ».

Résultat : la voie hiérarchique est coupée et le planning de tâches est encore plus surchargé

Technique n° 3 :
Faire l’autruche

Problème : Tout est fait pour ne pas faire remonter les difficultés sous prétexte que VNF doit assurer un service public et qu’on se tire une balle dans le pied s’il est su (usagers, riverains, collectivités…) que les agents travaillent en mode dégradé. Manque de personnel, besoins de saisonniers, besoins de faucardage… Rien ne bouge. 

Solution : refuser les congés, faucarder en régie, mais sans faucardeur avec des chaînes, des crocs, une mini pelle et faire intervenir l’ensemble du CEMI (chef de centre, chefs d’équipe, agents pour retirer les algues), obliger les agents et saisonniers à passer de l’éclusage en poste fixe à l’accompagnement manuel sur 5 écluses sans émission d’avis à la batellerie aux usagers. 

Résultat : cela crée naturellement des tensions sur le terrain, et pour finir on demande au chef de CEMI d’aller écluser lui-même…

Technique n° 4 :
Faire culpabiliser les personnels

Problème : la direction (DIEE – service fonctionnel DTCB…) passe commande à l’UTI pour assurer la remontée des travaux pour les 10 années à venir. 

Solution : L’UTI demande aux CEMI de lui faire remonter ces informations en faisant un point avec les agents et en analysant l’ensemble du linéaire et tous les ouvrages.

Résultat : Ce travail est très intéressant, mais doit se faire en basse saison pour pouvoir compter sur la disponibilité des agents, et en déchargeant les encadrants de leurs missions quotidiennes. Cette mission prend du temps et n’est pas réalisable sur 3 semaines au mois de mai.

Réponse de l’UTI : « si on veut, on peut ». Mais bien sûr ! Certains peuvent peut-être commencer à 7 h et finir à 19 h et même manger devant l’ordinateur le midi pour gagner du temps ! Est-ce cela que souhaite la direction ? Pour rappel, le droit à la déconnexion existe !

Recrutement des saisonniers en DTCB : des méthodes discutables

La CFDT-VNF comprend les difficultés de recrutement et l’a même invoqué à plusieurs reprises, et ce même aux plus hautes instances de VNF (CTU Plénier du 12/10/2021 et CA de juillet 2021). 

Cependant, la CFDT-VNF a émis des réserves sur les conditions cavalières et anachroniques de cette réunion organisée sans préparation préalable. De plus et assez paradoxalement sur une UTI, les saisonniers, qui œuvrent depuis plusieurs années auprès de VNF, se voient menacés de ne pas être prolongés plus d’un mois. Cherchez l’erreur ?

Le comportement managérial à tous les étages provoque des départs ou les accélère, ce qui provoque l’inquiétude des agents : les nombreux départs annoncés génèreront parfois l’absence d’encadrants dès le mois de juillet. La CFDT-VNF ne cesse d’alerter la direction sur ces sujets. 

Ouvrier qui repeint un mur

À la DTCB, le spectacle continue

Problèmes à la DTCB : la Direction Territoriale balance le « bébé » avec l’eau du bain au Siège de la DT

Dans ses dernières newsletters, la CFDT-VNF avait alerté sur le risque de déclassement des services de maintenance. Au printemps dernier, elle a été à la rencontre des agents, notamment lors de ses HMI maintenance organisées dans les 4 UTI, afin de relayer les questions et inquiétudes des personnels auprès du directeur de la DTCB. Après plusieurs années de procrastination sur ce sujet, la direction s’est cette fois retranchée derrière une hypothétique enquête externe diligentée par le siège et réalisée par des non-sachants. Ce sujet promet de longs échanges à venir avec la DT, comme tant d’autres…

Réhabilitation des infrastructures : Le « avant/après » de Joigny et St Martin

Alors que ces derniers temps le DG prônait le renforcement du dialogue social, la CFDT-VNF a constaté que celui-ci semble d’ores et déjà désuet ou de moindre importance… Toutefois, elle se félicite des travaux qui ont été réalisés suite à ses interventions auprès de la Direction.

En effet, la CFDT-VNF était intervenue vivement pour demander la réhabilitation de locaux à JOIGNY. Depuis, les agents ont pris les choses en mains en réalisant une bonne partie des travaux. De même, une situation similaire est observée dans les locaux de maintenance de Saint-Martin suite à l’intervention de la CFDT-VNF.

UTI Nivernais-Yonne/Travaux sur CMI Joigny et CMS St Martin suite à une alerte de la CFDT-VNF en 2019 et 2020

Deux poids deux mesures

De nombreuses situations sont à déplorer sur le terrain. A titre d’exemple, en l’absence de moyens mis à disposition pour la réfection des écluses, certains agents prennent sur leurs deniers personnels pour acheter les matériels utiles. Sur le Canal du Loing et le Canal de Briare, les retards liés aux approvisionnements de certains composants dans le cadre de la modernisation et l’absence de régénération des écluses ne permettront pas de modifier les méthodes d’exploitation cette année.

Quant au CEMI de Nemours, l’inquiétude est bien présente : le départ de nombreux agents générera l’absence d’encadrants dès le mois de juillet. La CFDT-VNF ne cesse d’alerter la direction sur ces sujets.

Calendrier

À votre rencontre sur le terrain :

Toujours à votre écoute et proche de vous, la CFDT-VNF est allée à votre rencontre en organisant notamment 4 HMI maintenance :

  • 15 février à Briare
  • 21 février à Joigny
  • 23 février à Tonnerre
  • 24 février à Génelard

Le 22 mars, une HMI s’est tenue à Sens le matin et à Auxerre l’après-midi, en présence d’un représentant national.

Nous remercions l’ensemble des personnels présents pour la qualité des échanges. Nous restons à votre disposition pour vous apporter tout complément d’information ou pour échanger avec vous sur votre situation.

Enfin, des journées « actions élections syndicales » communes aux trois versants de la fonction publique sont organisées. Les prochaines dates sont les suivantes :  le 5 mai à Joigny, le 23 septembre et le 23 octobre à Sens.  A cette occasion, le secrétaire adjoint de notre section syndicale locale sera présent.

Par ailleurs, un communiqué sera envoyé prochainement aux adhérents CFDT-VNF de la DTCB afin de les informer des possibilités de formations syndicales.

DTCB : Le spectacle continue

La CFDT-VNF a diffusé un flash-info auprès des personnels de la DTCB. En effet, depuis des mois :
« La CFDT-VNF dénonce successivement et régulièrement les décisions présentées dans les instances locales (CLHSCT, CTUP) comme :

le changement d’horaires sur le Canal de Nivernais-Yonne ;
le projet des UTI type ;
les modifications de chaque UTI.

La CFDT-VNF a voté contre le projet d’organisation de l’UTI Nivernais-Yonne lors d’un CTUP dénonçant le maquillage des centres de maintenance et s’est opposée au projet de fusion des UTI Val de Loire et Loire Seine.

De plus, la CFDT-VNF dénonce depuis plusieurs mois :

les situations que subissent les personnels sur certains CEMI ;
le déni de démocratie suite au questionnaire sur la pause méridienne diligenté par la direction et pour lequel elle n’a pas tenu compte de la majorité exprimée ;
la situation des passages de bateaux au quart d’heure ou à la minute ;
le résultat du travail sur l’astreinte présenté au dernier CTUP ;
Le fait que la direction crée des situations conflictuelles pour ensuite essayer d’éteindre les incendies. En mode pompier et dans un second temps, les services RH font de leur mieux pour essayer de répondre aux problèmes causés par la direction, mais le flux des dossiers est en forte augmentation.

La CFDT-VNF est également intervenue :

sur le problème de changement de planning des agents d’exploitation en entretien et des Indemnités de Sujétions Horaires (ISH) ;
pour réintégrer des locaux sur le secteur Nivernais-Yonne afin de rendre aux agents des conditions de travail décentes.

La saison estivale était encore riche en rebondissements.

La CFDT-VNF alerte régulièrement sur les situations fragiles notamment des restructurations, dont les organisations présentent des faiblesses notoires. Lors de sa dernière newsletter, la CFDT-VNF avait alerté sur le risque de déclassement des services de maintenance notamment sur une UTI. Force est de constater qu’elle avait vu juste.
Sur cette UTI, un service maintenance n’a pas été autorisé à répondre à une demande de l’exploitation suite à une avarie sur une écluse stratégique. Sur cette UTI, la communication entre l’exploitation et la maintenance s’effectue avec un nouveau réseau social « GMAO-TOCTOC », plus aucun contact, mais l’application est remplie…

Dans le cadre de ses missions, un représentant CFDT-VNF s’est rendu sur site cet été pour défendre et permettre la remise en fonctionnement partiel de l’exploitation de l’écluse. Sans cette intervention, cette écluse aurait été immobilisée une semaine en pleine saison. À l’aube d’un projet de modernisation, ce n’est pas très positif pour l’image de VNF.

Sur une autre UTI, à titre d’exemple, il est reproché au service maintenance de ne pas réparer une cuvette de WC desserrée, alors que dans le même temps les personnels de maintenance ne peuvent plus réaliser d’opérations sur les ouvrages. Certains systèmes d’entraînement sont bâchés pour pallier l’absence de réparation des maçonneries des piles de barrage et éviter les infiltrations, qu’en sera-t-il en cas de crue couplée avec des coupures d’énergie ou autres ?

Depuis des mois en instance et ailleurs, la CFDT-VNF alerte et dénonce des situations qui potentiellement seraient accélératrices de risques particulièrement sur l’UTI transférée en 2018. La direction se veut rassurante, prétextant que les représentants du personnel exagèrent, qu’elle a toute confiance en ses encadrants, que la technique n’est pas importante…

N’étant pas écoutés au niveau local, nous avons relayé ces dysfonctionnements au niveau national. Une alerte a ainsi été déposée par les représentants du CHSCT Central auprès de la direction sur la dangerosité et l’état critique de nombreux ouvrages, notamment sur le périmètre de la DTCB où le dialogue social est rompu. Un CHSCT central extraordinaire a été organisé le 14 octobre dernier. A cette occasion, le rapport de l’ISST a été transmis. Celui-ci soulève des incohérences et notamment des problèmes liés au fonctionnement des chaînes hiérarchiques, qui engendrent une augmentation des situations à risque.

Par ailleurs, la DTCB souffre de vacances de poste. La direction a recours à des personnels sous contrat précaire (saisonniers, CDD, intérim), qui ne sont pas remboursés de leurs frais de déplacement pendant des mois. Certains ont d’ailleurs terminé leur mission avant que cette situation ne soit régularisée. La règle est parfois changée en cours de contrat. Il ne suffit pas à la Direction Générale de promettre des ETP à la DTCB sans donner les moyens humains et financiers pour gérer ces contrats. La surcharge de travail générée (environ 400 contrats pour la saison) oblige à recruter d’autres CDD pour assurer cette gestion… et au final on embauche des intérimaires pour combler les recrutements prévus sur le terrain, cherchez l’erreur… ou comment faire du précaire sur du précaire….

Dialogue social

La CFDT-VNF alerte très régulièrement la direction sur de nombreux sujets au sein de la DTCB. Faute d’être entendues depuis 2 ans, les organisations syndicales se sont regroupées et ne participent plus aux instances locales depuis le mois de septembre.

Les représentants des organisations syndicales ont été reçus par le Directeur territorial le 28 septembre dernier. A cette occasion, elles lui ont présenté un cahier revendicatif commun, qui a fait l’objet d’une réponse présentée par la direction le 12 octobre. Celle-ci ne convenant pas à l’intersyndicale, une clause de revoyure a été fixée au 15 novembre. Dans l’attente d’une méthodologie pratique, l’intersyndicale est restée sur ses positions. Deux autres réunions ont eu lieu avec l’intersyndicale les 23 novembre et 7 décembre afin d’essayer de trouver des solutions mais les avancées sont très réduites.

La CFDT-VNF est pleinement impliquée dans ses actions et interpelle le directeur, notamment lors de sa tournée du « COP » lancée au sein des UTI depuis le 23 septembre, pour dénoncer les incohérences des sujets.
Dans de nombreux endroits, le climat s’est encore dégradé depuis le RETEX et la création des UTI. La DT soutient mordicus ses managers impliqués. Le fossé s’est encore creusé entre les services de l’exploitation et de la maintenance spécialisée et parfois au sein même des équipes, sans oublier les services administratifs qui saturent. Faire et défaire c’est travailler, mais l’absurde ne dérange pas certains managers.

Même si les congés de fin d’année ne sont pas les plus reposants, ils feront du bien. La section CFDT-VNF de la DT CB vous souhaite de bons moments avec vos proches et votre famille ainsi que de joyeuses fêtes de fin d’année.

DTCB : Point covid

Depuis, sur de nombreux sites, ces travaux ont repris en mode dégradé ou n’ont pas redémarré dans les temps. Ce sujet a été remarqué au niveau national. Les baisses d’effectifs « voulues » obèrent une fois encore la bonne marche de ses projets. Les différents acteurs ne sont pas bien définis chacun dans leurs fonctions et à l’inverse, les fonctions ne sont pas bien définies pour chacun des acteurs.

La maintenance

Les personnels sont inquiets sur le devenir de leurs missions et leur avenir professionnel. C’est encore plus prégnant pour les personnels affectés à la maintenance, quel que soit le niveau, notamment compte tenu du devenir du statut OPA, des départs et des mutations annoncés ou déjà effectifs et les difficultés à recruter les bonnes compétences sur des contrats précaires. Malgré les palabres du siège sur l’enjeu stratégique de la maintenance dans le projet de transformation de VNF, cette difficulté à recruter démontre une nouvelle fois le manque d’attractivité et de considération pour ce métier. Au final, s’il est un sujet sur lequel le nombre d’affirmations péremptoires est inversement proportionnel à la connaissance réelle que l’on a du phénomène, c’est bien le domaine de la maintenance. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre » (Spinoza)

Le dialogue social local

Une délégation de représentants de la maintenance avait pourtant échangé avec la Direction sur ce sujet. Pour toute réponse, un projet de modification des UTI a balayé d’un revers de main les demandes de clarification de ces personnels et a été présenté en CTUP. La CFDTVNF s’y est d’ailleurs une nouvelle fois opposée. Le directeur a affirmé que cette organisation était provisoire, mais le provisoire qui dure on connait bien à VNF et, malheureusement, les promesses n’engagent que ceux qui les croient. À l’aube d’un grand projet de modernisation de l’établissement notamment à la DTCB, les paradigmes ont la vie dure. Lors d’un CTUP, la CFDT-VNF a interpellé la Direction sur les inquiétudes des personnels liées au projet de transfert de la maintenance sur les sites de la rivière Seille à la DT Rhône-Saône. Par une réponse proche d’une fin de non-recevoir, la Direction nous a fait croire que ce sujet n’était pas d’actualité et elle a cherché à minimiser encore une fois les craintes des personnels. Nous demandons une confirmation officielle de l’abandon de ce projet et s’il s’avère que ce n’est pas le cas, nous demandons une réunion d’information réunissant les CTU de proximité des deux DT impactées.

Et le transfert de la DT BS vers la DT CB ça donne quoi ?

S’agissant du secteur rivière Yonne, la DT CB n’a pas encore digéré cette fusion qui présente encore aujourd’hui de nombreuses incertitudes et dysfonctionnements. Rappelons que, sur ce sujet, le DG n’a pas souhaité consulter les instances nationales. Aussi, les personnels ne croient plus les paroles et promesses faites lors du transfert. Ils veulent désormais des actes sans que ceuxci pénalisent les autres secteurs de la Direction. Les représentants CFDT-VNF ont à plusieurs reprises dénoncé cet état de fait en CTUP. Lors d’une consultation en instance, ils se sont d’ailleurs opposés vivement aux modifications d’horaire proposées sur le secteur, regrettant que ce dossier n’ait pas été présenté initialement pour information, ce qui leur aurait permis de consulter les personnels concernés et de mesurer l’impact de cette décision. Faute d’un dialogue social serein et constructif, les représentants CFDT-VNF ont parfois même été contraints de quitter les instances (CLHSCT de décembre et de refuser de siéger au CTUP de février 2020) pour exprimer leurs désaccords sur les méthodes de l’administration.

À votre rencontre…

Avant ce nouveau confinement, les représentants de la section CFDT-VNF à la DT CB avaient pu reprendre les rencontres avec le personnel au mois d’août et ont constaté des tensions palpables dans les équipes notamment entre une partie des managers de proximité et une partie des agents. Devant le mal-être exprimé par certains agents et leur description de comportements hiérarchiques pour le moins inappropriés, la CFDT-VNF a alerté la Direction et a sollicité la mise en place d’un CLHSCT pour échanger sur ces difficultés. Pour autant, à ce jour, la Direction ne semble pas vouloir y donner suite ni réagir. Si les choses devaient s’aggraver, la Direction devra assumer ses responsabilités et ne pourra pas se contenter de renvoyer la faute sur les agents.

Le règlement intérieur de la DT CB

Le groupe de travail sur le Règlement Intérieur (RI) est relancé et une délégation de la « DT CB band » part en tournée dans les UTI pour son « RI Tour 2020 ». Alors que les préceptes du RI actuel ne sont pas ou peu respectés en de nombreux endroits, la Direction explique que ces différences entre UTI sont liées à l’incompréhension « des petits encadrants »… La CFDT-VNF demandera des clarifications sur ces propos lors d’une bilatérale.