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Droit de réponse de la CFDT-VNF et de FO-VNF à la communication de la CGT

La CFDT-VNF et FO-VNF prennent connaissance avec étonnement de la communication de la CGT mettant en cause l’intersyndicale dans le dossier Accord Mobilité Géographique/fermetures de sites, et allant jusqu’à parler de « collusion » avec la direction.

Il est nécessaire de rétablir les faits, l’ordre et la vérité des responsabilités syndicales.

Contrairement à ce qui est affirmé, nos organisations n’ont jamais soutenu, ni validé, ni accompagné les fermetures de sites, ni les mobilités géographiques imposées.
Nous l’avons rappelé publiquement et par écrit à de multiples reprises, et encore récemment dans notre déclaration préalable faite au CSA central du 22 janvier 2026.

Historiquement ce n’est d’ailleurs pas la CGT qui avait obtenu le Zéro Mobilité Géographique Imposée (ZMGI) qu’elle revendique maintenant comme un incontournable.

Nous réaffirmons clairement :

  • notre opposition aux fermetures de sites ;
  • notre attachement au principe de Zéro Mobilité Géographique Imposée (ZMGI), en l’absence d’accord AMG (Accompagnement des Mobilités Géographiques) si toutefois une majorité des personnels impactés nous donnait mandat ;
  • notre contestation du revirement de la direction générale, qui a conduit à la suspension des négociations et au dépôt de préavis de grève de la CFDT-VNF et de la lettre ouverte de FO-VNF.

Faire le choix de contraindre la direction à mettre ses projets sur la table, à formaliser ses intentions et à s’engager par écrit, ce n’est ni capituler, ni collaborer :
c’est exercer pleinement notre rôle de représentants du personnel.

C’est précisément parce que nous avons refusé les discussions opaques et unilatérales que :

  • la cartographie des sites dits « non pérennes » a été révélée ;
  • le principe de consultation directe des personnels concernés a été imposé ;
  • la direction générale s’est engagée par écrit à organiser cette consultation de manière encadrée et loyale.

Nous rappelons d’ailleurs que si ce sujet ZMGI / AMG est revenu sur la table, c’est précisément parce que malgré l’engagement ZMGI, nous avons constaté des fermetures imposées pour lesquelles les agents impactés n’ont bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement.

Nous assumons pleinement d’avoir exigé que les personnels directement impactés puissent s’exprimer eux-mêmes, lorsque les conditions préalables à l’ouverture de la négociation de l’accord AMG ont été modifiées en profondeur par la Direction.

Permettre cette expression n’est pas un affaiblissement du syndicalisme. C’est au contraire le seul moyen d’obtenir un mandat clair des personnels impactés, opposable à la direction, pour la suite des négociations.

La CFDT-VNF et FO-VNF constatent que la CGT se limite à :

  • dénoncer,
  • fustiger,
  • qualifier, sans jamais formuler la moindre proposition opérationnelle permettant de :
  • bloquer juridiquement les fermetures,
  • améliorer concrètement les garanties pour les agents,
  • créer un rapport de force efficace et durable.

Les personnels attendent des résultats, pas des ruptures de négociation stériles ou des tribunes vaines.

Ce n’est pas avec des attaques gratuites et mensongères qu’on :

  • obtient des intéressements,
  • améliore des régimes indemnitaires,
  • encadre des réorganisations,
  • défend l’emploi dans la durée.

Cela demande un travail de fond, constant, argumenté, capable de transformer des revendications en avancées tangibles, ce que la CFDT-VNF et FO-VNF accomplissent quotidiennement.

A l’inverse, toutes ces dernières années, il serait fort utile de citer une seule mesure collective et concrète portée par la CGT qui s’est traduite par une avancée pour les personnels. L’indignation permanente ne constitue pas une stratégie. Refuser toute discussion sans construire d’alternative ne protège pas les personnels.

Nous resterons mobilisés pour :

  • empêcher toute mobilité géographique imposée ;
  • défendre les conditions de travail et de vie des agents ;
  • utiliser tous les leviers disponibles : négociation, mobilisation, consultation, action collective, pour obtenir des avancées concrètes.

Nous appelons chacun à sortir des procès d’intention et à se concentrer sur l’essentiel : les intérêts des personnels et les moyens réels de les défendre sans avoir peur de les consulter afin de porter leurs voix auprès de la direction !

L’intersyndicale CFDT-VNF et FO-VNF
Le 23 janvier 2025

Prévention : des ajouts actés, maintenant il faut des preuves

Bilan 2025 : 74,5 % de réalisation, et des actions qui disparaissent

Le bilan 2025 affiche un taux de réalisation de 74,5 %. La CFDT-VNF s’étonne surtout que certaines actions prévues mais non réalisées ne soient pas reconduites “en tant que telles” dans le programme 2026. Elle demande la réinscription de sujets très concrets :


Un point de transparence : où est passée la politique “patrimoine arboré” ?

La CFDT-VNF indique ne pas avoir retrouvé sur l’intranet la note de politique relative au patrimoine arboré et interroge sa diffusion. La Direction prend note et annonce des vérifications. Ce type de point illustre une difficulté plus large : une politique de prévention n’existe pas si l’information n’est pas accessible et réellement partagée.


Programme 2026 : des ajustements obtenus, des points de vigilance maintenus

Le programme 2026 comprend 20 actions structurées en six axes, dont :

  • la culture prévention,
  • l’intégration SST dans l’évolution des métiers,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Sur l’analyse des accidents, la CFDT-VNF conteste un objectif fixé à 30 analyses, qu’elle juge déconnecté du niveau d’accidentologie réel. La Direction ajuste la cible et retient un principe de 10 % des événements accidentels réellement constatés. La CFDT-VNF insiste aussi sur la mobilisation du siège pour accompagner les DT, notamment en cas d’événement grave, afin de garantir des analyses objectives et partagées : la Direction confirme que les ressources nationales pourront être mobilisées en tant que de besoin.


Risques hivernaux et secours : élargir la prévention au réel du terrain

La CFDT-VNF alerte sur des risques encore trop peu traités : neige et verglas aux abords des voies d’eau. Elle demande que ces risques soient pris en compte au même niveau que les dispositifs canicule et propose des mesures concrètes comme la généralisation d’équipements adaptés, dont les pneus hiver pour les véhicules de service. La Direction indique qu’un guide relatif aux risques hivernaux est en cours de finalisation et s’engage à réaliser un état des lieux des équipements existants.

La CFDT-VNF demande également une action sur les premiers secours aquatiques en milieu naturel, pour garantir un déploiement homogène dans toutes les directions.


Former, oui, mais sans épuiser les formateurs


Le programme prévoit aussi d’intégrer la SST au parcours socle de l’école du management et de structurer un réseau de formateurs internes (sécurité chantiers, accueil des nouveaux arrivants, gilet de sauvetage, signalisation temporaire). La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : ces formateurs occupent déjà un poste à temps plein. VNF doit donc anticiper l’impact sur la charge de travail, sinon la prévention se fera au détriment des collectifs.


Un vote favorable, parce que les amendements CFDT-VNF sont retenus

La Direction ayant retenu l’intégralité des amendements portés par la CFDT-VNF, celle-ci vote favorablement sur le PAPRiPACT 2026, position partagée par les autres organisations syndicales. Ce vote ne clôt pas le sujet : il ouvre une exigence de résultats, suivis et vérifiables.

Protéger les agents et simplifier le quotidien : deux urgences, un même devoir

Incivilités et agressions : les chemins de halage sont un lieu de travail


La CFDT-VNF rappelle un principe trop souvent minimisé : les chemins de halage sont d’abord un lieu de travail pour les agents de VNF. Le sujet n’est pas seulement celui du “confort” ou de l’image, mais bien celui de la sécurité au travail. La CFDT-VNF demande un renforcement de la communication sur les abords de la voie d’eau, et souhaite développer des conventions opérationnelles avec la police de l’eau ou la gendarmerie pour permettre des interventions effectives, y compris par des patrouilles ciblées.

La Direction indique qu’un échange sera organisé avec le chargé de mission sûreté-défense et qu’un recensement des zones sensibles a déjà été réalisé, avec des mesures de signalisation et de verbalisation. Pour la CFDT-VNF, la question reste celle de l’efficacité sur le terrain : une mesure n’existe pleinement que lorsqu’elle est visible, comprise et appliquée.


Signaler pour être protégé : Gasper doit devenir un réflexe et servir à agir

La CFDT-VNF demande une meilleure remontée des agressions et incivilités via l’outil Gasper. La Direction reconnaît la nécessité de renforcer les signalements et s’engage à recommuniquer. La CFDT-VNF sera vigilante sur un point : la remontée ne doit pas être un simple reporting. Elle doit déclencher des réponses, des mesures de prévention, et une protection effective des agents.



Numérique et IA : moderniser, oui, mais avec méthode et formation

La CFDT-VNF alerte sur le retard de l’établissement dans l’appropriation de l’intelligence artificielle et demande des formations par filière pour permettre un usage maîtrisé, accessible et réellement utile au travail quotidien. La Direction confirme qu’un plan de compétences dédié sera déployé.

Plus largement, la CFDT-VNF souligne l’hétérogénéité des outils numériques selon les territoires et appelle à des environnements réellement partagés. Elle demande aussi une amélioration significative du moteur de recherche de l’intranet, car l’accès à l’information conditionne la qualité du travail, la sécurité des décisions et la fluidité des organisations.

Un point de suivi annuel : la CFDT-VNF obtient un rendez-vous de vérité

La Direction propose d’inscrire un suivi annuel du plan en CSSCT centrale. Pour la CFDT-VNF, ce suivi est indispensable : il doit permettre de vérifier l’avancement réel, d’identifier ce qui bloque, et de corriger rapidement, plutôt que d’attendre un bilan tardif lorsque les situations se sont déjà dégradées.

PCC/CMI : l’harmonisation ne peut pas être optionnelle


La demande CFDT-VNF : définir ce qui est non négociable

La CFDT-VNF demande une clarification nationale de standards non négociables, notamment sur les cycles de travail, les effectifs de référence, les vestiaires, l’organisation cible et les prérequis bâtimentaires. Elle demande aussi qu’un point d’information national soit inscrit sur les évolutions des PCC et CMI, car ces changements ont un impact direct sur les collectifs et suscitent de fortes inquiétudes sur les moyens associés.


Ce que répond la Direction, et ce que la CFDT-VNF attend

La Direction indique qu’un retour d’expérience des PCC est prévu dans le plan d’action RPS, et prend note de la demande CFDT-VNF en annonçant un point en CSA Central. La CFDT-VNF considère que ce point devra répondre à une attente précise : il faudra des règles communes, des engagements opposables, et un calendrier. Sans cela, l’harmonisation restera un mot, tandis que les écarts continueront de s’installer.


Un signal local sans retour : l’exemple de Gambsheim

La CFDT-VNF rappelle qu’une visite du site de Gambsheim, réalisée avec le réseau des secrétaires de CSSCT locaux, a permis de signaler plusieurs alertes restées sans retour à ce jour. Pour la CFDT-VNF, l’absence de réponse n’est pas acceptable : une prévention crédible suppose des suites, des délais et des décisions tracées.

Plan d’actions RPS : sortir du document, entrer dans le concret

Un diagnostic clair : deux risques majeurs, déjà présents au quotidien


Le diagnostic RPS mené à l’échelle de l’établissement, selon la méthodologie INRS, confirme deux familles de risques particulièrement structurantes.

D’une part, l’insécurité de l’emploi et du travail, alimentée par les transformations et l’incertitude sur les trajectoires professionnelles.

D’autre part, l’intensité et la complexité du travail, marquées par des priorités changeantes, des urgences fréquentes et des ressources jugées insuffisantes.

Pour la CFDT-VNF, ces constats ne doivent pas rester une photographie : ils doivent guider des décisions concrètes sur l’organisation, les effectifs et les pratiques managériales.


Une méthode et une gouvernance… mais des angles morts à corriger

Le plan national a été construit à partir des plans locaux, avec des groupes de travail (dont un issu de la CSSCT centrale) et un pilotage associant plusieurs acteurs (DRHM, médecine coordonnatrice, service social, communication, cabinet d’appui). La CFDT-VNF a toutefois demandé des garanties sur la prise en compte des travaux antérieurs, notamment lorsqu’une direction a déjà fait l’objet d’analyses approfondies. Elle a insisté pour que l’expertise DEGEST, annexée au DUERP de la DTNE, soit explicitement intégrée pour ce qui relève des actions nationales qui avaient été ciblées et que la mutualisation de ses préconisations soit rendue lisible. La Direction confirme la prise en compte et propose de le préciser dans le préambule : c’est un point essentiel, car un plan RPS perd toute crédibilité s’il donne l’impression de “réinventer” sans capitaliser.


Le désaccord de fond : une consultation trop rapide

La CFDT-VNF a dénoncé une consultation jugée précipitée, et a demandé que le point soit requalifié en information afin de permettre une concertation réelle. En effet, le plan d’actions doit être un outil de prévention concret, partagé et durable, et pas un simple document de vitrine rédigé dans l’urgence. Même si la Direction a proposé d’échanger en séance et a pris en compte de nombreux amendements portés par la CFDT-VNF, la consultation a été reportée.

Une consultation électronique est envisagée, avec la possibilité d’une réunion en visioconférence si nécessaire. Pour la CFDT-VNF, ce report n’est pas un détail de procédure : c’est la condition pour obtenir un plan applicable, évalué et suivi.


Des exigences CFDT-VNF sur le contenu : des engagements mesurables, pas des intentions

La CFDT-VNF a porté une série de positions structurantes, qui traduisent une logique simple :

Loi spéciale : quand l’incertitude finit par se payer sur le terrain

Une visibilité qui manque, des équipes qui absorbent

La CFDT-VNF a alerté la Direction sur un point immédiat : l’absence de lisibilité sur le budget 2026 et sur les recrutements entraîne des retards et des gels de postes dans des équipes déjà fragilisées. Dans la réalité, ce type d’incertitude ne reste jamais “administratif”. Il se traduit par des missions maintenues, des priorités qui bougent et une charge de travail qui se reporte sur les personnels en poste.


La réponse de la Direction : remplacer, oui ; créer, plus difficilement

La Direction indique que, comme en 2025, la “loi spéciale” conduit à un pilotage budgétaire renforcé et à un fonctionnement sous contrainte, avec une durée incertaine. Elle précise que les recrutements destinés à remplacer les départs se poursuivent, sans impact sur le plafond d’emplois, et que des intégrations prévues en février/mars sont maintenues sous réserve d’arbitrages en lien avec le contrôleur budgétaire.

En revanche, elle explique que toute création nette de poste devient plus complexe, car elle implique une compensation par une suppression équivalente ou un décalage des arrivées.


Le point d’alerte CFDT-VNF : des créations “au cas par cas” qui interrogent

La CFDT-VNF relève une contradiction majeure : alors que les travaux sur les cahiers de filière ne sont pas stabilisés et que le contexte est contraint, des créations de postes de direction (modernisation, préfiguration) pourraient être décidées au cas par cas, dans certaines directions territoriales ou au siège. Pour la CFDT-VNF, l’enjeu prioritaire reste de pourvoir les postes vacants, notamment opérationnels et techniques, et de limiter l’empilement hiérarchique. Une modernisation crédible ne peut pas reposer sur davantage de strates, quand le terrain manque de bras.

FLASH INFO CFDT-VNF / FO-VNF : Négociations AMG – Réunion avec la Direction générale du lundi 12 janvier

Suite au dépôt du préavis de grève de la CFDT-VNF, sa délégation a été reçue ce lundi à 15h30 par la direction générale afin d’échanger sur les revendications de son préavis portant sur la mobilité géographique et les fermetures de sites.

Dans la continuité, suite à sa lettre ouverte, FO-VNF a été reçue lundi à 16h30 par la direction générale afin d’échanger sur le contenu de celle-ci.

Le constat est sans appel à ce jour : aucune avancée et les négociations n’aboutissent pas

La direction générale confirme une reculade majeure, sous prétexte « d’incompréhensions », sur des engagements qui avaient pourtant été présentés comme des préalables incontournables à l’ouverture des négociations sur un éventuel Accord Mobilité Géographique (AMG).

En particulier, la direction remet en cause l’engagement pourtant acté jusqu’ici, à savoir :

  • L’impossibilité de fermer un site non pérenne tant qu’au moins quatre agents y demeurent affectés.

Un changement de doctrine lourd de conséquences

Désormais, et après une année de négociation, la direction pose une nouvelle option aux organisations syndicales :

  • En contrepartie de dispositifs d’accompagnement dont le contenu reste encore à négocier (brouettage, Prime de Restructuration de Service (PRS) majorée, prime complémentaire…), dès lors qu’un site d’accueil est déclaré opérationnel, la direction souhaite pouvoir fermer un site recensé parmi les 155 sites dits non pérennes, quel que soit le nombre d’agents présents, sur simple décision de sa part, avec un délai de prévenance restant à définir.

Autrement dit, le seuil des quatre agents, pourtant acquis dans l’ensemble des réunions précédentes, est aujourd’hui remis en question.

Une volte-face inacceptable

La direction présente ce renoncement comme un choix à faire :

  • Soit accepter l’abandon de la garantie d’aucune fermeture de site s’il reste au moins quatre agents en échange de mesures d’accompagnement,
  • Soit renoncer purement et simplement à l’accord AMG.

En cas d’abandon de l’AMG, la direction indique que nous reviendrions à la situation d’origine :

  • Aucune fermeture de site tant que des agents y sont affectés ;
  • Aucune mobilité géographique imposée sans l’accord préalable des personnels concernés.

Cependant, la direction affirme clairement que les 155 sites identifiés comme non pérennes seront, à terme, fermés, mais sur un temps plus long, sans dispositif d’accompagnement et nécessitant :

  • Soit le départ volontaire des agents,
  • Soit leur accord explicite à une mobilité.

La position de la CFDT-VNF et de FO-VNF

Pour nos deux organisations syndicales, cette situation confirme :

  • Un revirement inacceptable de la direction ;
  • Une tentative de faire porter aux personnels les conséquences d’un choix stratégique déjà acté ;
  • Et une remise en cause grave de garanties fondamentales du cadre social de VNF.

La CFDT-VNF et FO-VNF refusent toute mobilité géographique imposée et toute fermeture de site sans garanties et un cadre clair qui soient préalables et opposables.

La proposition de la CFDT-VNF et de FO-VNF

Devant ce revirement, au regard du blocage qui s’installe sur deux visions totalement différentes de la direction générale et des deux organisations syndicales majoritaires de VNF, la CFDT-VNF et FO-VNF demandent à la direction d’assumer cette volte-face. En conséquence elles proposent l’organisation d’une concertation des personnels qui seront directement impactés par l’absence ou non d’un accord AMG, à savoir les personnels actuellement identifiés sur un site non-pérenne. À ce titre, elles proposent la concertation de l’organisation, du suivi et du contenu de la consultation sur les deux options en balance à savoir :

  • Poursuivre la négociation de l’accord AMG et des conditions d’accompagnement des personnels impactés en renonçant au seuil de moins de 4 agents préalable à la fermeture d’un site ;
  • Stopper la négociation de l’accord AMG pour le maintien de l’engagement du Zéro Mobilité Géographique Imposée (ZMGI) qui induit aucune fermeture de site tant qu’un ou plusieurs agents restent sur le site référencé dans les 155 sites non-pérennes, actant de fait qu’aucun dispositif d’accompagnement, autre que la PRS, ne sera mis en place pour accompagner les mobilités volontaires.

Bien entendu, il conviendra dans la consultation concertée d’expliciter objectivement les tenants et aboutissant des options soumises à la consultation.  

La CFDT-VNF et FO-VNF continueront à informer les personnels en toute transparence.

Au regard de la suite qui sera donnée à cette proposition qui n’a que pour seul objectif d’éclairer la direction sur la volonté des personnels et de donner un mandat clair aux représentants du personnel, les masques tomberont. Il ne sera plus possible, dans le cas d’une fin de non-recevoir à cette proposition constructive et responsable, de feindre un semblant de dialogue social et une prétendue écoute des personnels.

Au regard du mandat qui sera donné à nos organisations syndicales, la reprise de la négociation de l’accord AMG pourra s’opérer ou non.

Nous tiendrons les personnels informés des suites données à ce dossier et des éventuelles actions à venir.

Restons mobilisés !

La défense de nos droits, de nos conditions de travail et de nos implantations locales est l’affaire de toutes et tous.

CFDT-VNF – FO-VNF

Dépôt de préavis de grève CFDT-VNF

Suite aux échanges infructueux de la bilatérale DS/DG des 7 et 8 janvier, et en l’absence d’avancées significatives et suffisantes depuis le dépôt du premier préavis de grève de la CFDT-VNF le 5 décembre 2025, la CFDT-VNF a déposé un second préavis de grève, prenant effet le 13 janvier 2026 à 20 h, reconductible sans date de fin.

Dans l’attente d’éléments permettant d’apporter a minima des garanties suffisantes, formalisées et préalables à la reprise des négociations, et en dehors des réunions dédiées à la négociation d’un protocole de sortie de préavis de grève, la CFDT-VNF ne participera plus à aucune réunion relative à l’avancée des projets de réorganisation.

Seules feront exception les réunions relevant exclusivement de l’intérêt et de la défense des personnels.

MODERNISATION DE VNF : Des garanties arrachées, un chantier sous surveillance

Un projet XXL lancé au pas de charge


La Direction de VNF a lancé un projet de modernisation d’une ampleur inédite : réorganisation territoriale, refonte massive des filières métiers, centralisation accrue de missions au siège. En clair, c’est toute l’architecture de l’établissement qui est en train d’être redessinée.

Face à un calendrier imposé, à un dialogue social dégradé et à des impacts lourds pour les personnels comme pour le service public, la CFDT-VNF, aux côtés de FO-VNF, a choisi de ne pas faire semblant. Le CSA central du 25 septembre a été rompu, faute de discussion réelle. Cette rupture n’était pas un geste symbolique : elle a permis d’arracher deux réunions informelles les 3 et 6 octobre, où la Direction a enfin accepté de mettre des engagements sur la table, sur l’Acte I (réorganisation territoriale) comme sur l’Acte II (refonte des filières métiers).

MODERNISATION DE VNF : ACTE I – 155 sites dans le viseur : quand la modernisation menace le quotidien

La première brique de la modernisation, c’est la fermeture programmée de 155 sites – PCC, CMI, points d’appui – d’ici 2026, avec à la clé une centralisation du pilotage et des fonctions supports. Présentée comme un ajustement organisationnel, cette “rationalisation” aurait pu se traduire par des déménagements imposés, la perte de NAS, des temps de trajets explosifs et un découplage encore plus fort entre centres de décision et réalité du terrain.

Pour la CFDT-VNF, il était hors de question de laisser passer un tel projet sans garde-fous. L’objectif n’est pas de s’arc-bouter sur chaque site à tout prix, mais de refuser que la modernisation se fasse à coups de vies bousculées et de conditions de travail dégradées.

À force de pression et de travail de fond, la CFDT-VNF a obtenu des accords de principe qui changent la donne mais qui restent à contractualiser dans un accord.


Zéro mobilité imposée : de la promesse politique à l’accord AMG

Lors de la création de l’EPA, la CFDT-VNF avait déjà obtenu un engagement de principe : le Zéro Mobilité Géographique Imposée, renouvelé à chaque directeur général. Sur le papier, c’était un pilier du pacte social. Dans la pratique, des fermetures de sites ont commencé à se produire, avec des mobilités plus ou moins subies.

Face à cette réalité, nous avons cessé d’aligner les protestations de principe pour exiger un cadre négocié : c’est le sens des discussions autour de l’Accord Mobilité Géographique (AMG), nouveau nom du ZMGI. En attendant sa signature, les organisations syndicales ont obtenu, là aussi, un engagement politique : aucune fermeture de site ne sera réalisée.


Des missions révisées si les moyens ne suivent pas

Dans le contexte politique actuel, la CFDT-VNF ne se contente pas de discuter site par site. Devant les tutelles du conseil d’administration, nous avons demandé un calendrier actualisé en fonction des orientations réelles de l’établissement et une révision des missions de VNF dans le cas où les moyens – humains, techniques, budgétaires – ne seraient pas à la hauteur des ambitions affichées dans le COP.

En clair : si les moyens ne suivent pas, il faudra avoir le courage de dire ce que VNF peut encore faire… et ce qu’il ne peut plus assurer correctement.