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La CFDT-VNF, une équipe qui ne lâche rien !
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Déplacements professionnels : Les agents ne roulent pas pour le plaisir


Un audit qui confirme les alertes de la CFDT-VNF


La direction a présenté la synthèse de l’audit interne relatif à la politique des déplacements professionnels. Cet audit intervient dans le contexte de la modernisation de VNF et des transformations engagées dans le cadre des actes I et II.

Ses constats confirment les alertes portées depuis longtemps par la CFDT-VNF. La réduction du nombre d’implantations, le développement du management à distance, la création de directions nationales et la multiplication des réseaux métiers entraînent une hausse des déplacements.

Ces déplacements ont des conséquences budgétaires, environnementales, organisationnelles et humaines. Ils pèsent sur les temps de trajet, la fatigue, la sécurité routière et les conditions de travail des agents.


Des règles trop floues, des pratiques trop différentes

L’audit met en évidence une politique de déplacements encore insuffisamment structurée. Le niveau de maturité est situé entre l’informel et le standardisé. Cela signifie concrètement que les règles ne sont pas toujours claires, que les pratiques diffèrent selon les territoires et que les outils de suivi ne permettent pas une vision suffisamment fiable.

La CFDT-VNF a dénoncé les situations dans lesquelles des agents de terrain se voient refuser des remboursements ou se voient imposer des allers-retours sur le temps du déjeuner pour éviter des frais de repas. Ces pratiques sont absurdes. Elles peuvent augmenter les kilomètres parcourus, réduire le temps réellement consacré aux interventions, fatiguer les agents et dégrader la sécurité.  Elles traduisent une vision purement comptable du déplacement professionnel.

La direction a reconnu que l’absence de cadrage national pouvait créer des inégalités de traitement et conduire à des pratiques extrêmes. Elle a indiqué qu’une des recommandations de l’audit consiste à établir des règles nationales claires pour l’exploitation et la maintenance.


Les indemnités ne sont pas un complément de salaire

La CFDT-VNF a également réagi à certaines formulations du rapport, notamment lorsque les indemnités repas sont présentées comme pouvant être perçues comme un complément de salaire devenu un dû.

Pour la CFDT-VNF, cette formulation est maladroite. Les indemnités correspondent d’abord à des frais et à des contraintes professionnelles. Les personnels ne se déplacent pas pour améliorer leur rémunération. Ils se déplacent parce que l’organisation du travail, les interventions, les réunions, les formations ou les réorganisations l’exigent.


Moderniser ne doit pas signifier éloigner

La CFDT-VNF a rappelé que les économies attendues des regroupements immobiliers ou des fermetures de sites ne peuvent pas être évaluées seulement à travers les frais de déplacement. Il faut intégrer les conséquences humaines, financières et organisationnelles : fatigue, temps de trajet, éloignement, qualité du service rendu et conditions de travail.

La direction affirme vouloir mieux connaître les dépenses, améliorer leur pilotage et objectiver les impacts de la modernisation. La CFDT-VNF y sera attentive.


Management à VNF : Des repères, c’est bien ; des moyens, c’est mieux


Une École du management qui avance


La direction a présenté un point d’avancement sur l’École du management de VNF. Ce dispositif vise à accompagner les encadrants, à structurer une culture managériale commune et à diffuser de nouveaux repères au sein de l’établissement.

Huit séminaires ont été organisés entre octobre 2025 et mars 2026. Ils ont réuni environ 730 managers sur les 900 recensés à VNF. La direction a également présenté des outils tels que le « Jeu des Repères Managériaux » et la « Boussole managériale », utilisée par 579 managers au 30 avril 2026.

La CFDT-VNF a reconnu que les retours de terrain sur les ateliers étaient globalement positifs. Les temps d’échange entre managers peuvent être utiles, à condition qu’ils permettent réellement de parler des difficultés rencontrées dans les services.


Ne pas banaliser les difficultés managériales

La CFDT-VNF a toutefois exprimé plusieurs réserves. Le recours au terme « jeu » peut donner le sentiment de banaliser des problématiques sérieuses : conflits, tensions d’équipe, organisation des congés, surcharge de travail, accompagnement du changement ou gestion de situations humaines complexes.

La CFDT-VNF a également insisté sur la nécessité de ne pas créer de distinction implicite entre les différentes catégories d’encadrants. Les chefs d’équipe doivent être pleinement considérés comme des managers. Ils sont au contact direct des agents, assument des responsabilités importantes et subissent souvent les tensions organisationnelles en première ligne.

La direction a affirmé qu’il n’existait aucune volonté de hiérarchiser les managers selon leur niveau et que les chefs d’équipe étaient bien intégrés à la démarche.


Évaluer les effets réels sur le terrain

Pour la CFDT-VNF, l’enjeu central est désormais l’évaluation. Il ne suffit pas de mesurer la satisfaction immédiate des participants à une formation. Il faut savoir si les pratiques évoluent réellement, si les équipes constatent des changements, si le climat social s’améliore et si les conditions de travail progressent.

La direction a reconnu la pertinence de cette demande et a évoqué la possibilité d’utiliser certains indicateurs du baromètre social. La CFDT-VNF restera vigilante.


Télétravail, cycles, semaine en quatre jours : les droits ne doivent pas dépendre du territoire


Des assouplissements nationaux encore trop inégalement appliqués


La CFDT-VNF a de nouveau alerté la direction sur les difficultés d’application du télétravail. Les assouplissements décidés au niveau national, notamment pour les managers pouvant bénéficier jusqu’à deux jours de télétravail lorsque leurs missions le permettent, ne sont pas appliqués partout de manière homogène.

Dans certains territoires, les demandes sont traitées de façon restrictive. Dans d’autres, les réponses tardent, parfois pendant plus d’un mois, alors que l’instruction prévoit une réponse dans un délai d’une semaine.

Pour la CFDT-VNF, cette situation n’est pas acceptable. Un droit ou une possibilité ouverte nationalement ne doit pas devenir une faveur locale dépendant de l’interprétation d’un service ou d’une direction.


La direction reconnaît les difficultés

La direction a reconnu l’existence de ces difficultés. Elle a indiqué qu’un rappel serait effectué auprès des directions territoriales et des secrétariats généraux afin de garantir une application homogène des consignes nationales. Elle a également confirmé qu’un suivi mensuel serait réalisé jusqu’à la fin du dispositif, avec des bilans prévus fin mai puis fin juin.

La CFDT-VNF restera attentive à la réalité de ce suivi. Les rappels de consignes ne suffisent pas si les personnels continuent de faire face à des refus implicites, des délais excessifs ou des pressions lorsqu’ils exercent leurs droits.


Cycles de travail : transparence obligatoire

La question des cycles de travail et de la semaine en quatre jours a également été abordée. La CFDT-VNF a rappelé que la direction s’était engagée à maintenir une réflexion locale ouverte, notamment pour les personnels de maintenance, mais aussi à étudier l’ouverture aux personnels administratifs et techniques de droit public de dispositifs déjà existants pour les salariés de droit privé.

Des échanges locaux ont eu lieu dans plusieurs directions territoriales, notamment à Strasbourg, dans le Nord–Pas-de-Calais et sur le bassin de la Seine. Mais la direction a également évoqué des réticences et des difficultés d’organisation.

La CFDT-VNF demande que ces discussions soient conduites en toute transparence. Les personnels doivent connaître les conséquences concrètes de ces nouvelles organisations du travail, notamment sur les congés, les RTT, les amplitudes et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.


Pouvoir d’achat : à force d’attendre, ce sont les personnels qui paient


Une déclaration préalable centrée sur le quotidien des personnels


Lors du CSA central du 21 mai 2026, la CFDT-VNF a placé le pouvoir d’achat au cœur de sa déclaration préalable. Ce choix n’a rien d’un affichage. Il correspond à une réalité vécue dans les services : les personnels voient leurs dépenses contraintes augmenter pendant que leurs rémunérations restent insuffisamment revalorisées.

L’inflation continue de peser sur les prix de l’alimentation, de l’énergie et des déplacements. Le gel du point d’indice accentue le décrochage salarial des agents publics. Dans le même temps, les contraintes professionnelles, les trajets, les amplitudes et les réorganisations pèsent toujours plus lourdement sur les personnels.

La CFDT-VNF a donc demandé à la direction des mesures concrètes, rapides et visibles. Les personnels n’ont pas besoin d’un nouveau constat. Ils ont besoin de décisions.


Titres-restaurant : une revendication claire et progressive

La CFDT-VNF a rappelé sa revendication d’une revalorisation progressive des titres-restaurant afin d’atteindre 12 euros d’ici 2028. Cette progression doit s’appuyer sur une augmentation minimale d’un euro par an.

La CFDT-VNF a également demandé, si la direction ne s’engage pas sur une trajectoire pluriannuelle, une augmentation appliquée dès juillet 2026 d’au moins 1,50 euro. Cette demande vise à compenser l’absence d’augmentation depuis le début de l’année et à répondre à l’urgence sociale.

La direction a indiqué qu’une décision serait prise en juin, après analyse de la situation budgétaire et de la masse salariale. Elle a évoqué un scénario d’augmentation d’un euro, sans engagement sur les années suivantes.


Filiales portuaires : une stratégie ambitieuse ne peut pas reposer sur des personnels invisibilisés.


Une stratégie de développement assumée par la direction

La direction a présenté au CSA central un point global sur la stratégie de développement des filiales portuaires. Trois sujets étaient abordés :

La logique défendue par la direction est claire. VNF souhaite reprendre la main sur la gestion portuaire, développer le trafic fluvial et créer, à terme, des capacités d’investissement propres en dehors du budget direct de l’établissement. Le modèle repose sur des sociétés de gestion domaniale chargées notamment du pilotage des contrats, de l’entretien des infrastructures et de la coordination avec les exploitants logistiques.

Sur le principe, la CFDT-VNF ne s’oppose pas au développement portuaire. Le sujet est stratégique pour VNF, pour la voie d’eau et pour l’avenir du transport fluvial. Mais un projet stratégique ne peut pas être évalué uniquement à partir de son intérêt économique ou institutionnel. Il doit aussi être regardé à partir de ses effets sur les personnels.


Ports de Lorraine montre déjà les limites du modèle


Le retour d’expérience sur Ports de Lorraine appelle à la vigilance. La société est créée et opérationnelle depuis octobre, mais son organisation reste en phase de stabilisation. Elle fonctionne encore sans directeur général, avec deux salariés et une mise à disposition temporaire d’un agent VNF.

La direction reconnaît que cette phase de démarrage entraîne des ajustements. Elle évoque notamment des difficultés d’anticipation sur certains sujets techniques, comme le ferroviaire, ou sur le recours à des compétences en droit privé. Elle insiste sur le caractère transitoire de ces difficultés et sur la structuration progressive du dispositif, notamment au moyen d’une convention de services entre VNF et la filiale.

Cette convention mobiliserait plusieurs fonctions support, dont les achats, le juridique, l’ingénierie et la communication. La charge est estimée à environ 1,5 équivalent temps plein, pour un coût annuel d’environ 120 000 euros.


La CFDT-VNF alerte sur une charge sous-estimée

Pour la CFDT-VNF, le problème principal tient à l’écart entre l’évaluation théorique et la réalité vécue par les services. Les remontées du terrain montrent déjà que plusieurs équipes sont sollicitées sans cadrage suffisamment clair. Les services support, les directions concernées et les personnels impliqués doivent absorber des demandes nouvelles, parfois urgentes, parfois techniques, sans visibilité suffisante sur leur durée, leur volume ou leur reconnaissance.

La CFDT-VNF a donc alerté sur une sous-estimation manifeste des impacts humains et organisationnels. Les filiales ne doivent pas devenir une manière de transférer implicitement des activités vers les services de VNF, sans moyens supplémentaires et sans reconnaissance du travail réalisé.

Ce point est d’autant plus important que Ports de Lorraine n’est pas un cas isolé. La création de Ports de Saône est déjà engagée, avec un périmètre important comprenant Chalon, Mâcon et Port de Pagny, un programme d’investissement d’environ 36 millions d’euros et une mise en service prévue début 2027.


L’effet cumulatif peut devenir problématique

Une filiale peut sembler absorbable. Plusieurs filiales, avec des besoins simultanés en juridique, achats, exploitation, ingénierie, communication ou pilotage, peuvent produire un effet cumulatif beaucoup plus lourd. C’est précisément ce que la CFDT-VNF veut éviter. Dans un contexte d’effectifs contraints, chaque nouvelle structure peut ajouter une couche de travail supplémentaire aux équipes existantes. Si cette charge n’est pas identifiée, cadrée et compensée, elle devient invisible. Et lorsqu’une charge devient invisible, elle finit souvent par peser directement sur les personnels.

La CFDT-VNF a donc demandé un cadrage formalisé et protecteur :



Des moyens supplémentaires doivent accompagner les nouvelles missions

La CFDT-VNF a aussi demandé que la direction générale porte une revendication claire en matière de moyens. Si VNF développe de nouvelles missions à travers les filiales, alors ces missions doivent être traduites en effectifs supplémentaires à l’échelle de l’établissement.

La CFDT-VNF a notamment demandé le recours à des effectifs hors plafond d’emploi. Sans cela, la stratégie portuaire risque de reposer uniquement sur les ressources existantes, déjà contraintes. Ce serait une erreur de méthode et un mauvais signal envoyé aux personnels.

La direction a reconnu que l’évaluation initiale pouvait être imparfaite et que les difficultés de démarrage existaient. Elle a toutefois défendu une logique de construction progressive par expérimentation. Elle a indiqué que les impacts étaient identifiés, suivis et appelés à être mieux encadrés, notamment via les conventions de services et les plans de travail des directions.


Intéressement public : 366 euros brut en moyenne, et maintenant il faut sécuriser le dispositif


Une première année globalement positive

Le CSA central a été l’occasion de présenter les premiers résultats du dispositif d’intéressement public. Ce dispositif repose sur un cadre réglementaire spécifique, avec des indicateurs fixés par décret et arrêté, puis une validation formelle des résultats en conseil d’administration.

Pour cette première année de mise en œuvre, huit indicateurs avaient été retenus, avec des pondérations différentes. La direction a présenté un bilan globalement très positif. La quasi-totalité des indicateurs atteint 100 % des objectifs, notamment :

Le taux global de réalisation s’établit autour de 91,5 %. Ce résultat conduirait à un montant moyen estimé à environ 366 euros brut par agent éligible sur la base d’un temps plein, pour une enveloppe globale d’environ 1,23 million d’euros.


Un résultat encourageant, mais pas un aboutissement

La CFDT-VNF accueille favorablement ce premier bilan qui découle de sa persévérance à défendre ce dispositif qui permet de redistribuer 1,23 million d’euros aux agents de droit public. Le niveau atteint montre que le dispositif peut produire un effet concret pour les agents. Il montre aussi que le dialogue social mené en amont a été utile, notamment dans le choix des indicateurs.

La CFDT-VNF estime que ce résultat élevé mais non maximal permet de démontrer que le mécanisme aléatoire fonctionne sans apparaître automatique. Un intéressement doit conserver un caractère aléatoire pour rester crédible dans le temps, y compris vis-à-vis des tutelles.

Ce premier résultat doit donc être considéré comme une base de départ, et non comme un plafond d’ambition.


Des avancées obtenues pour les agents

La CFDT-VNF a salué plusieurs avancées obtenues dans la construction du dispositif :

  • L’intégration élargie de certaines absences comme du temps de travail effectif constitue un point favorable pour les agents.
  • La confirmation de la prise en compte du temps partiel thérapeutique comme du temps plein va également dans le bon sens.

Ces précisions sont importantes, car un dispositif d’intéressement peut vite devenir source d’incompréhension si les règles de calcul ne sont pas clairement établies. Les agents doivent savoir qui est éligible, comment les montants sont calculés et quelles situations particulières sont prises en compte.

La direction a indiqué qu’un travail de formalisation était en cours, notamment à travers une note de gestion. Pour la CFDT-VNF, cette formalisation est indispensable pour sécuriser les droits et éviter des interprétations divergentes.


Des indicateurs à suivre dans la durée

Tous les indicateurs ne présentent pas le même niveau de sécurité dans le temps. La direction a notamment signalé la sensibilité de l’indicateur relatif aux accidents de service, dont le résultat est faible, ainsi que l’incertitude sur le maintien de certains résultats dans les prochaines années, en particulier concernant la régénération des ouvrages.

Pour la CFDT-VNF, cela confirme la nécessité d’un suivi régulier. Le dispositif ne doit pas être découvert une fois par an, au moment du bilan final. Les agents doivent pouvoir comprendre la trajectoire des indicateurs en cours d’année. Des points intermédiaires permettraient de donner de la visibilité, d’identifier les difficultés et d’éviter les mauvaises surprises.

La CFDT-VNF demande donc un suivi comparable à celui qui existe pour les salariés de droit privé, avec des informations régulières et pédagogiques.


Prime OPA : quand le plafond reste bloqué, les compensations doivent monter


Une réponse ministérielle incompréhensible


Lors du CSA central, la CFDT-VNF a demandé à la direction où en était le déplafonnement de la prime de métier des OPA. Cette demande était attendue, car elle constitue un enjeu important de reconnaissance pour les agents concernés.

La réponse transmise par la direction est particulièrement décevante. À la suite de ses derniers échanges avec le ministère, celui-ci aurait indiqué que le déplafonnement ne se ferait pas. Pour la CFDT-VNF, cette position est incompréhensible. Elle ferme la porte à une évolution attendue et laisse les OPA face à un blocage injustifié.


Refuser le déplafonnement ne peut pas rester sans conséquence

La CFDT-VNF considère qu’un refus ministériel ne peut pas être traité comme une simple information administrative. Lorsqu’une mesure de reconnaissance est bloquée, il faut ouvrir d’autres leviers.

C’est pourquoi la CFDT-VNF a demandé que l’absence de déplafonnement soit compensée.

L’objectif est clair : si le plafond de la prime de métier ne bouge pas, d’autres outils doivent être mobilisés pour que les agents ne soient pas perdants.


Des marges annoncées, mais un message à clarifier

La direction a répondu qu’une certaine latitude de dépassement était déjà laissée aux directions territoriales concernant les enveloppes de promotion. Cette réponse doit maintenant être clarifiée.

La CFDT-VNF a en effet rappelé que certaines directions territoriales indiquent aux représentants du personnel en CCP OPA que les montants d’enveloppes doivent être respectés strictement. Il existe donc un décalage entre le discours général et les pratiques ou messages transmis localement.


La reconnaissance des OPA ne peut pas attendre

Derrière ce sujet technique se trouve une question de reconnaissance professionnelle. Les OPA exercent des missions indispensables et attendent des réponses concrètes. Le blocage du déplafonnement ne peut pas conduire à l’immobilisme.

Pour la CFDT-VNF, VNF doit maintenant étudier sérieusement les demandes formulées et envoyer un message clair aux directions territoriales. Les marges de promotion doivent être utilisées pleinement. Les possibilités de compensation doivent être travaillées. Les agents concernés doivent voir que leur situation n’est pas renvoyée à plus tard.


Projet de décision fixant les modalités des élections des représentants du personnel aux CSA de VNF


Des effectifs arrêtés au 1er janvier 2026, malgré des évolutions déjà perceptibles

Le projet de décision a donc vocation à arrêter, pour le CSA central comme pour les CSA locaux, les effectifs de référence, la répartition femmes/hommes et le nombre de représentants titulaires et suppléants. Ces données sont établies sur la base des effectifs constatés au 1er janvier 2026, conformément aux textes réglementaires. La direction a précisé que les évolutions intervenues après cette date ne pouvaient pas être prises en compte dans le calcul officiel si celles-ci restent inférieures à 20% du corps électoral, même si elles peuvent entrainer des conséquences concrètes sur l’organisation future des instances.


Le CSA “Siège” devient “Directions nationales” : un changement d’intitulé qui n’est pas neutre

Dans ce cadre, la direction a également expliqué l’évolution de l’appellation du CSA local “Siège”, qui deviendrait désormais le CSA local “Directions nationales”. Cette évolution traduit la volonté de VNF de rattacher certaines missions, certains services ou certaines fonctions au niveau de directions nationales, et non plus uniquement à une logique territoriale.

Des personnels rattachés nationalement, mais toujours présents en région

Pour autant, cette réorganisation administrative ne signifie pas nécessairement que les personnels concernés seront physiquement regroupés sur un même site. Une partie d’entre eux restera affectée en région, avec des réalités de travail, de déplacement et d’organisation quotidienne très différentes.

Béthune, Paris, alternance : une question concrète qui pèse déjà sur les candidatures

Jusqu’à présent, le CSA local “Siège” était clairement identifié à Béthune. Les réunions de l’instance se tenaient donc dans un cadre connu, avec des élus majoritairement basés sur place ou à proximité. Cette organisation limitait les déplacements, réduisait la fatigue liée aux trajets et facilitait l’engagement syndical des personnels concernés.

Avec le passage à un CSA local “Directions nationales”, la situation devient moins lisible. La question se pose désormais de savoir où se tiendront, à terme, les réunions de cette instance : à Béthune, à Paris, en alternance entre plusieurs sites, ou selon une autre modalité à définir. Cette incertitude n’est pas neutre. Elle peut avoir un impact direct sur les candidatures, sur la capacité des personnels à s’engager dans un mandat et, plus largement, sur la qualité de la représentation du personnel.


Ne pas transformer le mandat en contrainte géographique


La CFDT-VNF a alerté la direction sur le risque de créer une instance dont le périmètre serait national, mais dont les conditions pratiques de fonctionnement pourraient décourager certains personnels de se porter candidats. Les personnels éloignés du futur lieu de réunion, ceux ayant des contraintes familiales, de santé, de transport ou d’organisation personnelle, pourraient renoncer à s’investir.

Un risque réel de représentation déséquilibrée

À terme, cette situation pourrait conduire à un déséquilibre de représentation, avec une instance composée principalement de personnels situés à proximité du lieu de réunion finalement retenu. Pour la CFDT-VNF, cet enjeu n’est donc pas seulement logistique. Il est aussi démocratique.

Pas de démocratie sociale sans accessibilité réelle des instances

Une instance représentative du personnel doit pouvoir être accessible à tous les personnels de son périmètre, y compris lorsque ceux-ci sont répartis sur plusieurs sites. Si les modalités de réunion génèrent trop de contraintes géographiques, elles peuvent créer une inégalité entre les personnels et fragiliser la participation syndicale.


Une solution pragmatique : partir de la réalité des élus issus du scrutin

Dans cet esprit, la CFDT-VNF a proposé une approche pragmatique : ne pas figer dès maintenant un lieu unique de réunion, mais attendre la fin des élections pour constater où seront effectivement positionnés les élus issus des candidatures. L’objectif serait ensuite d’organiser les réunions du CSA local “Directions nationales” de manière à générer le moins de contraintes géographiques possible pour les représentants du personnel. D’ailleurs c’est par la révision du règlement intérieur de l’instance qui a lieu à chaque mandature que les élus pourront définir l’organisation de l’instance.



Le changement de nom ne doit pas masquer les conditions réelles du mandat


Pour la CFDT-VNF, le changement d’appellation du CSA local “Siège” en CSA local “Directions nationales” ne doit pas se limiter à une évolution administrative. Il doit s’accompagner d’une réflexion concrète sur les conditions d’exercice du mandat.


POUVOIR D’ACHAT : SUITE DES REVENDICATIONS CFDT-VNF

Dans un contexte marqué par la hausse des prix des carburants et, plus largement, du coût de la vie, la CFDT-VNF a porté des revendications concrètes pour répondre aux difficultés rencontrées par les agents. Cette négociation et ces propositions, si elles n’ont pas été affichées dans un premier temps afin de déminer le sujet avec la direction, ont été portées avec force dans le cadre des négociations annuelles obligatoires en cours  pour les salariés de droit privé et dans nos échanges avec la DG et le DRHM dans nos différentes réunions pour l’ensemble des personnels.

À l’issue des échanges avec la direction, des premières mesures viennent d’être actées.

Des avancées immédiates à prendre en compte

Le message du DRH (ci-dessous) confirme plusieurs évolutions que nous avons demandées :

  • un assouplissement temporaire du télétravail, avec possibilité d’aller jusqu’à 3 jours par semaine pour les agents concernés, notamment en cas de trajets domicile-travail significatifs ;
  • une ouverture à l’examen de nouvelles demandes de télétravail, y compris pour des agents qui n’en bénéficiaient pas jusqu’ici lorsque les missions le permettent ;
  • une adaptation de l’organisation du travail pour les équipes de maintenance, avec la possibilité d’expérimentations visant à réduire les déplacements (type 1 jour / 2 semaines) ;
  • une mobilisation des dispositifs d’accompagnement social comme la commission d’aides matérielles pour les agents en difficulté.

Ces mesures vont dans le bon sens. Elles constituent une première réponse rapide, même si elles restent temporaires, encadrées et encore incomplètes.

Des revendications CFDT-VNF qui restent pleinement d’actualité

Pour la CFDT-VNF, ces premières avancées doivent être amplifiées et complétées rapidement.

Nous continuons à porter des demandes claires et structurantes :

  • une revalorisation significative des titres-restaurant, avec un passage à 12 €, ou à défaut une augmentation progressive de 1 € par an sur trois ans dès 2026 ;
  • des mesures financières complémentaires pour compenser la perte de pouvoir d’achat (CIA/CA pour les agents de droit public et primes dans le cadre de la NAO pour les salariés privés notamment) ;
  • une extension réelle et équitable des dispositifs de télétravail et d’organisation du travail à l’ensemble des filières, y compris lorsque cela est possible pour l’exploitation ;
  • la non-obligation de présence 2 jours par semaine quand des déplacements ou réunions en extérieur sont imposés afin de ne pas limiter les possibilités de télétravail ;
  • une réponse rapide et concrète sur les mesures (TR, CIA/CA, primes), sans attendre une hypothétique stabilisation de la situation économique.

La CFDT-VNF restera pleinement mobilisée dans les prochaines semaines pour :

  • suivre la mise en œuvre effective de ces mesures sur le terrain ;
  • veiller à l’équité de traitement entre les agents et les services ;
  • obtenir des avancées supplémentaires à la hauteur des enjeux.

Nous vous invitons à nous faire remonter vos situations, difficultés ou refus rencontrés localement afin d’alimenter nos interventions.

La CFDT-VNF continuera d’agir pour défendre concrètement votre pouvoir d’achat et vos conditions de travail.

Syndicalement,
Vos élus CFDT-VNF

Cahiers de filières : la CFDT-VNF freine le passage en force


Des documents censés éclairer, mais qui laissent surtout des zones d’ombre


Lors du CSA Central des 26 et 27 mars 2026, une large partie des échanges a porté sur les cahiers de filières. Présentés par la Direction comme un support de projection pour les futures organisations, ils ont surtout confirmé les inquiétudes déjà remontées par les personnels. Trop d’éléments restent flous, plusieurs missions ne sont pas clairement identifiées, et certains choix structurants semblent déjà orientés, notamment autour de logiques de centralisation.

Pour de nombreux personnels, ces documents ne permettent pas de se projeter sereinement. Dans certaines filières, des collègues ne retrouvent même pas clairement leur métier. Ce décalage nourrit un sentiment très préoccupant : celui de transformations déjà engagées dans les faits, alors même que les réponses concrètes sur les conséquences humaines, organisationnelles et professionnelles ne sont toujours pas là.


Une méthode contestée de front par la CFDT-VNF

Nous l’avons redit avec force : on ne réorganise pas un établissement à coups de documents incomplets et d’échanges expédiés. Derrière les schémas de filières, ce sont des métiers, des collectifs de travail, des parcours professionnels et des conditions d’exercice qui sont en jeu. Les personnels ne peuvent pas être mis devant des perspectives floues pendant que des arbitrages lourds semblent déjà se dessiner.


La CFDT-VNF obtient du temps, quelques réponses et un second temps d’examen

Face à nos alertes, la Direction a dû infléchir sa méthode. Plusieurs avancées concrètes ont été obtenues. Un CSA Central spécifique aux filières se tiendra le 29 avril 2026. Les organisations syndicales pourront être accompagnées d’un expert par filière. Des réponses écrites doivent également être transmises en amont à partir des questions remontées par les représentants du personnel.

La version actuelle des cahiers est maintenue à court terme, sans modification précipitée avant analyse approfondie. Surtout, les échanges ne s’arrêteront pas au CSA d’avril : les ajustements nécessaires devront pouvoir être discutés sans remettre en cause les grands arbitrage pris par la DG. Ce point est important. Il permet d’éviter qu’un dossier aussi sensible ne soit verrouillé avant même que toutes les questions de terrain aient été examinées.



Une victoire importante : pas de réorganisation en deux temps

La Direction envisageait au départ un processus en deux étapes, avec d’abord un rattachement hiérarchique, puis ensuite l’organisation cible. La CFDT-VNF a clairement alerté sur les risques d’un tel schéma. Pour les personnels, cela aurait signifié une réorganisation provisoire et à l’aveugle, source d’incompréhension, de stress et de perte de repères, avant une seconde transformation.

Nous avons obtenu que cette logique soit abandonnée. Les évolutions devront se faire en une seule étape cohérente et complète dans le respect de la conduite d’un projet de réorganisation définie en annexe du pacte social. C’est un point essentiel. Les personnels n’ont pas à subir des montages organisationnels transitoires qui brouillent les responsabilités et déstabilisent encore davantage les équipes.


Préfigurateurs, bathymétrie, externalisation : des sujets qui restent sous surveillance


D’autres points d’alerte ont également été soulevés. La question des préfigurateurs a notamment été clarifiée par la Direction, qui a confirmé qu’ils sont recrutés pour préparer les futures organisations avec vocation à devenir demain chefs des services concernés. La CFDT-VNF sera particulièrement attentive à la transparence des recrutements, à l’équité d’accès aux postes et à l’information de l’ensemble des personnels concernés.

Nous avons aussi interrogé la Direction sur les pôles bathymétrie, absents des cahiers de filières alors que des inquiétudes remontent déjà sur une possible externalisation. La Direction a confirmé que cette hypothèse était envisagée, sans mise en œuvre immédiate. Ce point devra être clarifié sans ambiguïté. Pour la CFDT-VNF, il n’est pas question de laisser s’installer des choix implicites sur l’avenir des missions sans débat clair ni garanties pour les personnels.