64 ANS, C’EST NON ! TOUS A LA MANIFESTATION LE MARDI 31 JANVIER 2023 !

Cher(e)s Collègues,

La mobilisation contre le report de l’âge légal à 64 ans de la réforme des retraites continue ! Rendez-vous massivement le 31 janvier dans la rue !

Nous étions plus de 2 millions, le 19 janvier dernier, à affirmer notre refus du report de l’âge légal de départ à la retraite.  

Réunis dans les rues, les travailleuses et travailleurs se sont rassemblés pour déclarer haut et fort leur opposition face à ce projet de réforme, qui n’est pas justifié économiquement et qui les pénalise.

Si le gouvernement met l’accent sur quelques mesures d’accompagnement, celles-ci restent totalement insuffisantes !

LA MOBILISATION CONTINUE ! RENDEZ-VOUS MASSIVEMENT LE 31 JANVIER


Soyons plus nombreuses et nombreux encore pour faire la démonstration que TOUS ENSEMBLE NOUS DISONS :

# LA RETRAITE A 64 ANS : C’EST NON !

Vous souhaitez vous mettre en grève le 31 janvier ? Vous n’avez aucune démarche particulière à réaliser, les préavis de grève sont déjà déposés.

Vous souhaitez vous mobiliser à nos côtés sur les lieux de rassemblement ?

La CFDT met à disposition des bus au départ de différents endroits. Vous trouverez, ci-après, le lien permettant l’inscription au départ de Béthune (13h) place de l’Europe, Lens (13h) 13b route de Béthune, Arras (12h), Douai (12h45) : Mobilisation retraites le 31 janvier 2023 à Lille (google.com)

Ce lien sera clôturé ce vendredi 27 janvier à 17h.

L’inscription aux bus est obligatoire 

Vous souhaitez nous rejoindre directement sur Lille ou Amiens ?

Pour tous les adhérents à la CFDT-VNF, nous rappelons également que sur justificatif vous pouvez solliciter la prise en charge des frais de déplacement (transports en commun ou covoiturage d’au moins deux personnes).

Les RDV pour la manifestation du 31 janvier : 14H30 Porte de Paris à Lille ou 14H Maison de la Culture à Amiens

Merci de relayer ces informations à tous vos collègues qui souhaitent se mobiliser pour défendre le droit à la retraite https://www.cfdt-vnf.fr/document/courrier-de-preavis-de-greve-pour-le-31-janvier-2023/

Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

64 ANS, C’EST NON ! TOUS A LA MANIFESTATION LE JEUDI 19 JANVIER 2023 !

Cher(e)s Collègues,

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Pourquoi se mobiliser contre cette réforme ?

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement : le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

De fait, le 19 janvier, les organisations syndicales font un appel à la grève contre le projet de loi du gouvernement sur les retraites. Tous les personnels privés comme publics ont le droit de montrer leur mécontentement en se rendant dans les divers points de rassemblement prévus et organisés par les organisations syndicales.

Vous souhaitez vous mettre en grève le 19 janvier ? Vous n’avez aucune démarche particulière à réaliser, les préavis de grève sont déjà déposés !

Vous souhaitez vous mobiliser à nos côtés sur les lieux de rassemblement ?

La CFDT met à disposition des bus  au départ de différents endroits.

Vous trouverez, ci-après, le lien pour l’inscription Béthune, Arras, Lens, Douai

L’inscription aux bus est obligatoire 

Vous souhaitez nous rejoindre directement sur Lille ou Amiens ?

Pour tous les adhérents à la CFDT-VNF nous rappelons également que sur justificatif vous pouvez solliciter la prise en charge des frais de déplacement (transports en commun ou covoiturage d’au moins deux personnes).

Les RDV pour la manifestation du 19 janvier : 14H30 Porte de Paris à Lille ou 14H Maison de la Culture à Amiens

Merci de relayer ces informations à tous vos collègues qui souhaitent se mobiliser pour défendre le droit à la retraite 

Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

Flash-info : lors de l’HMI, la majorité a voté !

La CFDT-VNF a organisé le 10 janvier 2023 une HMI pour l’ensemble des personnels du siège. 106 d’entre eux ont pu y participer et nous les en remercions, notamment au regard du délai court de prévenance mais aussi, au regard de la charge de travail qui doit peser sur chacune et chacun d’entre eux en ce début d’année.

Lors de cette réunion, la CFDT-VNF a exposé aux personnels les difficultés auxquelles elle était confrontée dans le cadre d’un dialogue social sclérosé sur les seules positions unilatérales de la direction. 

En résumé, la direction réunit les représentants du personnel, non pas pour concerter et dialoguer dans l’objectif de rechercher des solutions et retenir des propositions qui prennent en compte les difficultés et les attentes légitimes des personnels, mais pour dérouler sa seule vision. La direction reste étanche à toutes autres idées ou propositions et cela quel que soit le sujet.

Ce constat qui ne date pas d’hier s’aggrave et se répète sur l’ensemble des sujets !

La direction se refuse à écouter les alertes que nous relayons ou, au mieux, les ignore. Et lorsque nous lui proposons d’interroger et d’écouter directement les personnels par le biais d’une consultation directe (référendum d’entreprise), elle s’y refuse également. Elle préfère, à l’image du directeur général, s’auto-féliciter en permanence et botter en touche sur tous les sujets qui ne sont pas ses priorités. La direction laisse parfois les situations déraper dans un rapport de force qu’elle considère à son avantage, tout en claironnant à chaque occasion que le personnel est plutôt satisfait de son sort et des arbitrages qu’elle rend: la répétition fixe la notion !

De nombreux exemples ont pu être donnés lors de l’HMI et 90% des personnels présents ont voté pour qu’un message fort de mécontentement soit envoyé à la direction ! L’objectif est qu’elle remette en question ses pratiques, ses méthodes managériales, ses arbitrages unilatéraux et se décide enfin à respecter un réel dialogue social dont, rappelons-le, elle porte la responsabilité !

Une telle situation n’est plus durable et laisse légitimement penser que cette année sera une nouvelle fois très difficile pour tous les personnels ! CELA SUFFIT !

70% des personnels présents ont voté pour boycotter la cérémonie des vœux du directeur général ce 16 janvier 2023 et 15% ne se sont pas prononcés.

Cette expression démocratique est un message fort qui en dit long sur l’écart entre le ressenti du DG se déclarant fier et heureux et, à contrario, le sentiment de beaucoup de personnels qui subissent des décisions, ordres, contre-ordres non explicités, perte de sens au travail, difficultés financières liées à une inflation sans fin et pour laquelle l’établissement est loin d’activer tous les leviers à sa portée pour minorer les effets sur son personnel.

Respectueuse du mandat qui lui a été donné en HMI, la CFDT-VNF souscrit et relaye l’appel au boycott de la cérémonie des vœux du Directeur général ce 16 janvier 2023.

Aussi, nous n’entendrons pas ce nouveau monologue de la direction générale présentant son bilan, forcément positif, compilé d’autosatisfaction tout en se gardant bien de souligner toutes les difficultés auxquelles, dans votre quotidien, vous êtes confrontés.

Vous considérez que tout va pour le mieux, que vous avez tous les moyens nécessaires pour travailler dans de bonnes conditions, que votre qualité de vie au travail s’améliore et qu’elle est prise en compte comme une priorité par la direction ? Vous estimez avoir une réelle reconnaissance de votre investissement et de votre travail, que les mesures salariales, notamment individuelles, sont justes, équilibrées et à la hauteur de votre investissement ? Vous avez une vision claire de votre avenir, de votre déroulé de carrière et de la place que vous occuperez dans le VNF de demain ?

Alors RDV le 16 janvier pour écouter et applaudir la politique de la direction générale afin de l’encourager à poursuivre dans ce sens !

Si comme 90 % des personnels présents à l’HMI vous considérez que les méthodes de la direction doivent changer, que la direction doit désormais non seulement entendre mais écouter les personnels, les considérer, les placer au cœur de toutes les réformes et décisions prises, leur apporter une visibilité suffisante sur leur avenir tout en mobilisant les moyens à la hauteur de leur engagement :

Boycottez la cérémonie des vœux du Directeur général et de son collectif afin d’envoyer un message clair : ça doit changer !

Encore une fois, chacune et chacun doit prendre ses responsabilités et nul doute que la direction ne manquera pas de tenir les comptes afin d’interpréter, si les feux sont au vert, pour poursuivre sa politique unilatérale ou s’il y a réellement matière à écouter et à changer.

Vous avez collectivement les clés de votre avenir et c’est tous ensemble que nous pouvons faire bouger les choses vers une politique d’établissement sociale et plus juste !

*La cérémonie des vœux n’est pas une réunion de travail. Elle n’est donc pas obligatoire et ne peut pas vous être imposée. Votre participation reste votre choix et la CFDT-VNF respectera celui-ci quel qu’il soit. Nous invitons les hiérarchies à laisser libre les personnels d’y participer ou non, sans influer sur leur prise de décision.

Siège : Des olympiades qui fédèrent !

Un grand merci aux organisateurs des Olympiades du Siège qui, par leur investissement, ont organisé un moment convivial et fédérateur pour tous les personnels qui ont voulu ou pu y participer. À cet après-midi Olympiades 2022, comme à la soirée qui suivait, ils étaient nombreux et nous les remercions et félicitons pour leur participation, leurs excellents résultats et ce très bon état d’esprit qui caractérise les personnels de VNF.

Nous avons eu vent que malheureusement, pour certaines et certains personnels, une consigne de leur direction a pu être donnée sur le fait que personne ne devait y aller, n’étant pas à VNF pour « s’amuser ». Dans un second temps et au dernier moment, la consigne inverse aurait été donnée ne permettant plus aux volontaires d’y participer ou parfois conduisant à freiner les élans. 

Sans avoir besoin de cibler une direction qui se reconnaîtra très certainement, nous dénonçons cette mentalité contre-productive pour l’esprit d’équipe et la communauté de travail et rappelons qu’à ce titre tous les directeurs devraient être exemplaires…  Il est désormais loin le temps où les directeurs et le directeur général participaient à ces moments conviviaux qu’ils encourageaient et pourtant VNF ne fonctionnait pas moins bien et les personnels ne se sentaient pas plus mal, bien au contraire !

Siège – Déclinaison du plan de sobriété des instances représentatives du siège : passer d’un « avis éclairé » à « un avis non éclairé » !

L’une des missions des élus au CTU de proximité du siège consiste à rendre un avis éclairé sur les projets de consultation d’organisation ou de réorganisation du travail et des conditions de travail des personnels du Siège.

La direction du Siège a décidé d’anticiper le plan de sobriété énergétique exigé par l’État et fait évoluer la mission des élus en sollicitant désormais un avis « non éclairé » !

De l’éclairage réduit…

Cette dernière décennie, les élus CFDT-VNF avaient déjà pu faire le constat que la direction se limitait au minimum dans le contenu du dossier de consultation fourni aux représentants du personnel concernant un projet de réorganisation et ses impacts. Ainsi plus question d’avoir :

  • Un organigramme nominatif avant/après :  « cherchez et vous trouverez bien qui occupe ou pas les cases… » 
  • Les fiches de poste avant/après : peut-être qu’elles ont été concertées ou pas, peut-être pesées ou pas… « si vous trouvez qui est concerné, posez la question au salarié si toutefois lui-même le sait… »
  • une visibilité sur les mesures salariales d’accompagnement pour les personnels impactés : « ce n’est pas le sujet voyons, nous verrons ça avec les personnes concernées dans un second temps et si cela ne leur convient pas elles feront appel. De toute façon la réorganisation sera en place, ils devront bien faire avec… » 

Ainsi, l’avis qui devait initialement être un « avis éclairé » se limite désormais à un champ contenu au strict projet de réorganisation sur la base de grands principes, de constats (pas toujours factuels, mais agrémentés de ratios d’ETP) ou de postulats (parfois partiaux) des concepteurs ou des initiateurs d’un projet motivé par des objectifs plus ou moins ambitieux et réalistes.

En conclusion, on limite les discussions au « sacro-saint projet » en parlant le moins possible des personnes qui en seront les premières impactées :

« Voyons déjà ça… le reste suivra… ou pas, mais cela ne vous regarde pas ! »

Vers le noir complet…

La direction a présenté au dernier CTU de proximité du 16 septembre un projet de création de la direction de l’immobilier (DIMMO). Ce projet construit sur la base d’un organigramme de 7 ETP (dont 2 créations de poste) correspond aux besoins estimés par le préfigurateur dans le cadre des missions et des objectifs revenant à cette future direction.  

Sans rentrer sur le fond du dossier et sans volonté des élus de remettre en cause l’opportunité de créer cette nouvelle direction, une nouvelle étape a été franchie par la direction !

En effet, suite aux questions des élus, la direction a indiqué, qu’en l’absence de dialogue de gestion finalisé et validé par le DG, elle ne savait pas, à ce stade, si les 2 créations de postes affichées dans l’organigramme seront bien validées, publiées et les personnels recrutés.

Quelle fut la surprise des élus quand, après une heure de présentation, ils ont compris que le projet (construit sur la base de 7 ETP, dont 2 créations de postes) ne reposait au final sur aucune certitude que ces 2 postes seraient bien affectés à cette direction naissante.  

Pour imager, c’est comme à la salle des ventes du temps passé : « Achetez la voiture, vous verrez ensuite si le moteur est dedans ! ». 

Impossible dans ces conditions pour les élus de la CFDT-VNF d’exprimer un avis au risque de mettre en difficulté, dès le départ, une nouvelle direction et ses personnels qui pourraient être écrasés par une surcharge de travail émanant d’un projet et des objectifs construits pour 7, mais à atteindre à 5 !

Avoir les moyens de ses ambitions

La CFDT-VNF avait déjà dénoncé le fait que de nombreux organigrammes présentés dans les instances et comportant des créations de postes (souvent pour centraliser des missions et au passage supprimer de nombreux postes dans les services) n’étaient pas suivis d’effets. Le fait que cette façon d’opérer met à mal les personnels qui subissent de plein fouet la surcharge de travail des ETP absents n’est plus à démontrer et les exemples ne cessent de se multiplier.

À la demande de la CFDT-VNF, le DG avait pris l’engagement, que désormais lorsqu’il présenterait un organigramme dans le cadre d’un projet de réorganisation, il s’assurerait d’être en capacité de pourvoir tous les postes.

Et oui ! Comme la CFDT-VNF l’avait indiqué au DG, lorsque la direction présente un projet de réorganisation elle le fait en étant consciente des contraintes de plafond d’emplois et elle doit donc être en capacité de garantir les moyens. Dans le cas contraire, ce projet doit être reporté dans l’attente de les obtenir ou repensé en tenant compte de la réalité des moyens humains disponibles.

Pas de bras… pas de chocolat !

Dans l’esprit « complexe » du DG (rédacteur des deux lettres de missions et à l’initiative de la construction de cette nouvelle direction de l’immobilier), il semble penser qu’il pourrait présenter le projet dans les instances tout en assumant le fait que les postes ne seraient « peut-être » pas publiés et donc les personnels recrutés !

Soyons donc plus clairs :

« Soit vous avez les moyens de vos projets et de vos ambitions et vous les menez à terme, soit vous ne les avez pas et vous ne chamboulez et ne désorganisez pas tout un service (ou plusieurs !) pour faire pire que mieux » !

Une nouvelle fois, et c’est désormais une habitude, la direction a voulu mettre les élus au pied du mur devant une soi-disant urgence en expliquant que le pire serait de ne rien faire ! Mais nous ne sommes plus dupes et la confiance est rompue ! Malheureusement, plusieurs expériences nous ont démontré que la direction pouvait faire pire que mieux !

D’ailleurs, alors que le DG clame partout qu’il est mobilisé à plein temps pour défendre la voie d’eau et obtenir des moyens en préservant notre plafond d’emplois, il est l’un des seuls DG à la tête d’un établissement public de notre ministère qui perdra encore l’année prochaine 60 ETP. De là à aller jusqu’à dire qu’il aurait mieux fallu qu’il ne fasse rien et surtout qu’il ne signe pas un COP qui gravait dans le marbre 400 ETP de moins d’ici 2025 il n’y a qu’un pas…

En conclusion, les élus au CTU de proximité du 16 septembre consultés sur la préfiguration de la direction de l’immobilier se sont déclarés dans l’incapacité d’émettre « un avis éclairé » en l’absence de garanties que les 2 ETP présentés dans l’organigramme de cette future direction soient bien recrutés. 

Par la même occasion, les élus ont rappelé que lorsqu’il s’agissait de créer à la direction générale des postes de chargés de missions en tous genres ou tout autre poste, cela ne relevait jamais de consultation du CTUP. De plus cela n’était jamais suspendu aux arbitrages d’un dialogue de gestion, y compris quand personne n’est en capacité de comprendre l’urgence de la création de ces postes. D’ailleurs à la direction générale, on ne souffre pas trop de vacances de poste, car ils sont rapidement publiés et pourvus !

Cela peut aider à comprendre pourquoi le DG est « hors sol » quand on lui parle de surcharge de travail pour les personnels qui sont dans des services aux organigrammes gruyères.

Siège : Les super héros !

À la tête nous avons donc le numéro 1 : le DG. Dans le second rang protocolaire le DGD suivi par le DGA !

Force est de penser qu’avec de tels titres, la charge de travail doit être conséquente, mais vous allez comprendre que dans l’esprit de la direction, on peut toujours faire plus.

La création

Il y a quelque temps, le DGA a occupé la mission de préfigurateur d’un nouveau concept de direction : la DIMOA ! Avec cette nouvelle direction, tout est devenu possible et ainsi d’une simple décision pouvait naître une nouvelle direction qui n’était pas vraiment au siège, pas vraiment en DT, mais qui surplombait le tout en se nourrissant de toutes et tous. 

Une direction qui peut agir partout avec toutes et tous… Le rêve sur le papier !

L’action

Ayant opéré la démonstration de sa forte capacité de penser, de créer et de vendre, le DGA est donc devenu le patron de la DIMOA. Alors qu’on aurait pu penser que cela nécessiterait un énorme investissement, il a su prendre ses nouvelles fonctions tout en restant DGA  ! 

Bon, quelles prérogatives relevaient du titre de DGA ? Nous ne l’avons jamais compris ! Mais pour la direction, tout semblait aller au mieux et cette innovation permettait d’afficher comment d’un poste et d’une personne nous pouvions faire deux postes avec une seule personne !

La magie a ses limites et le clonage n’existant pas encore, il aura fallu persévérance pour le croiser aux dires de quelques-uns… Vu l’immensité de la tâche renforcée par un COP et des budgets d’investissements croissants, sauf à ce que les missions d’un DGA soient tellement peu prenantes qu’il en reste sous le capot, il aura très certainement fallu abandonner quelques missions initiales de DGA pour se consacrer à ce challenge ambitieux et être disponible pour sa nouvelle équipe ! 

Quelles sont les missions initiales du DGA qui ont dû être abandonnées ?

Dans quelle escarcelle sont tombées les missions abandonnées ? 

Motus ! Cela ne nous regarde pas et il faut croire que pour la direction nous n’aurions pas été en mesure de le comprendre donc pourquoi se donner la peine d’en parler !

Bis repetita !

Par le réseau, nous apprenons qu’un nouveau niveau va être franchi ! L’envie du changement pointant son nez, de nouveaux défis se présentant et le dédoublement ayant ses limites, il serait décidé de faire entrer dans la danse le numéro 2 du « gouvernement VNF ».

Ainsi, le DGA, actuel directeur de la DIMOA, voguerait vers de nouvelles aventures toujours sur l’océan VNF et le DGD deviendrait le nouveau directeur de la DIMOA ! 

On se repose les questions ? « Mais que faisait-il avant ? Quelles missions va-t-il abandonner pour relever ce nouveau challenge et réopérer la magie du dédoublement ? Comment objectivement être le porte-parole d’une direction et dans le même temps, être en capacité, de façon impartiale dans ses arbitrages, de représenter tout l’EPA et ses directions en qualité de DGD ? »

Rappelons en effet qu’il est tout de même censé remplacer le DG sur toutes ses missions en son absence !

Allo ? Tonton ? Pourquoi tu tousses ?

Curieux de l’impact sur le pilotage direct de l’établissement VNF, la CFDT-VNF a décidé d’interroger dans un premier temps le DRH. Les objectifs : se faire confirmer le changement de pilotage de la DIMOA, mais également prendre la mesure des impacts quant à la direction de l’établissement, son organisation et clairement le « qui fait quoi ? ». 

Quelle surprise de constater le dérangement qu’ont pu occasionner ces interrogations qui ont trouvé, dans un premier temps pour seule réponse, le fait que cela relevait d’une décision du directeur général et qu’à ce titre aucune justification ou réponse ne devait être apportée. 

Le refus catégorique de vouloir même répondre aux diverses interrogations a été exprimé avec force démontrant là toute l’autorité de notre direction et la considération qu’elle portait au dialogue social, aux représentants du personnel et par-delà aux personnels !

Mais quelle idée de se demander si les deux missions sont compatibles ? Si l’établissement dans son pilotage où la DIMOA avec tous les personnels qui y travaillent n’auront-ils pas à souffrir d’un tel choix et de ce nouveau dédoublement ? Après tout, l’expression « à tout vouloir faire on ne fait rien de bon » est une chimère, et toutes celles et tous ceux qui en font fait l’expérience peuvent le certifier.

Le seul fait rassurant serait que là aussi, il y avait de la réserve sous le capot, mais à ces postes-là cela semble peu probable, non ? 

Et puis, c’est bien connu, quand on est bon, on est bon en tout ! On sait tout faire et on connaît tout ! Et surtout, qui peut le plus peut le moins ! Si le DGD savait prendre les décisions qui s’imposaient pour piloter en binôme l’établissement, nul doute qu’il saura le faire au sein de la DIMOA et pourquoi pas, les deux en même temps ! 

Mais quelle vie trépidante et épuisante ont nos super héros !

Persévérance

À la CFDT-VNF, n’en déplaise, on a besoin de comprendre et d’y voir clair ! Après tout, même au parlement où parfois le 49.3 est de sortie, il peut y avoir des questions au gouvernement et personne n’y trouve à redire ! Bon, il faut admettre que parfois des réponses de Normands sont apportées et que l’on peut deviner sur quelques expressions un certain agacement de devoir y répondre ! 

C’est donc avec facilité que les représentants CFDT-VNF se sont laissés aller à une maladie professionnelle contractée en exercice : le radotage. Les symptômes étant forts, nous avons interrogé le numéro 1 du gouvernement VNF. 

Les réponses à apporter devaient être tellement évidentes qu’il n’a pas jugé bon de les donner de suite et sans nous éconduire, il a décidé de laisser planer un peu le suspense et de renvoyer cette discussion à une information ultérieure. Petite précision utile et pour « cranter » ce sujet mineur qui n’est autre que le pilotage de VNF et de sa direction phare la DIMOA, il ne s’agira que d’une information et, à ce titre, ne sera dit que ce que l’on voudra bien nous dire !

Ahhhhh le dialogue social, MAIS QUELLE BELLE INVENTION !

Le dénouement

Cette partie de la pièce reste à écrire et sera déterminante pour la catégoriser. Pour patienter et laisser libre cours à votre imagination, vous pouvez toujours consulter les différents genres théâtraux existants. Mais d’ores et déjà, nous ne pouvons pas exclure le théâtre d’improvisation.

Siège : Le lundi, c’est café avec Thierry

On voit les multiples réunions qui se profilent, on redoute les mails qui vont s’accumuler très rapidement, on se demande combien de temps nous allons devoir passer en visio chaque jour… Et bien rassurez-vous, la DG a la solution pour vous mettre de bonne humeur dès le matin avec le concept de work café (à croire qu’en anglais ça donne un crédit plus sérieux qu’en français) ! Le concept est simple, vous vous réunissez dans le hall avec vos collègues de votre direction et vous pouvez parler avec votre DG (et votre hiérarchie), dans le cadre d’un moment de convivialité. L’ambition est de reconstruire et renforcer la communauté de travail, suite aux multiples épisodes de la crise sanitaire, et la direction a institué ce nouveau concept tous les lundis matins avec une des directions du siège, à tour de rôle voire en les mixant.

L’idée peut être bonne, notamment si celle-ci permet réellement des libres échanges, de mieux connaitre ses équipes et par la même occasion d’entendre le quotidien des personnels et parfois les difficultés auxquelles ils sont confrontés. De passage uniquement les lundis et très souvent au second étage et en réunion, le DG se sentirait-il coupé de sa base (ou a-t-il lui aussi des lundis difficiles) ? Les alertes successives sur des difficultés du quotidien, relayées par les organisations syndicales, auraient-elles fini par inciter le DG à prendre la température au plus près du terrain ? Connaissant son appétence pour le dialogue social, sa préférence au discours descendant et à la prise de décision unilatérale, nous ne pouvons que souhaiter qu’il saura être à l’écoute des personnels qu’il rencontrera, à l’inverse de ce qu’il a pu faire avec les représentants du personnel depuis son arrivée.

Les difficultés pour pourvoir les postes vacants, pour obtenir les moyens nécessaires à la multitude d’objectifs donnés aux personnels, l’absence de moyens pour les valoriser et reconnaitre leur investissement quotidien, les difficultés découlant d’une inflation grandissante et des prix de l’énergie qui deviennent fous seront peut-être également évoqués dans ces discussions du lundi matin. Faute de l’entendre par les représentants du personnel, peut-être qu’il y sera sensible et à l’écoute des personnels. Encore faut-il que ces sujets fassent l’objet de ses interrogations et que l’occasion soit donnée aux personnels d’en faire part, car quand on ne veut pas entendre la réponse, on ne pose pas la question, et ça le DG l’a bien compris.

Compte tenu de la crise sanitaire, les vœux cette année se sont tenus 3 mois plus tard ! Vu la date, nous avions émis le souhait que le DG puisse, non pas se limiter à un bilan valorisant ses actions et celles de son COMEX, mais annoncer de bonnes nouvelles aux personnels. Sans surprise, cela ne fut pas le cas et les points négatifs dans le bilan 2021 sont restés sagement au placard comme l’incapacité à défendre les effectifs de VNF, l’échec de la négociation salariale obligatoire de 2021 et l’absence de revalorisation salariale des personnels plus généralement. Bien que ces derniers tirent la langue devant les hausses permanentes des prix sur les produits du quotidien et de première nécessité, les premiers cafés du lundi ne semble pas encore avoir permis au DG d’entendre et de comprendre les nombreuses attentes.

Formulons donc, à notre tour, le souhait tardif que le DG aura gardé la primeur de ces surprises au bénéfice des personnels pour ses annonces aux représentants du personnel. Ainsi, peut-être que cette fois, tout sera mis en œuvre pour conclure une NAO riche et positive avec des moyens suffisants et en corrélation avec l’inflation annoncée entre 3,7 % et 4,4 % pour 2022. Si après des années, la ministre du Travail a enfin donné suite à la demande répétée des organisations syndicale de mettre fin au gel du point d’indice, nous ne savons toujours pas à ce jour de quelle façon se fera le dégel, ni quand ni combien… Décidément, ce gouvernement et leurs nominations aux postes clés cultivent le goût du suspense…

Espérons que, pour changer, ils parviennent à une « happy end », ce qui permettrait de conclure cet article par un bon anglicisme si cher à notre direction.

Siège : Un nouveau pilote pour la DJEF ?

Souhaitons que ce nouveau binôme constitué puisse fonctionner mieux que le précédent où pour le moins nous pouvons dire que le dialogue était compliqué et le binôme loin d’être complémentaire.
Qui dit nouveau directeur dit souvent nouveaux projets et nouvelle réorganisation… Celui-ci sera-t-il fidèle à la tradition ou à l’inverse jouera-t-il le jeu de la continuité ? Nul doute, suite au bilan du dernier binôme en place, que certaines questions doivent se poser !

Pour autant, souhaitons qu’il ne s’agira pas de changer pour changer dans l’objectif d’imposer sa marque avec des conséquences plus ou moins fortes pour les personnels qui y travaillent.
GBCP a laissé des traces dans les esprits et la conduite de ce projet et des réorganisations également ! La valse permanente des directeurs qui multiplient les idées en laissant aux personnels le soin de les assumer et de parfois en faire les frais participe sans nul doute aux difficultés de pilotage d’un paquebot comme VNF.

Allez soyons positifs et souhaitons que, cette fois, nous aurons un directeur abordable, à l’écoute des personnels, soucieux du dialogue social et de la concertation. Si tel est le cas, nous aurons gagné au change et nous saurons lui faire un bon accueil.

Siège : DRH adjoint, un poste difficile à tenir ou à retenir

Ainsi, il aura fallu une longue vacance de poste pour trouver un candidat et de nouveau, ce poste est en jachère ! Cela ne manque pas d’inquiéter les représentants du personnel quand on voit l’ampleur des sujets urgents à traiter cette année et sur les années à venir.

Il faudra que la direction analyse plus précisément les causes de ce court passage et se pose les bonnes questions pour éviter que cela se reproduise avec le prochain recrutement (attendu du poste, latitude, positionnement dans l’équipe RH et dans la conduite du dialogue social). Bref, des questions qu’il vaut mieux se poser avant qu’après pour éviter les déceptions qui peuvent précipiter le départ et l’envie d’ailleurs.

Siège : L’âne et ses bottes de foin

En effet, la ville du Pas de Calais a vu naitre un philosophe qui nous a transmis son savoir et que nous vous proposons de découvrir au travers du prisme de notre actualité du siège. Il s’agit de Jean Buridan, né au 13e siècle et ayant, entre autres, donné son nom au paradoxe de l’âne de Buridan. Rassurez-vous, nous n’allons pas nous embarquer dans une épreuve du bac littéraire.

Il s’agit d’une démonstration logique et absurde qui met en scène un âne affamé incapable de se décider entre deux bottes de foin identiques. Cette pauvre bête, ne pouvant choisir entre les deux bottes et restant coincée dans son dilemme, finit par mourir de faim sur place.

Attention, il est inutile d’appeler la SPA, nous n’avons pas eu besoin d’un âne pour vérifier cette démonstration, d’une part parce que nous sommes contre les violences envers les animaux et, d’autre part, parce que la direction générale le fait déjà très bien elle-même.

Pour y arriver, il suffit de remplacer l’âne par la direction générale et les bottes de foin par le secrétariat général et la direction des ressources humaines et des moyens.

Depuis la création de l’EPA, la gestion des ressources humaines des salariés et agents du siège est un serpent de fleuve pour notre pauvre direction générale. Comment s’occuper de cette structure qui n’est pas une 8e direction territoriale, mais qu’on ne peut pas non plus considérer comme une exception d’un point de vue des ressources humaines ? Doit-on y consacrer des moyens pour le faire fonctionner, sur le modèle des secrétariats généraux des DT ou faut-il compter sur les ressources de la DRHM ?

Et si on laisse la DRHM s’occuper du siège, peut-on toujours considérer qu’il s’agit toujours d’une direction nationale qui ne s’occupe que des sujets nationaux ? Coincée entre ces deux services/directions, la direction générale a été, ces dernières années, incapable de décider vers qui se tourner pour échanger, dialoguer et surtout comprendre comment organiser le fonctionnement des directions du siège.

La première botte de foin serait celle du secrétariat général qui connait les personnels, peut piloter les réorganisations sur la base d’échanges préalables avec les équipes, assure le fonctionnement des instances et se pose comme l’interlocuteur RH des directeurs du siège. Mais très souvent, sa place et sa latitude sont insuffisantes et le Secrétariat Général enregistre les changements plus qu’il ne les pilote.

La seconde botte serait celle de la DRHM, direction dédiée aux questions des ressources humaines, totalement en capacité d’assurer la cohérence entre les décisions nationales et leur application locale, avec un directeur des ressources humaines qui a le poids nécessaire (normalement) pour garantir que chaque recrutement se fait sur une fiche de poste dédiée, pesée, avec un processus identique et sans passe-droit. Mais là aussi, choisir la DRHM risque de noyer le fonctionnement du siège dans une direction déjà surdimensionnée, à l’image des questions informatiques qui n’ont jamais pu exister en son sein.

C’est ce paradoxe qui tracasse notre animal, car, depuis 10 ans, il hésite et n’arrive pas à se décider.
Les deux organisations ont du sens et chacun de ces choix pourrait permettre d’avoir enfin une méthodologie de travail cohérente, mais, hélas pour les personnels et pour leurs représentants, la direction générale fait et défait son modèle.

Initialement confiée à la DRHM, il avait été décidé il y a quelques années de créer ce service de proximité via un Secrétariat Général (SG). Mais finalement, il s’avère compliqué pour la direction générale de piloter ce SG (et les instances) donc il devient urgent de remettre à plat ce fonctionnement en demandant à la DRHM de piloter à nouveau les ressources humaines du siège.

Vous le voyez, notre pauvre âne n’a pas fini d’hésiter entre ses deux bottes de foin et il est probable qu’il continue à hésiter dans les prochaines années.

Du point de vue de la CFDT VNF, nous ne nous inquiétons que d’un seul aspect, celui des personnels concernés qui vont re re changer de direction. Heureusement que, pour une fois, le processus s’est fait à peu près dans les règles, mais que d’énergie perdue pour revenir au point de départ.

S’il fallait retenir malgré tout une morale, c’est qu’il est toujours possible d’avancer quand on prend le temps d’analyser la situation et qu’on accepte de dialoguer avec les personnes concernées. Mais si la finalité consiste à revenir au point de départ, il y a fort à parier que Buridan ait eu raison et que notre âne finira par mourir d’inanition… Comme le dialogue social !

FIN

Toute l’équipe de la CFDT-VNF Siège vous souhaite de bons moments et de très belles fêtes de fin d’année avec vos proches et votre famille.

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