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Centralisation de la gestion administrative des personnels publics : une enquête CFDT-VNF pour mesurer les impacts RH sur le terrain

Malgré les réunions d’information organisées par la DRHM, les personnels n’ont pas obtenu de réponses claires. C’est pour objectiver les difficultés et identifier les questions restées sans réponse que la CFDT- VNF a lancé cette enquête ciblée auprès des personnels RH concernés.

L’enquête a été menée de manière nominative afin de :
► cartographier précisément les difficultés,
► fournir des arguments tangibles à la direction,
► obtenir des mesures correctives concrètes.

Les réponses ont été traitées avec confidentialité, sans transmission nominative à la DRHM.

Les résultats révèlent une inquiétude persistante, notamment dans les UTI, où :
► les réunions ont été perçues comme descendantes et sans concertation ;
► plusieurs référents RH ignorent encore leurs missions exactes, parfois plus de 9 mois après la centralisation ;

► les fiches de poste sont inexistantes ou floues ;
► certains se sentent déclassés et privés de missions à valeur ajoutée.

Le lien de proximité avec les agents s’efface, les outils deviennent inaccessibles, et le rôle de conseil est affaibli. Les personnels se sentent moins utiles, moins reconnus, et la désorganisation nourrit une perte de sens.

► Pourquoi les fiches de poste n’ont-elles pas été partagées avant les consultations en CSA ?
► Quelles propositions concrètes ont été faites aux agents concernés ?
► Quel est le rôle effectif de la DRHM dans le suivi du projet ?
► Comment expliquer les décalages d’informations et d’organisations entre DT, UTI et PPRH ?
► Pourquoi n’existe-t-il pas de modèle de fiche de poste standardisé pour harmoniser les pratiques ?
► Comment les agents peuvent-ils accompagner le changement alors qu’ils sont eux-mêmes en insécurité professionnelle ?

► la clarification urgente des rôles et des responsabilités entre PPRH et référents RH en UTI,
► la mise à disposition de fiches de poste claires, concertées et actualisées,
► l’organisation d’un point spécifique en CSA Central pour débattre publiquement du sujet et obtenir des réponses.

Retrouvez ici la restitution synthétique de l’enquête CFDT-VNF.

Clin d’œil

Notre collègue et ami Claude Denet nous a quittés le jeudi 10 avril dernier. Représentant syndical CFDT au sein de l’EPIC VNF, il a également assuré les fonctions de secrétaire du comité d’entreprise.
Toujours de bons conseils et doté de qualités humaines, Claude était une belle personne sur qui on pouvait compter. Il va nous manquer ! C’est avec beaucoup de tristesse que la CFDT-VNF présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collègues en s’associant à leur douleur

Des premières avancées pour les agents de catégorie B

► une majoration de 250 € est appliquée,
► sans préjudice de la clause de réexamen triennal.

► une augmentation de 250 € chaque année pendant 3 ans pour les agents de catégorie B,
► soit une revalorisation globale de 750 €,
► là encore, sans remise en cause de la clause de réexamen triennal.

► agents encadrants : versés au groupe 1
► agents sur missions d’OGH : groupe 2 avec, si nécessaire, une majoration assurant un écart de 1 300 € avec le régime indemnitaire de C3

► majoration de 1 000 € pour les fonctions d’encadrement
► versement au groupe 1 de tous les encadrants des C3 requalifiés avec effet rétroactif en 2024

Cette mesure est non pérenne mais ouvre la voie à des négociations globales sur la catégorie B prévues dès septembre 2025.

► construire les revendications à venir,
► préparer les futures négociations,
► faire émerger les attentes concrètes du terrain.

Une première réunion s’est tenue, permettant d’identifier des pistes de travail pour la suite. La CFDT-VNF remercie chaleureusement l’ensemble des participants pour leur engagement et leur contribution.

Ces premières avancées sont importantes, mais ne doivent pas être les dernières. La CFDT-VNF invite tous les agents de catégorie B à s’exprimer et à saisir les opportunités de dialogue, afin de faire valoir leurs attentes légitimes.

Retrouvez tous les détails dans le Flash-info Catégorie B, de nouvelles avancées sociales.

Orientations de recrutement 2025 / Cycle mobilité et LDG

La publication “au fil de l’eau” des postes peut améliorer la réactivité du système, mais la CFDT-VNF alerte sur sa mise en œuvre effective :
► Quelle cohérence avec les orientations ministérielles ?
► Quelles garanties pour les agents de VNF ?
Des précisions sont indispensables pour garantir l’équité et la lisibilité du processus.

Aujourd’hui, les agents de VNF bénéficient d’une première vague de publications en interne, leur offrant une priorité sur les postes avant ouverture externe. Le projet de LDG supprime cette étape, se contentant d’une “attention particulière” aux candidatures internes.

► les mobilités internes doivent être prioritaires,
► les agents VNF ne doivent pas être mis en concurrence directe avec l’ensemble de la fonction publique ou du secteur privé dès le départ.

Le texte soumis à consultation prévoit :
► une durée minimale d’affectation (3 à 5 ans) convenue, tout en prévoyant avec aval de la DRHM et l’avis du service d’accueil la possibilité d’y déroger ;
► la faculté pour le service d’origine de refuser une mobilité, même après plusieurs années, pour des raisons de nécessité de service ou projets en cours.

► la durée minimale doit être limitée à certains postes en cohérence avec le décret ministériel et affichée sur la fiche de poste dès sa publication afin que l’agent en ait connaissance,
► tout report de mobilité doit être cadré, justifié et limité dans le temps,
► les blocages arbitraires sont inacceptables et portent atteinte à l’équité de traitement.

► le N+1 doit participer aux recrutements, en particulier aux entretiens,
► le même principe doit s’appliquer aux promotions, où la hiérarchie directe est encore trop souvent écartée.

Le N+1 est un acteur clé de l’évaluation et du développement professionnel : il doit être reconnu comme tel.

► pas de concours PEVNF organisés dans 5 DT sur 7, malgré plus de 100 postes vacants restés sans candidat après les cycles de mobilité ;
► la direction avait promis des clarifications, affirmant adhérer à l’idée d’ouvrir des concours là où les besoins sont avérés.

A ce jour, aucune information concrète n’a été fournie.

La question demeure entière : Toutes les DT lanceront-elles enfin des concours en 2025 ?

► une priorité claire aux candidatures internes,
► une transparence accrue sur les règles de mobilité,
► des durées d’affectation clairement affichées et des reports limités,
► une implication systématique des N+1 dans les recrutements et promotions,
► une politique de concours équitable et coordonnée dans toutes les DT.

Face à nos interrogations, aux contradictions soulevées en séance et nos contestations avec contre-propositions, la direction a accepté de requalifier ce point de consultation en point d’information. Elle s’est engagée à revoir le projet pour une nouvelle consultation au CSA central du 26 juin.

Souhaitons qu’en plus d’avoir été écoutés, nous serons entendus et que le futur projet appellera à davantage de compréhension et d’acceptation dans l’intérêt collectif des personnels de VNF.

Retrouvez les déclarations préalables complètes du CSA Central du 24 avril et 22 mai.

Surcomplémentaire santé optionnelle et volontaire

Comme annoncé précédemment, le contrat est déficitaire : le ratio Prestations / Cotisations atteint près de 150 %, menaçant la viabilité du dispositif.

Pour rétablir l’équilibre financier, une augmentation de 30 % des taux de cotisation a été réalisée à compter du 1er janvier 2025, en sus de la revalorisation du PMSS (Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale).

  • 6,28 € / mois pour un assuré isolé,
  • 16,09 € / mois pour un assuré famille.

Pour évaluer l’intérêt du maintien ou de l’évolution du dispositif, la CDS a lancé une enquête en décembre 2024 et janvier 2025.

  • 81 % sont satisfaits des garanties actuelles
  • 86 % souhaitent continuer à en bénéficier
  • 63 % seraient favorables à un élargissement des garanties, même avec une cotisation famille portée à 20 €/mois
  • 26 % envisagent d’y adhérer dans les conditions actuelles
  • 54 % seraient intéressés par une version enrichie du contrat à 20 €/mois

Ces résultats montrent une forte appétence pour une couverture santé améliorée, malgré un tarif plus élevé.

Les répondants ont suggéré plusieurs évolutions pour mieux répondre à leurs besoins :
► meilleure articulation entre le contrat socle et la surcomplémentaire, avec plus de lisibilité sur les remboursements,
► renforcement de la couverture optique et dentaire, y compris les dépassements d’honoraires,
► prise en charge élargie des médecines douces : psychologue, naturopathe, pédicure, ergothérapeute…,
► meilleur accompagnement lors de l’analyse de devis ou en cas de refus de prise en charge.

Si vous ne bénéficiez pas encore de la surcomplémentaire et que vous souhaitez y adhérer :
► Rendez-vous sur le portail MGEN, rubrique « Nous contacter »
► Indiquez votre date de début de contrat (au plus tôt le 1er jour du mois suivant la demande)
► Joignez :
– Un mandat SEPA complété
– Votre RIB

Écrêtage : travailler plus sans gagner plus

► formations à la gestion de la charge de travail pour agents et managers,
► charte nationale de la bonne gestion du temps,
► alertes automatiques dans Octave pour signaler les dérives.

► documentation pédagogique (méthode “arbre des causes”, fiches réflexes),
► évolution du formulaire d’entretien professionnel.

La CFDT-VNF a revendiqué avec force :
► le paiement oula récupération des heures écrêtées comme règle de droit,
► la reconnaissance des temps de trajet validés par ordre de mission,
► la création d’un compteur dédié pour suivre les heures injustement écrêtées.

► une note de cadrage nationale avec un objectif de “Zéro heure écrêtée”,
► un suivi mensuel et annuel des heures écrêtées dans Octave, visible par tous,
► un plan de communication à l’ensemble des personnels,
► un bilan semestriel par DT/siège présenté en CSA Central.

La CFDT-VNF proposait un élargissement des périodes au-delà des 2 mois actuels sans limitation à 1 jour/
mois. La direction a accepté une expérimentation de 6 jours récupérables par semestre, sous réserve des nécessités de service, sur les compteurs d’écrêtage ou crédit/débit.

Désormais, un système d’alerte est prévu :
Dès 7h30 d’écrêtage par trimestre, une réunion tripartite sera déclenchée entre :
► l’agent (qui doit alerter en cas de surcharge),
► le manager (chargé de la répartition et du relais des demandes),
► le PPRH (garant du respect du droit).

Une expérimentation au siège a déjà montré ses limites : les alertes, trop fréquentes, ont conduit certains managers à les désactiver, tuant le dispositif dans l’œuf.

La CFDT-VNF rappelle que 1 200 postes ont été supprimés entre 2013 et 2025, alors que les missions de VNF n’ont pas diminué. Les personnels compensent par du temps de travail non rémunéré, rendu invisible par l’écrêtage. La seule réponse pérenne : agir à la source, c’est-à-dire recruter et pourvoir les postes vacants.

► la présentation des organigrammes en CSA local,
► un focus sur les postes vacants :
o Ont-ils été publiés ?
o Combien de fois ?
o Quelles actions ont été mises en place pour les pourvoir ?
► la présentation des moyens de remplacement et de réorganisation en cas de vacance de poste,
► l’organisation de concours locaux si nécessaire.

Le plan de la direction va dans le bon sens mais reste largement insuffisant. La CFDT-VNF continuera de porter la revendication d’un droit au temps de travail juste et reconnu, pour chaque heure réellement effectuée.

DTS – Utilisation des véhicules de service pour participer aux HMI

La Direction a tenté de restreindre la possibilité aux agents de la DTS de participer aux HMI de la CFDT en interdisant l’utilisation des véhicules de service pour s’y rendre.

La CFDT a rappelé les règles à la Direction en lui rappelant la note ci-jointe de 2015 du DG qui reprend les conditions exactes lors de ces réunions.

Nous sommes donc en mesure de vous confirmer que vous pouvez utiliser ces véhicules de services en respectant les règles indiquées dans les notes ci-jointes.

La permanence reste à votre disposition en cas de difficultés.

La Permanence Syndicale CFDT VNF

35 rue Pierre de Coubertin

67000 STRASBOURG

06.74.62.89.94

DT CB – Service RH

Les personnels RH de proximité de la DT CB expriment de nombreuses inquiétudes concernant le projet de refonte prévu pour 2026. Nombre d’entre eux s’interrogent sur leur avenir, dans un contexte marqué par un manque de clarté et d’anticipation.

En novembre dernier, la DRHM adjointe a rencontré les organisations syndicales (OS). Cependant, plusieurs questions essentielles sont restées sans réponse, laissant le personnel dans l’incertitude :

  • Est-il officiellement acté qu’un pôle RH gestion paie et carrière sera délocalisé à Dijon ?
  • Comment ce pôle sera-t-il dimensionné ?
  • Quelles seront ses missions précises ?
  • Quelles modalités concrètes seront mises en place pour les agents de la DT CB (bourse aux postes, prépositionnement, etc.) ?
  • Comment maintenir l’intérêt et la motivation des personnels RH locaux si leur rôle se limite à un relais SGAP/agents ?
  • Les agents qui refuseront un rattachement au siège pourront-ils bénéficier des mesures d’accompagnement prévues lors des restructurations (primes, accompagnements, etc.) ?

La centralisation des missions soulève également des préoccupations plus larges :

  • Ce schéma sera-t-il étendu à d’autres équipes du SG ? (exemple : recrutement, formation, commande publique, immobilier).
  • Quel budget sera réellement alloué pour accompagner les agents dans leurs nouvelles missions ?
  • À terme, tous les gestionnaires RH conserveront-ils des missions en lien avec la gestion RH ?
  • Conformément aux engagements du pacte social, aucune mobilité ne sera-t-elle imposée ?

Face à ces interrogations, la CFDT-VNF reste mobilisée. Vous pouvez compter sur elle pour relayer ces questions auprès de la direction et veiller à ce que des réponses claires soient apportées aux personnels concernés. A ce titre, un questionnaire a été transmis à l’ensemble des personnels de la filière RH dans les sièges et UT des différentes DT. Nous encourageons le personnel à en prendre connaissance et à y répondre : « S’exprimer, c’est déjà faire changer les choses » car vos réponses nous permettront de mieux relayer vos inquiétudes, interrogations et surtout d’obtenir des réponses

DT CB – Pollution !

La CFDT-VNF souhaite souligner l’implication des agents sur le canal du Loing, à la suite d’une pollution industrielle survenue début novembre. Il leur a fallu vidanger le canal, récupérer les poissons morts, sécuriser les abords du canal. Nous saluons leur travail !

DT NPDC – Téléconduite : une mise en place à marche forcée

C’est pourquoi, malgré les arguments avancés par la direction, les organisations syndicales ont voté unanimement « contre » ce projet lors du CSA d’avril dernier.

Depuis l’annonce de la mise en place de ce projet, la CFDT-VNF s’est faite écho des craintes grandissantes des agents et s’est engagée activement à défendre leurs droits et leurs intérêts. En effet, cette évolution va bien au-delà d’une simple modernisation technique : elle modifie profondément l’organisation du travail des agents et leur rapport au terrain.

Les éclusiers, habitués à intervenir localement, se retrouvent confrontés à la perspective d’une centralisation qui remet en question leur rôle de proximité, pourtant essentiel pour la sécurité des installations et la qualité du service public. Ils redoutent une perte de sens dans leur travail autrefois
ancré dans le concret et le local. Cette évolution impactera leurs conditions de travail : diminution des effectifs, risque de surcharge de travail…

La réduction sur site de la présence humaine chargée d’assurer le service public inquiète les agents et la CFDT-VNF. En effet, les usagers bénéficiaient jusque-là d’une assistance directe en cas de besoin, une réactivité que la téléconduite pourrait fortement affaiblir car elle rompt le lien de proximité qui faisait la force de VNF.

Préalablement à la mise en place de la téléconduite, la DT NPDC a souhaité faire évoluer l’offre de service de son réseau grand gabarit pour atteindre, à terme, une exploitation 24 h/24 et 7 j/7. Cette nouvelle offre de service est effective depuis le 3 juin dernier sur l’ensemble de ce réseau, à l’exception d’une écluse qui passera à ces nouveaux horaires dans quelques mois. Ce périmètre représente 84 postes de travail d’exploitation.

La téléconduite des écluses du réseau grand gabarit sera assurée depuis un poste de commande centralisé (PCC) unique, implanté sur 2 sites : Waziers et Valenciennes. Sa mise en place est organisée en 4 étapes :

  • Phase 1 (2024) : Itinéraire Escaut — 6 sas
  • Phase 2 (2025) : Itinéraire Sensée-Deûle et écluse de Palluel — 10 sas
  • Phase 3 (2026) : itinéraire Bauvin-Dunkerque — 4 sas
  • Phase 4 (horizon 2030) : Canal Seine-Nord Europe

La première phase était prévue initialement le 16 décembre 2024 mais la direction nous a annoncé le report de sa mise en place en raison de problèmes techniques rencontrés lors de la phase de tests. Ce report d’environ 3 mois n’est pas sans impact en termes d’organisation de travail et de coût financier pour VNF qui doit prolonger les contrats des CDD en conséquence.

L’organisation de la première phase du projet s’articule autour

  • d’un responsable de PCC,
  • de 12 opérateurs,
  • de 5 chefs de salle.
    L’exercice d’affectation des agents s’est achevé mi-septembre. Sur les 18 éclusiers,
  • 10 ont accepté d’évoluer vers le poste d’opérateur,
  • 2 ont été retenus pour un poste de chef de salle,
  • 1 est maintenu à son poste à l’écluse (départ en retraite dans moins de 2 ans),
  • 5 ont refusé leur proposition d’affectation en tant qu’opérateur ou chef de salle.

Un plan de formation pour l’intégration des agents au PCC est en cours de déploiement depuis mai dernier. Parallèlement, un recensement des compétences détenues et attendues par les 5 agents qui n’intégreront pas le PCC est ou sera engagé.

Le travail sur la réorganisation de la maintenance n’ayant pas encore été initié à la DT NPDC, il a été difficile pour les agents concernés de se projeter sur cette filière sans avoir d’autres véritables alternatives. Sur les 5 agents ne souhaitant pas rejoindre le PCC, 4 agents se sont vu proposer un poste notamment dans le domaine de la maintenance. Un agent s’est vu « imposer » un poste qui ne lui convient pas.

La CFDT-VNF dénonce un manque d’accompagnement de ces agents, un manque de visibilité en amont du prépositionnement sur les postes vacants. Même si les agents ont pu bénéficier d’entretiens individuels en 2023 et 2024 et de réunions d’information en UTI au cours desquelles ils ont pu poser leurs questions, ils n’ont pas pour autant obtenu toutes les réponses utiles, car le projet s’est précisé au fur et à mesure de sa mise en œuvre.

La CFDT-VNF avait demandé la mise en place d’une foire aux questions (FAQ) spécifique afin de permettre aux agents concernés d’être informés et de faire un choix éclairé quant à leur avenir professionnel à VNF. Malheureusement, cette FAQ n’a jamais été mise en place. Les agents ont dû se contenter de l’ouverture d’une boîte mail « téléconduite ». Elle déplore également que les futurs chefs de salle potentiels n’aient eu que tardivement connaissance du planning définitif.

Pour la CFDT-VNF, les moyens humains ne sont pas une option, mais une nécessité pour le succès de la téléconduite. Elle défend une vision où modernisation et respect des agents vont de pair.

De nombreuses questions techniques se posent et sont relayées par la CFDT-VNF. En effet, la présence physique des agents sur le terrain est cruciale pour réagir rapidement en cas d’incident (embâcles) ou de panne. La téléconduite limite la capacité d’action immédiate en cas de problème : quelle sera l’organisation de demain pour pallier ces difficultés ? Quel protocole d’intervention rapide en cas d’urgence ?

Aucune technologie ne peut remplacer l’expertise et la réactivité d’un agent en place. De nombreuses interrogations émergent également concernant les caméras :

  • Sont-elles en nombre suffisant ?
  • Un stock est-il prévu et qui en assurera la gestion (interne ou externe) ?
  • Dans quels délais et à quels coûts ?
  • Quel est le type de pannes récurrentes sur ces équipements ?

En cas de panne généralisée, quelle est la procédure en mode dégradé ? Qui va gérer la maintenance du poste de commande ? Quels sont les moyens d’alerte en cas de rupture de la fibre optique ?

Les réformes en cours à VNF, notamment dans le cadre de la mise en place de la téléconduite, imposent des changements majeurs dans l’organisation du travail. La CFDT-VNF est consciente de l’importance de ces évolutions pour la modernisation de l’établissement mais elle reste ferme sur le fait que ces transformations ne doivent pas se faire ni au détriment des agents ni de la mission de service public.

La mise en place de la téléconduite à la DT NPDC s’effectue par phases et la CFDT-VNF s’assurera que chaque étape soit accompagnée d’un dialogue social de qualité. Pour la CFDT-VNF, il est crucial que les intérêts des agents restent au centre des décisions, et elle restera mobilisée lors de chaque étape de ce déploiement.