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Dégradation de la voie d’eau : le petit gabarit, l’arbre qui cache la forêt

Le CSA de février 2026 acte enfin une évidence : le petit gabarit est un révélateur. Quand la régénération n’est pas au niveau, ce sont la continuité du service public, la sécurité d’exploitation et les conditions de travail qui se dégradent. La Direction le reconnaît, mais renvoie les arbitrages lourds à plus tard. La CFDT-VNF exige, elle, une trajectoire lisible et discutée.


Un constat terrain, étayé, et qui ne date pas d’hier


La CFDT-VNF décrit des difficultés croissantes d’exploitation, des avaries découvertes tardivement et des fermetures prolongées, en rappelant que des rapports publics (Cour des comptes, Sénat) ont déjà pointé l’insuffisance des moyens consacrés à la régénération malgré les efforts de modernisation. La question posée est frontale : comment garantir un réseau navigable sécurisé et stable si l’on n’augmente pas réellement la régénération, et si l’on n’assume pas des priorisations claires ?


La Direction confirme les besoins de modernisation et de régénération, mais explique que les enveloppes budgétaires ne sont pas fongibles et que l’équilibre demandé doit être respecté. Elle affirme vouloir obtenir davantage de crédits pour la régénération afin de mieux équilibrer l’effort, ce qui revient à dire que le sujet se joue aussi au niveau des tutelles et de l’arbitrage budgétaire national.


“Dénavigation” : pas de décision… mais la question est déjà sur la table

La Directrice générale reconnaît la dégradation du réseau et l’insuffisance des moyens actuels, et annonce une stratégie d’investissement pour établir des priorités, notamment sur le petit gabarit, et documenter différents scénarios pour préparer le prochain COP. Elle précise qu’aucune décision de “dénavigation” n’est arrêtée et que ce type d’arbitrage relève d’un choix politique national, et non d’une décision unilatérale de VNF.


La CFDT-VNF exprime son inquiétude face à certaines évolutions organisationnelles (posture servicielle, contrats territoriaux, évolution des services territoriaux) qu’elle interprète comme des signaux possibles de désengagement progressif sur certains itinéraires. La Direction conteste l’idée d’un désengagement programmé et affirme vouloir au contraire mieux documenter et défendre les missions de VNF, en distinguant la gestion des urgences et la réflexion stratégique de moyen terme sur 12 à 18 mois.

Maintenance : la CFDT-VNF exige un calendrier et une vraie consultation

Sur la maintenance, le problème n’est pas seulement technique. Il est aussi démocratique : qui est informé, quand, et dans quel cadre ? La CFDT-VNF refuse que des orientations structurantes soient découvertes ailleurs qu’en instance, et elle demande une méthode lisible, un calendrier et des garanties pour les équipes.


Un engagement de suivi en CSA… qui doit être tenu


La CFDT-VNF rappelle que la Direction s’était engagée à présenter régulièrement en CSA l’avancée des réflexions sur la maintenance. En février, elle constate l’écart entre cet engagement et la réalité, puisqu’elle dit avoir découvert certaines orientations via le magazine VNF Réseau plutôt qu’en instance. Pour la CFDT-VNF, le sujet n’est pas anecdotique : l’information “hors instance” crée mécaniquement de la défiance et installe l’idée que le dialogue social arrive après la communication.


La Direction indique qu’un point d’information a été présenté aux délégués syndicaux lors d’une réunion spécifique en février et qu’elle poursuivra les échanges au fil de l’avancement. Elle précise que les instances seront formellement consultées dès lors qu’un projet de réorganisation “structuré” sera établi. Autrement dit, la Direction propose une séquence où l’instance se positionne lorsque le projet a déjà pris forme.



Lettre ouverte à la DG sur l’Acte 1 / Acte 2

Depuis plus d’un an, l’intersyndicale CFDT-VNF et FO-VNF alerte sur les dérives et la précipitation du projet de modernisation engagé par la direction. Aujourd’hui, elle fait un constat clair :

  • les engagements pris sont sans cesse remis en cause et parfois même ne sont plus respectés ;
  • les garanties ne sont pas écrites ;
  • les projets avancent sans sécurisation sociale.

Face au manque de constance et au non-respect répété des engagements pris, l’intersyndicale CFDT-VNF / FO-VNF n’accepte plus un traitement différencié sur des sujets majeurs.

Aussi, elle pose des revendications et exige des garanties écrites !

La CFDT-VNF sonne l’alerte sur l’Acte II

Depuis plusieurs semaines, les travaux sur les cahiers de filières se poursuivent et le calendrier s’accélère. Une présentation des cahiers de filières est prévue au CSA Central en février-mars. Des rattachements aux directions nationales sont annoncés dès le mois d’avril, puis une réorganisation d’ampleur en 2027.

La méthode interroge. Le calendrier inquiète.

Procéder en deux temps : d’abord rattacher, ensuite réorganiser ! Cela revient à engager les personnels sans leur donner la vision complète de la cible.

Même présenté comme « neutre », un rattachement hiérarchique n’est jamais neutre. Il modifie les équilibres, les chaînes de décision, les perspectives d’évolution. Il prépare et engage la suite.

La CFDT-VNF demande des garanties avant toute mise en œuvre : accord-cadre sur les mobilités fonctionnelles, droit de remord, absence de perte de rémunération, accompagnement RH formalisé, et une consultation sincère avec une vision globale de l’organisation cible.

Communication : stratégie ambitieuse, moyens contraints :  La CFDT-VNF demande des comptes

À la demande de la CFDT-VNF, la Direction présente en CSA central sa stratégie de communication, portée par une directrice arrivée en mai 2025. L’ambition est assumée : être plus proactif, multiplier les opportunités de prise de parole et de mener un travail de conviction et d’influence.

Mais la CFDT-VNF pose une question de cohérence : comment tenir une stratégie renforcée avec une baisse de budget de 40% ?


Le contexte : réputation, climat, vétusté… et transformations internes


La Direction décrit un environnement à forts enjeux médiatiques (vétusté du réseau, sécheresses/crues, critiques publiques) et une nécessité d’accompagner les personnels dans les transformations. La stratégie vise l’externe (notoriété, crédibilité) et l’interne (cohésion, marque employeur, recrutement/fidélisation), avec une organisation en filière communication et l’idée d’“agents ambassadeurs”.


La question CFDT-VNF : la parole de VNF est-elle menacée ?

La CFDT-VNF interroge l’impact concret d’une circulaire du Premier ministre sur la prise de parole des préfets, craignant une restriction implicite de la parole de l’établissement. La Direction répond que cette circulaire ne s’applique pas à VNF à ce stade, le préfet n’étant pas délégué territorial de l’établissement, et que les prises de parole se font comme auparavant en coordination avec les autorités préfectorales.


–40% de budget : le risque de faire “plus” avec “moins”… et de le payer en charge de travail

La CFDT-VNF alerte : une baisse de 40% n’est pas neutre, surtout dans un établissement exposé et en transformation. Nous demandons que les arbitrages soient explicités (quelles actions réduites, transformées, renoncées ?) et refusons que la variable d’ajustement soit l’intensification du travail des équipes déjà contraintes. Elle demande un point spécifique en CSA pour mesurer l’impact sur les missions et les conditions de travail, et s’inquiète d’une pérennisation de la baisse au-delà de 2026 si aucune alerte ne remonte aux tutelles..


La Direction reconnaît qu’il y aura des arbitrages, davantage de production interne et un bilan pour identifier les ajustements nécessaires. La stratégie doit rester cohérente avec les moyens humains et financiers. La CFDT-VNF continuera de demander des éléments concrets : périmètre d’actions, priorités, charge de travail avec un budget en cohérence et suivi en instance.

Baromètre social 2026 : la CFDT-VNF veut des questions justes… et des suites visibles

La Direction annonce un baromètre social en 2026 pour “objectiver” le ressenti des personnels, dans un contexte de transformations importantes (actes I et II, projets structurants, évolutions des métiers et des modes de travail). L’intention peut être utile. La CFDT-VNF fait un lien de cause à effet: Si ces enquêtes ne servent pas concrètement à améliorer réellement le quotidien et les conditions de travail des personnels, ils n’y répondent pas. Cette évidence peut entre autres choses, expliquer le faible de taux de participation répétitif.


Ce que la Direction met sur la table : anonymat, RGPD, comparabilité


La Direction présente le baromètre comme un outil anonyme et sécurisé, conforme au RGPD, couvrant de nombreuses thématiques (travail au quotidien, conditions de travail, sens, compétences, reconnaissance, management, communication interne, compréhension des évolutions). Elle insiste sur la stabilité du questionnaire pour pouvoir comparer avec 2023 et rappelle qu’en 2023 le taux de réponse était d’environ 40%.


Un calendrier à retenir

Le calendrier prévisionnel prévoit des travaux jusqu’au printemps, une communication à partir d’avril, une période de consultation du 25 mai au 12 juin 2026, puis une analyse l’été et une restitution des résultats à la rentrée, notamment en CSA.


Le nœud du problème : “à quoi ça sert, concrètement ?”

La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : si certains personnels répondent peu, ce n’est pas seulement par crainte de s’exprimer, mais parce qu’ils ont le sentiment que cela ne change rien. Elle insiste aussi sur la difficulté à mobiliser les personnels de terrain sur des enquêtes dématérialisées, ce qui oblige à prévoir une information et un accompagnement spécifiques.


Des questions à actualiser, et des formulations neutres

La CFDT-VNF regrette que le questionnaire n’ait pas été présenté en amont :


Vos collègues CFDT-VNF proposent notamment des questions centrées sur l’entretien professionnel (fiche de poste à jour, échanges sur objectifs passés, définition concertée des objectifs, moyens réalistes). Nous demandons à recevoir le questionnaire avant diffusion et rappelons l’importance de formulations neutres. La Direction indique que les éléments seront transmis en amont, tout en précisant qu’il n’y a pas d’engagement à une discussion détaillée question par question en CSA.

Regroupement des agences comptables : oui au principe, non au passage en force

La Direction met en place, au 1er février 2026, une réorganisation du réseau comptable : l’agence comptable principale (ACP) et les agences comptables secondaires (ACS) sont regroupées et rattachées à la direction générale. La CFDT-VNF reconnaît l’intérêt du principe, mais refuse de valider une mise en œuvre trop rapide et insuffisamment sécurisée pour les personnels.


Ce qui change : rattachements revus


Aujourd’hui, l’ACP est implantée à Béthune (rattachée à la DJEF) et trois ACS existent (Paris, Nancy, Lyon avec une antenne à Nevers). Le projet regroupe ces entités avec un objectif affiché de cohérence hiérarchique et administrative :


Objectifs affichés : séparation ordonnateur/comptable et harmonisation RH

La Direction met en avant la séparation ordonnateur/comptable (sortie de l’ACP du rattachement à la DJEF) et l’harmonisation de la gestion RH (promotions, régimes indemnitaires, évolutions salariales via des enveloppes siège).

La CFDT-VNF partage l’idée qu’une organisation comptable plus lisible et une séparation clarifiée peuvent aller “dans le bon sens”, notamment au regard d’expériences passées.


Le vrai problème : un calendrier intenable et des impacts encore flous

La CFDT-VNF exprime de fortes réserves sur les conditions de mise en œuvre. Une consultation fin janvier pour une application au 1er février laisse trop peu de temps pour sécuriser les impacts concrets pour les personnels. Elle alerte aussi sur la fragilité du service de proximité du siège, déjà fortement sollicité  malgré plusieurs postes vacants, des absences et l’ajout des premières directions nationales. Elle alerte également sur l’absence de visibilité sur les renforts et moyens réellement mobilisés.


Carrières, promotions, égalité de traitement : des questions qui ne peuvent pas rester “en suspens”

De façon plus large, elle pointe des questions très opérationnelles sur la création des directions nationales :


Mobilité fonctionnelle : l’heure de vérité sur le calendrier et la consultation

Au CSA central du 22 janvier 2026, la Direction répond à la déclarationpréalable intersyndicale CFDT-VNF et FO en reconnaissant la fidélité du constat posé et l’importance du contexte pour le dialogue social.

Toutefois, la CFDT-VNF rappelle que le dialogue social ne se juge pas à la politesse des formules : il se juge à la capacité à tenir des engagements, à aligner les calendriers, et à consulter réellement les personnels quand ils sont directement concernés.


Ce que la Direction annonce : une “méthode” et une première réunion dédiée


Sur la mobilité fonctionnelle, la Direction indique qu’une première réunion dédiée sera organisée dans le cadre du dialogue social récurrent (réunions DRHM/DS). L’objectif annoncé est de dresser un état des lieux des dispositifs existants, qu’il s’agisse de l’accompagnement prévu dans le pacte social ou des mesures d’accompagnement financier, avant d’identifier des améliorations possibles avec les organisations syndicales.


Focus maintenance : un sujet “reporté” qui doit maintenant être traité

La Direction annonce aussi un focus spécifique sur la filière maintenance, qui n’avait pas pu être abordée lors d’une réunion précédente annulée. La CFDT-VNF considère que c’est indispensable : c’est précisément sur les métiers exposés et sous tension que l’on voit si l’accompagnement est réel, lisible et applicable sur le terrain.


Le point dur : l’alignement des calendriers (négociation vs réorganisations)

La Direction confirme avoir identifié le lien entre l’accord mobilité fonctionnelle, l’acte II et les réorganisations qui peuvent en découler. Elle indique qu’un échange spécifique sur le calendrier des réorganisations est prévu après la finalisation des cahiers de filière fin janvier, puis régulièrement dès février, avec un rendez-vous important au CSA de mars, avant une mise en œuvre qui pourrait débuter au printemps.

  • la culture prévention,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Le “revirement” sur le seuil des 4 agents : une fracture de confiance

Concernant l’acte I, la CFDT-VNF rappelle le malaise suscité par le revirement de la direction générale sur la remise en cause du seuil des “4 agents”, alors que ce principe avait été affirmé à plusieurs reprises, y compris par écrit dans des versions du projet d’accord. À ce stade, la CFDT-VNF indique ne pas disposer d’une explication satisfaisante sur les raisons de ce revirement.


Droit de réponse de la CFDT-VNF et de FO-VNF à la communication de la CGT

La CFDT-VNF et FO-VNF prennent connaissance avec étonnement de la communication de la CGT mettant en cause l’intersyndicale dans le dossier Accord Mobilité Géographique/fermetures de sites, et allant jusqu’à parler de « collusion » avec la direction.

Il est nécessaire de rétablir les faits, l’ordre et la vérité des responsabilités syndicales.

Contrairement à ce qui est affirmé, nos organisations n’ont jamais soutenu, ni validé, ni accompagné les fermetures de sites, ni les mobilités géographiques imposées.
Nous l’avons rappelé publiquement et par écrit à de multiples reprises, et encore récemment dans notre déclaration préalable faite au CSA central du 22 janvier 2026.

Historiquement ce n’est d’ailleurs pas la CGT qui avait obtenu le Zéro Mobilité Géographique Imposée (ZMGI) qu’elle revendique maintenant comme un incontournable.

Nous réaffirmons clairement :

  • notre opposition aux fermetures de sites ;
  • notre attachement au principe de Zéro Mobilité Géographique Imposée (ZMGI), en l’absence d’accord AMG (Accompagnement des Mobilités Géographiques) si toutefois une majorité des personnels impactés nous donnait mandat ;
  • notre contestation du revirement de la direction générale, qui a conduit à la suspension des négociations et au dépôt de préavis de grève de la CFDT-VNF et de la lettre ouverte de FO-VNF.

Faire le choix de contraindre la direction à mettre ses projets sur la table, à formaliser ses intentions et à s’engager par écrit, ce n’est ni capituler, ni collaborer :
c’est exercer pleinement notre rôle de représentants du personnel.

C’est précisément parce que nous avons refusé les discussions opaques et unilatérales que :

  • la cartographie des sites dits « non pérennes » a été révélée ;
  • le principe de consultation directe des personnels concernés a été imposé ;
  • la direction générale s’est engagée par écrit à organiser cette consultation de manière encadrée et loyale.

Nous rappelons d’ailleurs que si ce sujet ZMGI / AMG est revenu sur la table, c’est précisément parce que malgré l’engagement ZMGI, nous avons constaté des fermetures imposées pour lesquelles les agents impactés n’ont bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement.

Nous assumons pleinement d’avoir exigé que les personnels directement impactés puissent s’exprimer eux-mêmes, lorsque les conditions préalables à l’ouverture de la négociation de l’accord AMG ont été modifiées en profondeur par la Direction.

Permettre cette expression n’est pas un affaiblissement du syndicalisme. C’est au contraire le seul moyen d’obtenir un mandat clair des personnels impactés, opposable à la direction, pour la suite des négociations.

La CFDT-VNF et FO-VNF constatent que la CGT se limite à :

  • dénoncer,
  • fustiger,
  • qualifier, sans jamais formuler la moindre proposition opérationnelle permettant de :
  • bloquer juridiquement les fermetures,
  • améliorer concrètement les garanties pour les agents,
  • créer un rapport de force efficace et durable.

Les personnels attendent des résultats, pas des ruptures de négociation stériles ou des tribunes vaines.

Ce n’est pas avec des attaques gratuites et mensongères qu’on :

  • obtient des intéressements,
  • améliore des régimes indemnitaires,
  • encadre des réorganisations,
  • défend l’emploi dans la durée.

Cela demande un travail de fond, constant, argumenté, capable de transformer des revendications en avancées tangibles, ce que la CFDT-VNF et FO-VNF accomplissent quotidiennement.

A l’inverse, toutes ces dernières années, il serait fort utile de citer une seule mesure collective et concrète portée par la CGT qui s’est traduite par une avancée pour les personnels. L’indignation permanente ne constitue pas une stratégie. Refuser toute discussion sans construire d’alternative ne protège pas les personnels.

Nous resterons mobilisés pour :

  • empêcher toute mobilité géographique imposée ;
  • défendre les conditions de travail et de vie des agents ;
  • utiliser tous les leviers disponibles : négociation, mobilisation, consultation, action collective, pour obtenir des avancées concrètes.

Nous appelons chacun à sortir des procès d’intention et à se concentrer sur l’essentiel : les intérêts des personnels et les moyens réels de les défendre sans avoir peur de les consulter afin de porter leurs voix auprès de la direction !

L’intersyndicale CFDT-VNF et FO-VNF
Le 23 janvier 2025

Prévention : des ajouts actés, maintenant il faut des preuves

Bilan 2025 : 74,5 % de réalisation, et des actions qui disparaissent

Le bilan 2025 affiche un taux de réalisation de 74,5 %. La CFDT-VNF s’étonne surtout que certaines actions prévues mais non réalisées ne soient pas reconduites “en tant que telles” dans le programme 2026. Elle demande la réinscription de sujets très concrets :


Un point de transparence : où est passée la politique “patrimoine arboré” ?

La CFDT-VNF indique ne pas avoir retrouvé sur l’intranet la note de politique relative au patrimoine arboré et interroge sa diffusion. La Direction prend note et annonce des vérifications. Ce type de point illustre une difficulté plus large : une politique de prévention n’existe pas si l’information n’est pas accessible et réellement partagée.


Programme 2026 : des ajustements obtenus, des points de vigilance maintenus

Le programme 2026 comprend 20 actions structurées en six axes, dont :

  • la culture prévention,
  • l’intégration SST dans l’évolution des métiers,
  • la diffusion d’une culture sécurité partagée,
  • le pilotage des réseaux SST,
  • la fiabilisation de l’information et des moyens SST,
  • et la consolidation de la qualité de vie au travail.

Sur l’analyse des accidents, la CFDT-VNF conteste un objectif fixé à 30 analyses, qu’elle juge déconnecté du niveau d’accidentologie réel. La Direction ajuste la cible et retient un principe de 10 % des événements accidentels réellement constatés. La CFDT-VNF insiste aussi sur la mobilisation du siège pour accompagner les DT, notamment en cas d’événement grave, afin de garantir des analyses objectives et partagées : la Direction confirme que les ressources nationales pourront être mobilisées en tant que de besoin.


Risques hivernaux et secours : élargir la prévention au réel du terrain

La CFDT-VNF alerte sur des risques encore trop peu traités : neige et verglas aux abords des voies d’eau. Elle demande que ces risques soient pris en compte au même niveau que les dispositifs canicule et propose des mesures concrètes comme la généralisation d’équipements adaptés, dont les pneus hiver pour les véhicules de service. La Direction indique qu’un guide relatif aux risques hivernaux est en cours de finalisation et s’engage à réaliser un état des lieux des équipements existants.

La CFDT-VNF demande également une action sur les premiers secours aquatiques en milieu naturel, pour garantir un déploiement homogène dans toutes les directions.


Former, oui, mais sans épuiser les formateurs


Le programme prévoit aussi d’intégrer la SST au parcours socle de l’école du management et de structurer un réseau de formateurs internes (sécurité chantiers, accueil des nouveaux arrivants, gilet de sauvetage, signalisation temporaire). La CFDT-VNF rappelle un point essentiel : ces formateurs occupent déjà un poste à temps plein. VNF doit donc anticiper l’impact sur la charge de travail, sinon la prévention se fera au détriment des collectifs.


Un vote favorable, parce que les amendements CFDT-VNF sont retenus

La Direction ayant retenu l’intégralité des amendements portés par la CFDT-VNF, celle-ci vote favorablement sur le PAPRiPACT 2026, position partagée par les autres organisations syndicales. Ce vote ne clôt pas le sujet : il ouvre une exigence de résultats, suivis et vérifiables.